lundi 5 août 2019

Un Ford Transit dans Forza Horizon 4 !

Forza Horizon 4, ce n'est pas que des hypercars ! Parmi la tripotée de véhicules, il y a notamment une 2cv, un taxi Londonien, des tracteurs agricoles, une moissonneuse-batteuse, une golfette... Et un Ford Transit Mk1 Custom de 1965 !
En fait, le Transit était dans la DLC du Car Pass de février dernier (avec une Mustang Fastback de 1967.)

Néanmoins, Ford n'en a parlé que ces jours-ci, profitant d'une actualité plutôt calme.

Pour les voitures modernes, les constructeurs disposent des fichiers 3D et de photos HD, qu'ils envoient directement aux éditeurs de jeux. Mais pour le Transit, Ford a du sortir le van ci-dessous de son musée et le prendre en photo sous toutes les coutures. Puis ils ont expédié les clichés à Microsoft, pour qu'il crée un Transit en 3D avec.
A l'époque, il existait un Transit V6. Mais non, ils ont choisi celui avec le 1,7l "Essex" 73ch. En ligne droite, il atteint péniblement les 80 et en cote, avec sa boite 3 vitesses, la vitesse maxi est de 50 ! En descente, par contre, vous prenez 110. J'ai cru que c'était des MPH (vu que c'est une version anglaise, à conduite à droite), mais non, ce sont des km/h !
Notez aussi que le Transit sautille sur la moindre anfractuosité. Au moins, il permet de couper à travers champ.

En tout cas, il impose une conduite très pépère.
Les critiques ont assassiné le Transit. Ils sont davantage habitués aux hypercars... Notez que l'on peut transformer le véhicule et y monter un V8 dessus !

dimanche 4 août 2019

Corona MotorSport (2015)

Avec les jeux ratés, c'est toujours l'hilarité ! Pour 9,99€, sur Steam, vous pouvez devenir l'heureux acquéreur de Corona MotorSport. C'est un clone de Forza Horizon. Mais c'en est tellement mauvais que l'on est vite plié en deux...
Lorsqu'il était à l'université, Luke Japaridze avait un rêve. Créer : "The next generation of indie racing game" (NDLA : c'est lui qui le dit.)

Quatre ans plus tard, Lucas Games voyait le jour et son premier bébé était Corona MotorSport.

Déjà, dans la bande-annonce, les voitures sont en lévitation, c'est un mauvais présage...
Ensuite, bien sûr, pas de Lamborghini ou de Ferrari. Lucas Games n'aurait pas eu les moyens de prendre une licence officielle. Place donc à la "Serato Uragano" ou à la "Vortex VX Storm"... Et puis il y a cette étonnante Cobra Daytona équipés d'ailerons évoquant les GT des années 90...
Le rendu n'est pas terrible, toutes les voitures font un bruit générique (et pas du tout réaliste), le gameplay est nul, etc. Accessoirement, il n'y a que deux circuits et une douzaine de voitures.

Néanmoins, ce qui fait le sel de Corona Motorsport, ce sont les bugs. Vous roulez avec avec Serato Conquistador et d'un seul coup, elle part en vrille et la caméra décide de faire une photo d'art et d'essai :
Il y a aussi les voitures volantes ou qui passent à travers la piste, un grand classique du jeu indé :
Luke Japaridze n'est pas resté les bras croisé. Depuis 2015, il a fait 77 (!) mises à jour. Il a même supprimé les voitures et les circuits trop vérolés.

Mais il faut croire que pour chaque bug qu'il fixe, il y en a 10 qui apparaissent...
On finit par avoir de la compassion pour ce créateur avec son espèce de rocher de Sisyphe. Et si ce n'était que des bugs durant la course... Corona MotorSport, c'est aussi des menus qui ne marchent pas. Vous changez de voitures, vous changez la couleur, mais vous conservez votre voiture initiale. Et régulièrement, le retour sauvage à l'écran-titre, sans sauvegarde, cela va de soi...

jeudi 1 août 2019

La Pagani Huayra Roadster BC en exclusivité dans CSR 2

Aujourd'hui, chaque jeu se doit d'avoir un modèle inédit, pas encore lancé en production (et indisponible sur les autres jeux.) C'est désormais également vrai pour les jeux sur mobiles !

CSR 2 de Zynga va ainsi disposer de la Pagani Huayra Roadster BC, qui vient d'être dévoilée.
CSR fut lancé en 2012 par NaturalMotion. NaturalMotion est un éditeur de jeux pour portables, basé en Grande-Bretagne. Comme tous les éditeurs pour portables, il édite des jeux à la chaine.

CSR ou CSR Racing est un jeu classique. Vous débutez avec une voiture. Le fait de gagner des courses vous donne des dollars, ce qui vous permet d'acheter des équipements (comme des kits nitro), ce qui vous permet de gagner des courses plus difficiles et de débloquer des voitures plus grosses, etc. Bien sûr, utiliser la voie traditionnelle prend du temps et vous pouvez sortir la carte bleue pour vous acheter d'emblée bonus et voitures... C'est le fameux concept du "pay to win".
L'originalité, c'est que CSR propose des courses en ligne droite, de type dragster. Ce qui compte, ce n'est pas la trajectoire ou les distances de freinages, mais le passage de vitesses ou le déclenchement de kits nitro.
Zynga est un éditeur Américain, qui a débuté en 2007 avec Zynga Poker. Ils ont eu du flair en rachetant peu après MyMiniLife, qui venait de créer Farmville. Farmville fut un carton du casual gaming. Zynga racheta alors plein d'éditeurs, dont Newtoy et son Words with friends. Et en 2014, il s'offrit NaturalMotion.

CSR2, lancé en 2016, fut donc raccroché à Zynga. Depuis cette date, l'éditeur propose nombre de DLC, avec de nouvelles voitures.
Pagani a longtemps donné une exclusivité à Electronic Arts et à ses Need for Speed. Aujourd'hui, l'artisan Italien n'a plus d'exclusivité, d'où une DLC Pagani pour CSR2.

En ce 1er août, vous pouvez ainsi acheter des Zonda et Huayra. Des versions plus évoluées, elles, ne sont déblocables qu'à un certain niveau. Pour atteindre l'Huayra Roadster BC, il faut disputer le parcours "Time Attack" et remporter toutes les courses jusqu'à la 69e ! Sachant que ce parcours compte 80 épreuves...

Sinon, vous pouvez faire un chèque de 3 085 000€ et vous offrir une vraie Huayra Roadster BC !

vendredi 26 juillet 2019

Sega World Driver Championship (2018)

On n'en parle plus beaucoup, mais Sega existe toujours ! Et non, son catalogue ne se résume pas qu'à des déclinaisons de Sonic ! L'éditeur conçoit toujours des bornes d'arcade.

L'une de ses dernières bornes est Sega World Driver Championship, sorti l'an dernier.
Comme son nom ne l'indique pas, ce jeu est centré autour du Super GT. Le championnat japonais d'endurance.

Pour la bande-annonce, Sega a diffusé non pas des images du jeu, mais des images du vrai championnat !
Au début, vous choisissez votre voiture. Vous avez l'ensemble du plateau de 2018. Les GT500 sont plus rapides, mais il n'y a que des Honda NSX, des Nissan GT-R et des Lexus LC500.
Personnellement, je préfère le GT300, plus diversifié. Il y a notamment la Mercedes AMG GT d'Evangelion :
Ou cette Lotus Evora (en fait, un proto avec une peau de Lotus)
Ensuite, le principe est classique. Vous débutez avec des circuits très mickey mouse. Si vous vous y imposez, vous accumulez des points et vous pouvez passer au cran au-dessus (avec de vrais circuits.)
Vous partez bon dernier et vous devez doubler tout le monde (rien n'a changé depuis Pole Position...)

En GT300, il y a 20 voitures en piste ; en GT500, il n'y en a que quinze.
Bien sûr, au début, vous êtes face à Stevie Wonder et Ray Charles : ils roulent à 2 à l'heures et hors-trajectoire. Mais ensuite, le niveau de pilotage des adversaires augmentent...

La base d'une borne, c'est de vous faire dépenser vos jetons, pas de vous offrir d'emblée tout, sur un plateau...
Fin juillet, une DLC "2019" sort. Elle propose bien sûr le plateau actuel du Super GT, comme cette Bentley GT300 :
Mais il y a également de nouveaux circuits pour le premier niveau.

Notez qu'une DLC "2020" est programmée pour août. Sega connait-il déjà le plateau et les livrés des voitures de l'an prochain ?

jeudi 25 juillet 2019

Sega Race TV (2008)

Une autre borne d'arcade de Sega ! Voici Sega Race TV, sorti en 2008. It's show time !

Yu Suzuki est une légende du jeu vidéo. Arrivé au début des années 80, chez Sega, il signa des jeux comme Hang On, Out Run ou After Burner. Avec la croissance de l'entreprise, le studio de développement devint une entreprise assez indépendante Sega AM2. Suzuki en fut le premier patron et le premier jeu de Sega AM2 fut Daytona USA.
Sega connu plusieurs révolutions de palais, mais Suzuki resta en place. Néanmoins, vers 2008, il se retrouva à son tour en porte-à-faux. Sega Race TV destiné à convaincre ses patrons de le garder...
Sega Race TV, c'était d'abord une présentation un peu kitsch. Jake Paterson (un sous-James Brown blanc) nous chantait un tube funk en combinaison USA #1.

C'est l'Amérique vue par les Japonais... Les personnages sont très stéréotypés (la midinette, le rappeur noir, le cow-boy...)
Ensuite, on vous proposait de conduire des roadsters fluos (dont on peut changer la couleur), sur des circuits assez destroy. C'était un mélange d'Out Run, de Mad Max et d'Austin Powers !

Pour le côté, pas de problème, on était servi !

Notez, fait rare à l'époque, que les Chevrolet Corvette C3, Ford Mustang, Mazda MX-5, Chevrolet Camaro et Mitsubishi Eclipse disposaient de l'accord de leurs constructeurs respectifs.
Pour le réalisme, par contre, il fallait repasser... Toutes les voitures avaient peu ou prou les mêmes caractéristiques. Une Mazda MX-5 (d'origine) qui grille une Ford Mustang sur un 1000m D.A., je demande à voir !

Les voitures perdaient des morceaux au fil des chocs, mais cela n'impactait pas plus que cela la conduite ou la vitesse maximale.
Le jeu ne s'appelle pas Sega Race, mais Sega Race TV. En effet, c'était censé être diffusé en direct à la TV.
Vous vous souvenez des commentaires lourdingues et répétitif du présentateur de Sports Jam, sur Dreamcast ? Bonne nouvelle : le revoilà ! Au passage, il avait étendu son vocabulaire. Par contre, il parlait TOUT LE TEMPS. En prime, votre pilote vous donnait lui aussi ses impressions. Le tout avec la musique de fond, cela tournait vite à la cacophonie.
Les salles d'arcade ne voulurent pas de Sega Race TV. Une seconde mouture, avec une voiture supplémentaire (une Mercury '49) n'a pas davantage convaincu. Après deux projets mort-né, Yu Suzuki fut éjecté.

Signalons que dans le jeu, il y avait une Porsche Boxster. Or, Electronic Arts disposait de l'exclusivité de la licence jeu vidéo de Porsche. L'astuce, c'est que c'était une Ruf RK, la version tunée de la roadster. Sega avait l'accord de Ruf et non de Porsche...

mardi 23 juillet 2019

Turbo Cup (1988)

Pour un jeu sponsorisé par un pilote, il faut a priori un pilote connu, comme Ayrton Senna ou Mario Andretti.

Mais voilà, en 1987, Loriciels venait d'ouvrir ses portes. Cet éditeur n'avait pas les moyens de s'offrir une licence couteuse. D'où un jeu centré sur la campagne victorieuse de René Metge en Carrera Cup !

Metge fut surtout connu pour les rallyes-raid, notamment le Paris-Dakar ou le Paris-Moscou. Metge fut aussi un pilote circuit. Après avoir fait les beaux jours de Triumph en tourisme, il disputa plusieurs fois les 24 heures du Mans et remporta la toute première Carrera Cup France (qui s'appelait alors Turbo Cup et se courrait avec des 944 Turbo.)

La 944 Turbo de Metge était aux couleurs de Loriciels. Un an après son titre, en 1988, l'éditeur proposa Turbo Cup. Le jeu était livré avec la 944 de Metge, au 1/24e.
Sauf erreur, Turbo Cup est à la fois le seul jeu mettant en scène une 944 et le seul jeu où les circuits Français apparaissent. En effet, vous pouviez rouler à Magny-Cours, Dijon, Nogaro ou sur le Paul Ricard...
Pour 1988, les graphismes étaient très, très corrects. La Porsche du pilote était assez fidèlement reproduite. Le jeu décrocha d'ailleurs un Tilt d'or.

Par contre, pour le réalisme... Les circuits se ressemblaient tous plus ou moins, avec de longues lignes droites et des courbes assez gentillettes.
En mode "course", les adversaires étaient tous en orange. Evidemment, point de jauge de dommage. Vous pouviez vous appuyez sur eux pour négocier les virages.
Loriciels avait bien rentabilisé son bébé, en le proposant sur Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et même Sinclair ZX.

Par contre, point de version PC.
Loriciels était un des 1001 éditeurs qui créaient des jeux à la chaine pour Amiga et Atari ST. Turbo Cup fut son seul jeu de courses. Le déclin de ses deux machines lui fut fatal et elle ferma en 1994.

Turbo Cup possède aujourd'hui un indéniable côté exotique, par rapport aux autres jeux contemporains.

samedi 22 juin 2019

M&M's Kart Racing (2007)

Avec le succès de Mariokart, les développeurs se sont rués sur les jeux de kart. La recette semble assez simple. Dés que vous avez des personnages, mettez-les sur un kart et voilà !

Près de 30 ans après le jeu Nintendo, tout le monde ou presque s'est lancé. Ces jeux bâclés étaient souvent consternants. La plupart reprenaient des personnages de jeux de plateforme ou de dessins animés. Mais il y eu aussi un jeu de kart, sur Wii, mettant en scène les mascottes de M&M's ! Que voulait le chocolatier ? Attirer les gamers ?
Depuis quelques années, des M&M's animés apparaissent dans des pubs assez gentillettes. Trois personnages émergent : le jaune, pas très malin et maladroit, le rouge, un peu trop sûr de lui et la noire, censée être la voix de la raison...
Première déception : aucun des trois n'est jouable !

Un mot sur le développeur, Zoo Games (alias DFTW Merger Sub, Green Screen Interactive Software ou indiePub.) C'était le cas typique d'un studio d'une quinzaine de personnes. Il sortait une douzaine de jeux par an (essentiellement des licences), largement sous-traités et tous les six mois, il se fait racheter. Le court-termisme était la règle.
Alors ils ne se sont pas posé beaucoup de questions sur les personnages...
Vous avez des jeux qui vous font saliver durant l'introduction, pour mieux vous décevoir ensuite. M&M's Kart Racing, lui, il décevait d'emblée !

Le temps de chargement avant chaque course était déplorable. Vous pouviez ainsi profiter de ce "loading" en Comic Sans...
Premier constat : les graphismes sont moches. On était en 2007, sur la Wii, pas sur la Gamecube ! Et il n'y a aucune originalité, ni aucune animation ; vous roulez dans des décors vides. Et qu'est-ce que c'est que ces couleurs moches ? M&M's est censé avoir un univers fun et coloré, pas un monde où tout est marron !

Deuxième constat : c'est juste injouable. Au lieu d'utiliser la croix ou le volant de Mariokart Wii, il faut incliner la Wiimote. Mais c'est peu ou prou le même geste pour sauter. Du coup, sur le trike, vous êtes en permanence en wheeling ! Plus sérieusement, c'est incontrôlable. Et en prime, les turbos (des tasses de café) sont presque toujours situés avant une épingle et ils s'enclenchent automatiquement !

Voilà pourquoi, sur nombre de captures d'écrans, le joueur est planté...
En mode "arcade", le but est de collecter un certain nombre de pièces en chocolat, afin de débloquer le circuit suivant. Ne vous inquiétez pas : si le nombre a atteindre est de x, cela veut dire qu'il y a 2x, voire 3x pièces disséminées sur le circuit...
En modes "quick race" ou en "tournament", les ordinateurs ne ramassent pas les pièces ou les tasses de café.

A partir de "The streets", vous avez de longues lignes droites. L'occasion d'apprécier la lenteur de votre kart. Et la voix off vous dit, d'une manière presque sarcastique : "Approaching sound barrier."
Jouabilité nulle, graphismes nuls, mauvaises utilisation de la licence... Ce jeu était si raté qu'il en est devenu presque culte.

Après cela, Zoo réalisa un autre jeu autour des M&M's : M&M's Adventure. Le studio a fermé en 2013.