vendredi 21 décembre 2012

Pyongyang Racer (2012)

A ce niveau-là, on se demande en permanence si ce n'est pas une parodie!

Pyongyang Racer vous permet de conduire une Pyeongwha (Brilliance BS4) dans les rues de la capitale nord-coréenne.
Les graphismes sont dignes d'une PS1 et la musique semble sortie d'une sous-Master System. Il n'y a qu'un unique circuit. Le fait de rouler sur des feux rouges vous donne plus de temps. Régulièrement, une sévère fliquette vous donne des conseils (en anglais.) L'originalité, ce sont les bonus "statues" avec des infos sur la ville.
Il n'y a pas de circulation, juste des minibus à l'arrêt. Si vous vous en payez 3, c'est game over! En même temps, vous le nombre de véhicules et la largeur des routes, c'est presque un exploit de se les prendre!

Apparemment, ce n'est pas une blague. Le développeur, Nosotek, est le tout premier fabricant de logiciels nord-coréens!
Pyongyang Racer est censé donner envie aux gens de visiter le pays. Pas sur que cela booste le tourisme...

mercredi 19 décembre 2012

Ne fumez pas

Une pub très bien maligne. Une idée simple, que l'on comprend vite.

Accessoirement, c'est l'un des premiers hommage aux casse-briques, type Arkanoid ou Alleyway.

lundi 12 novembre 2012

Osborne Computer (1979)

Adam Osborne a été à "ça" de devenir un multi-milliardaire de l'informatique. Un Steve Jobs avant la lettre. D'ailleurs, ils se sont croisés au milieu des années 70, dans le "Homebrew Computer Club".

Osborne était un Anglais né en Thaïlande, qui grandit en Inde.
A la fin des années 70, il se lance dans l'édition de livres sur l'informatique. Sa motivation est de vulgariser l'informatique.

En 1979, il revend son entreprise et utilise l'argent dans un nouveau projet. Avec Lee Felsenstein, il crée l'Osborne 1, l'un des tout premiers ordinateurs portable.
Le concept est de sacrifier (un peu) la technologie, pour le vendre moins cher. Et surtout, l'Osbourne est vendu avec une pile de disquettes qui représentent autant de logiciels de bureautique.
L'Osborne 1 est mis en vente en 1981. Les deux associés tablent sur 10 000 ventes. En fait, à la belle époque, ils en vendent 10 000 par mois! Osborne Computer connait une croissance exponentielle.

En 1983, c'est la gamelle. Osborne dévoile son nouveau bébé, l'Executive, afin de lever des fonds. Il y a des fuites et le public préfère patienter que d'acheter un Osborne 1 bientôt obsolète. De plus, au début des années 80, la distribution est assurée par des petites boutiques, qui s'approvisionnent au gré des ventes.
En plus, Osborne a grandi trop vite, trop mal. La société n'est pas armée pour faire face à une baisse momentanée de la demande.
En quelques mois, le colosse s'effondre.

Osborne tente un retour en 1984, avec le Vixen, mais la concurrence a déjà réagit.
Adam Osborne essayera de se relancer avec une boite de logiciels à petits prix. Sans succès. A la fin des années 90, mourant, il retourne en Inde pour finir ses jours.

mercredi 7 novembre 2012

Muppet RaceMania (2000)

Le paradoxe de l'industrie du jeu vidéo, c'est qu'ils vous explique en permanence que copier, c'est mal. En copiant, on spolie les auteurs...

Mais par contre, ça ne gène pas du tout les développeurs de jeux de copier ce que fait le voisin!

D'où, par exemple, des innombrables clones de Mariokart (sur lesquels Nintendo ne touche pas un centime.)
Même les Muppets y ont eu droit!

Muppet RaceMania est une création de Traveller's tale, un studio spécialisé dans l'exploitation de licences.
Comme son nom l'indique, on joue avec les personnages de Jim Henson, dans des décors censément inspirés des films des Muppets.

En soit, Muppet RaceMania est un bon jeu. Il y a pas mal de personnage à débloquer, les décors sont variés, etc. Le seul problème, c'est qu'il n'apporte rien de fondamental par rapport à Mariokart.

lundi 29 octobre 2012

On fait tous ça !

Ne mentez pas ! Quand on joue à un jeu de voitures, on penche tous la tête dans les virages !

mercredi 10 octobre 2012

Encore une drôle de borne d'arcade...

Vu au Mondial de Paris, sur le stand Total, une borne d'arcade de F1 2011.

A priori, la base est une vieille FR2.0 Mygale, sectionnée derrière le cockpit et repeinte aux couleurs de Lotus.
Ou alors, c'est ce qu'il reste d'une Lotus F1 ex-Romain Grosjean après une virage...

jeudi 13 septembre 2012

mercredi 12 septembre 2012

Apple vs Samsung

C'est le grand feuilleton: Apple vs Samsung.

D'un côté, le chaebol Coréen typique, qui produit tout et n'importe quoi, de la TV aux engins de T.P. Ces dernières années, Samsung est monté en gamme. A l'instar de son compatriote LG.
De l'autre, Apple, héritière de la grande époque de la Silicon Valley. Le fabricant d'ordinateur devenant le roi du multimédia high-tech.

C'est un concours de mauvaise foi. Apple n'a jamais vraiment inventé des produits. Dans les années 90, le roi de la tablette tactile, c'était Palm. Les premiers téléphones vraiment multimédias sont l'œuvre de Motorola, etc.
Quant à Samsung, on voit bien qu'ils ont cherché à faire des clones d'iPad et d'iPhone.

Ce qui m'étonne le plus, c'est qu'Apple est volontiers vu comme le "méchant". C'est l'empire du mal, qui envoi ses avocats pour écrabouiller ses rivaux.
Or, il y a seulement 5 ou 6 ans, Apple était le messie. Le "méchant", c'était Microsoft, avec son Bill Gates qui se voulait omniscient. Avec ses produits cools et son air de gourou post-hippie, Steve Jobs était adulé.
Il faut croire que cette époque est révolue. Steve Jobs est mort et l'iPhone n'est plus aussi incontournable pour le technophile. C'est un coup dur pour Apple, dont le business-plan repose sur l'image.

vendredi 24 août 2012

Serena Dragon Quest

Retour à l'actu normale.

Pour promouvoir Dragon Quest X, Enix s'est associé à Nissan. D'où une série de Serena aux couleurs du RPG, qui sillonnent le Japon.

Un concours est même organisé pour en gagner un!

jeudi 23 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 16. Conclusion

Voilà, après 3 semaines d'historique, je vais revenir à un blog "normal". Les deux derniers posts (ici et ici) évoquaient des sujets un peu pesants. Alors, pour détendre l'atmosphère, voici The internet is for porn!

mardi 21 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 15. Love plus (2009)

On reste dans le jeu dérangeant avec Love Plus.

Nintendogs a été une vraie vache à lait pour la DS. Il engendra son lot de add-ons et de clones.
Puis un jour, chez Konami, quelqu'un s'est écrié: "Eh! Et si on faisait un Nintendogs, mais avec des filles! On pourrait ainsi avoir une petite amie virtuelle !"

Et voici donc Love Plus. Un jeu typiquement destiné aux otaku, ces mâles Japonais qui vivent reclus dans une chambre remplie à ras-bord de manga et d'anime.
 Le concept du jeu est malheureux en soit: on s'occupe de sa petite amie comme on s'occuperait de son chihuahua virtuel. Comme Nintendogs, Love Plus a droit à des extensions. Il a même droit à son propre manga !
Pour en rajouter une couche, il faut souligner que les trois "petites amies potentielles" sont trois lycéennes. On est dans le fantasme typique de la femme à peine nubile, très immature et surtout, très soumise à son mari.

Bonus: face au téléchargement illégal, Konami a réagit de manière marrante. Lors du chargement de données, lorsque le serveur détecte un logiciel pirate, ils vous met en mode "friendzone". Votre "petite amie" ne vous parlera que si vous lui achetez des trucs et elle vous refusera le moindre geste tendre !

lundi 20 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 14. Rapelay (2006)

Jusqu'où peut-on aller dans les jeux vidéos? Est-ce que l'argument "de toute façon, ce n'est qu'un jeu", tient coute que coute?

Avec Rapelay, on bascule dans le malaise. Il s'agit d'un jeu dont le but est de peloter, puis violer et enfin séquestrer une mère et ses deux filles!

Personnellement, ce qui me met mal à l'aise, c'est qu'il n'y a même pas une trame fictionnelle, intellectuelle ou que sais-je. Non, dans Rapelay, vous êtes un pervers, point.

Ce "jeu" aurait pu reste un fantasme dégoutant d'otaku frustré. Mais 3 ans après sa sortie, les groupes de pression s'en emparent.
Rapelay sert d'alibi pour une croisade anti-jeu vidéo, au nom du féminisme. Toute la production est ramenée à ce titre. Ce qui est extrêmement réducteur, vu qu'il s'agit alors d'un jeu déjà ancien, à la diffusion très confidentielle.
Du coup, Illusion, l'éditeur, pleure des larmes de crocodile et arrête la vente de Rapelay en Europe. Et pour pousser la tartufferie un peu plus loin, des clones sont (hélas) sortis et personne ne s'en est ému.

vendredi 17 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 13. Dead or Alive: Xtreme Beach Volleyball (2003)

Le titre "Sexe, mensonges et [jeux] vidéo" fait bien sur référence au film éponyme.

Mais si vous regardez bien, à chaque fois, l'éditeur ment toujours!
Soit il prend un air de Méphistophélès et il dit à l'ado en manque: "Vas-y achète ce jeu! Il est plein de femmes à poils!"
Soit, lorsqu'il dialogue avec les commissions de notations ou les groupe de pression, une auréole apparait au dessus de sa tête et il dit: "Moi? Faire un jeu avec des femmes dévêtues? Ca doit être un bug de programmation! En tout cas, ce n'est absolument pas intentionnel."

Là, on est dans le deuxième cas.

Le brainstorming de Tecmo devait ressembler à ceci: "Vous savez ce qui se vend? Les filles sexy. - Dead or Alive est plein de filles sexy! - Et si on faisait un jeu avec uniquement les filles de DoA? - C'est n'importe quoi! Il nous faut au moins un scénario. - ATTENDEZ, on fait une pause? Il y a la finale du beach volley sur Eurosport! [le gars allume la télé] - C'est pas du sport, c'est juste des filles en maillot qui se trémoussent sous la caméra! - C'est racoleur! - C'est du voyeurisme! - C'est... Parfait pour Dead or Alive!"
Ainsi, en 2003, Dead or Alive: XTreme Beach Volleyball débarque sur XBox.

Certaines critiques essayent de garder leur sérieux: comme jeu de volley-ball, c'est moyen.
D'autres plongent dans le côté "gaulois", avec ces filles en bikini aux formes bondissantes...

Hasard ou coïncidence, Summer Heat Volleyball de Acclaim (un habitué du racolage actif...) sort peu après.

Mais Dead or Alive: XTreme Beach Volleyball reste la star et il s'offre une suite en 2006. Il y a davantage de joueuses, des bikinis plus petits et des attribues féminins plus bondissants !
En 2010, Tecmo pousse le concept encore plus loin avec Dead or Alive Paradise, pour PSP: les joueuses se contentent d'enfiler des micro-bikinis, de poser et de diffuser des vidéos de charme!
L'aspect "jeu" est presque secondaire.

Au moins, Tecmo affiche la couleur !

jeudi 16 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 12. Les prostituées de GTA III (2001)

Le premier GTA est un jeu finalement assez soft: vous volez des voitures, effectuez des missions et devez semer les policiers. Le seul facteur "gore" est le fait de pouvoir écraser les passants.

Avec GTA III, les concepteurs vont assez loin. "Puisque de toute façon, le jeu est interdit aux mineurs, pourquoi ne pas pousser l'immoralité jusqu'au bout ?"

Dans les années 90, un jeu comme GTA III aurait été banni des grandes surfaces. Sauf que la "franchise" est assez puissante pour être vendue partout malgré tout.
Dans GTA, pas de tabou, pas d'autocensure !
C'est ce côté "tout est permis" qui fait la légende du jeu.

Vous voulez des points de vies?
Il faut aller voir les prostituées ! Ah ça, ça change des champignons magiques !

Au début, la "passe" est représentée par une voiture qui sautille. Mais au fil des add-ons, tout est plus explicite.
Vous ne voulez pas payer à la fin? Vous n'avez qu'à tuer la prostituée et vous récupérerez ainsi votre argent !
Qu'est-ce qui pourrait être encore plus immoral ? Devenir maquereau ?

A partir de San Andreas, c'est possible ! Il vous suffit de remplir une "pimping mission" !

Eh, c'est un jeu interdit aux mineurs. Donc, en théorie, ils ne sont pas censés y jouer. En pratique...

mercredi 15 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 11. Laure Sainclair interactive (1997)

Marc Dorcel est un patron d'un drôle de PME: depuis 30 ans, il produit -et parfois réalise- des films X.
Les premiers réalisateurs avaient de vagues prétentions artistiques, voir politiques. Certains utilisait le X pour financer des films "traditionnels".

Dorcel, lui, ne se voit pas en artiste ou en militant de l'amour libre. Il fait du X parce que ça se vend, point.
Il profite du boum de la VHS pour se lancer, après des tentatives d'éditeur de romans érotiques, puis de roman-photos érotiques.
Au milieu des années 90, la cassette vidéo est en perte de vitesse. Trop cher, le CD-Vidéo n'a jamais percé. Et le DVD n'est pas encore arrivé.
Reste le CD-Rom (alors appelé "cédérom" en France.)

A l'époque, on fait des CD-Rom sur tout et n'importe quoi: des jeux bien sur, mais aussi des documentaires, des didactiques, de la musique, etc.
Alors, Dorcel se dit: "Et pourquoi pas du X?"

D'où Draghixa interactive (1995), une espèce de jeu dont vous êtes le héros. Le but consiste à séduire l'égérie Dorcel du moment, Draghixa. Si vous y arrivez, vous terminez au lit avec elle.
L'ennui, c'est que comme toutes les actrices de X, Draghixa est une comédienne exécrable. En plus, Dorcel a pris l'habitude de la réalisation bâclée (pour minimiser les coûts et optimiser le time-to-market.)
Les "stars" du X défilent vite. En 1996, Dorcel s'est trouvée Laure Sainclair. Le X sort du bois et elle est invitée sur divers plateaux TV et dans divers magazines.

Pour surfer sur cette célébrité naissante, Dorcel sort un deuxième CD-Rom, Laure Sainclair Interactive, avec davantage de scènes pornographiques.

Mais là encore, le produit fini est déplorable.
En plus, en 1999, Laure Sainclair arrête le X et elle fait détruire tous les "souvenirs" de sa vie passée.
Quant à Marc Dorcel, après un autre CD-Rom, il passe au DVD.

mardi 14 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 10. le chat "adulte" d'Infonie (1997)

Ah, les débuts d'internet... Les CD-Rom d'installation, les forfaits à l'heure (hors coûts de communication), les modems 28k (qui se coupaient lorsqu'on vous téléphonait...)

C'était une sacrée époque !

Mais déjà, il y avait de la pornographie !
Les premiers internautes étaient un peu perdus: "OK, j'ai internet ! Mais je fais quoi dessus ?" Les FAI vous offraient alors tout sur un plateau: actualité, sélection de magazines, boutique en ligne, chat-rooms... L'idée étant que comme ça, le FAI savait ce que ses clients aiment (et il pouvait revendre les donnés à des sociétés.)

Alors, si vous vouliez surfer librement, il y avait en général toute une série de manips à faire, avant de voir enfin apparaitre une barre d'adresse...

Pour savoir où connaitre les sites intéressants, il fallait lire la presse informatique, alors en plein boum. Souvent, les articles étaient trop techniques. Et presque aussi souvent, l'auteur ne s'y connaissait pas plus en internet que vous !
A l'époque Libération comprenait nombre de futurs journalistes de Rue89 (imaginez le niveau.) D'où un publi-reportage sur le chat "adulte" d'Infonie.
Une salle de discussion réservée aux majeurs et ouverte uniquement le vendredi soir, de minuit à 4h du matin. Sachant qu'évidemment, il fallait être abonné à Infonie pour s'y rendre.

De quoi limiter très sérieusement le nombre de visiteurs.
Malgré tout, Libération nous jurait que c'est un chat "dont tout le web parle" (ah bon?) et que c'est "hyper-chaud".
Et les modos, comment étaient-ils sûrs que les participants étaient majeurs? "C'était eux qui le jurent." Ah, c'est très rassurant...

lundi 13 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 9. Pia Reyes (1996)


Au début des années 90, les PC sont encore presque exclusivement des machines pour la bureautique. A l'époque, la plupart ont un écran 13 pouces VGA, un unique lecteur de disquettes, pas de souris et un seul programme installé. Ils coutent un bras et à la limite, si vous tenez à avoir un ordinateur chez vous, mieux vaut un Mac (sans oublier les Amiga 500 et autres Atari ST pour les jeux.)
Mais en quelques années, les PC se transforment radicalement. Disques durs plus importants, écrans couleurs, processeurs plus rapides, lecteurs de CD-Rom...
Du coup, les particuliers s'équipent (alors qu'internet ne s'est pas encore généralisé.) C'est le boum de l'informatique personnelle.

Qui dit nouveau média, dit utilisation érotique. On voit apparaitre des freeware de traitement d'images. D'où des disquettes qui circulent sous le manteau.
Le problème des disquettes, c'est que leur capacité est ultra-limité et comme les disques durs ont aussi une capacité limitée, les gens se retrouvent avec des dizaines et des dizaines de disquettes. Quand un camarade de classe vous en passe une, c'est un peu la loterie: ça va du dossier à rendre, en passant par le démo jouable, jusqu'aux images dénudées!

Sauf qu'à l'époque, les images numérisées sont rares (faute d'internet, d'appareil numérique et de scanners.) Conséquence: on vous refile toujours les mêmes images vaguement érotiques. Apparemment, quelqu'un a eu l'idée de scanner un vieux Playboy (en "oubliant" les images les plus chaudes) et c'est ainsi qu'une playmate des années 80, Pia Reyes, devient la star des disquettes pirates!
Plus tard, avec la diffusion des logiciels de retouche, on la retrouvera avec une tête de Britney Spears ou de Courtney Cox!

Reyes aurait pu rester le modèle anonyme de 1157441.jpg ou de Dev_angl.gif. Sauf que quelques années plus tard, son nom apparait aux actualités.
A l'approche de la trentaine, les castings s'espacent. Plus de photos érotiques ou de rôles dans des séries B. Les directeurs veulent des "nouvelles têtes" (d'autant qu'il y a en permanence des wagons de jolies filles prêtes à travailler pour moins cher.) Par une douce ironie, Reyes est au chômage, alors que de vieux clichés d'elles commencent à circuler (mais en 1996, on ne peut pas capitaliser sur une "célébrité numérique".) Elle se lie à l'escroc Christophe Rocancourt. Il lui fait un enfant.
Puis, en 2001, le couple est arrêté à Vancouver. Reyes est blanchie: elle ne savait pas que son mari arnaquait les gens. Rocancourt "vend" son histoire de gentleman-cambrioleur aux TV Françaises. Il montre fièrement les photos de nues de sa femme, genre "regardez ce que j'ai eu." Lui, l'orphelin, sanglote devant les caméras qu'il avait enfin fondé une famille lorsque son passé l'a rattrapé. Il promet qu'une fois sortie, il se mettra au vert... Mais à sa libération, Rocancourt file en France, se tape Sonia Rolland, lui fait un enfant et disparait de nouveau!

vendredi 10 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 8. Lara Croft (1996)

Au milieu des années 90, Sega et Nintendo ont un cas de conscience. Toute une génération de gamers a grandit avec Mario ou Sonic. Maintenant, ils ont vieilli et ils veulent des jeux de leur age. Ca serait dommage de les laisser filer...
Néanmoins, aux USA, à force de lobbying, ils se sont donnés une image respectable. Night trap était un avertissement: à la moindre incartade, les associations conservatrices menacent d'effrayer leur clientèle, voir de les faire déréférencer des linéaires.
Alors, Sega et Nintendo préfèrent se cantonner à une stratégie plutôt conservatrice et rester sur un public enfants/pré-ados.

A contrario, la PlayStation est dans une stratégie très agressive de conquête. Il n'a pas de clients fidèles. Sony est l'Apple des années 90: Walkman, Discman, Handycam... C'est le roi de l'électronique grand public. Aucune grande surface ne peut lui dire "non".
La PlayStation a donc tout à gagner et rien à perdre.
Avoir une belle console, c'est bien. Mais il lui faut des jeux. Or, Nintendo et Sega sont déjà maqués avec nombre de grands développeurs. Sony fait donc appel à de petits nouveaux.

Eidos s'offre Domark (pionnier du jeu 3D avec Hard Drivin) et il se lance dans "un Indiana Jones féminin".

D'après la légende, suite à une erreur de calcul, leur héroïne se retour avec un énorme poitrine (NDLA: elle a bon dos, l'erreur.) Eidos décide alors que ça ne colle plus au personnage de Sud-américaine (?) Lara Cruise est "occidentalisée" et devient Lara Croft. Le tout moulé dans un top taille 12 ans et un micro-short.
Dire qu'à la même époque, Nintendo travaille sur Mario 64...
Tout, tout, dans Tomb Raider, est révolutionnaire. L'attrait du jeu va au-delà des formes avantageuses de Lara Croft. Et c'est pour ça que les clones ont tous sombré.
Ainsi, on n'est plus dans un point and click des années 80. On est dans un jeu d'action: il faut courir, nager, sauter, tirer, fouetter... Pas le temps de s'ennuyer !
Le premier Tomb Raider a mal vieilli: clignotement de décors, bugs et en prime, une Lara Croft ventriloque!

Par ailleurs, quand on la voit dans Tomb Raider I, difficile de croire qu'elle était un objet de fantasmes...
Justement, d'un point de vue psychologique, Lara Croft est une alchimie complexe, assez nouvelle. C'est à la fois une femme ultra-féminisée, mais au comportement très masculin. Elle est dans un registre très physique, pourtant, elle est censée être aussi une universitaire. Enfin, elle évolue dans un univers merveilleux et détaché des préoccupations du quotidien.
Lara Croft est l'une premières icône du jeu vidéo pour adolescents/adultes. L'une des clefs de son succès, c'est qu'elle est contemporaine du développement d'internet. On voit donc fleurir les sites de fans et les détournements érotiques des images du jeu.

Eidos n'hésite pas à profiter de la manne. De 1997 à 2003, il sort un nouveau jeu par an!
Il multiplie aussi les produits dérivés: statuettes, CD, BD et bien sur, films avec Angelina Jolie dans le rôle-phare. Lara Croft apparait même dans des pubs pour Seat.
Une politique plutôt inédite en Europe, qui contribuera à développer l'héroïne.

A force, le filon finira par s'épuiser. D'autant plus que d'autres héroïnes à forte poitrine apparaissent.
Mais Edix (ex-Eidos) nous promet une nouveau Tomb Raider pour 2013... 

jeudi 9 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 7. Night trap (1993)

Ce qui fait le sel d'un jeu vidéo, c'est parfois les controverses qui l'entourent. Avec Night trap, on est servi. Plusieurs grandes surfaces refusèrent de le vendre et suite à ce jeu, l'état américain décida de mettre en place un système de codification (déconseillé aux moins de 12 ans, etc.)
Ajoutez-y une jaquette qui a tendance à survendre le jeu et votre ado est tout émoustillé ! S'il est presque interdit, ça veut dire que ce jeu doit être terrible, non?
"Je vais acheter Night trap ! C'est un quasi-porno !"
Le pitch: 5 jeunes filles ont disparu dans une chambre d'hôte. 5 autres jeunes filles se rendent au même endroit. Pour enquêter, le groupe d'intervention Sega (?) envoi un agent (Dana Plato) pour s'infiltrer parmi les jouvencelles (qui se baladent uniquement en nuisettes.)
La grande nouveauté, c'est que le jeu est réalisé à partir de scènes filmées, puis digitalisées.

A l'origine, c'était un jeu pour la console Nemo d'Hasbro (un projet mort-né.)
Sega, qui manquait cruellement de jeu pour son Sega-CD, décida de le porter.
La star du casting, c'est Dana Plato (alias Virginia Drummond dans Arnold et Willy.) Arnold et Willy est vu comme une série maudite: tous les acteurs ont ensuite eu de graves problèmes judiciaires et financiers. En 1993, Plato est déjà prête à tout pour remplir un peu son compte en banque (y compris des choses illégales.)
Autant dire que de la voir au générique n'est pas un bon présage...

On comprend vite pourquoi elle a du mal à décrocher des auditions: dans Night trap, elle en fait des tonnes ! A plusieurs moments, elle "parle" au joueur. Mais certains regard-caméra sont eux, imprévus... Et le pire, c'est qu'elle s'en sort mieux que les autres !
Le joueur s'attend à un slasher interactif ou une 7th guest sexy. Néanmoins, au final, il se retrouve avec un téléfilm fauché de la TNT! En plus, c'est un moyen-métrage (un CD-Rom ne peut contenir que quelques dizaines de minutes de vidéo et vu qu'il y a plusieurs possibilités d'enquête...) Quant aux scènes "chaudes", ça se limite à Dana Plato qui se penche en avant, vers la caméra (bonjour la finesse de la réalisation...)

It's a trap ! 

mercredi 8 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 6. Chun Li (1992)

Street Fighter II a révolutionné le jeu de baston et tué les beat'em all (comme Double Dragon.)

Néanmoins, aujourd'hui, nous allons vous parler de Chun Li, qui a révolutionné l'image de la femme dans le jeu vidéo!

Le succès du personnage a sans doute surpris ses créateurs. A l'origine, elle n'apparait pas sur la boite et on préfère mettre en avant Ken et Ryu.
Les consoles 16-bit veulent attirer les ados. Terminé, le côté ludo-éducatif! L'auto-censure pratiquée par les fabricants vole un peu en éclat. Notamment sur les personnages féminine, jusqu'ici très sage.

L'oubliable Pit Fighter (1990) est un jeu de free-fight avec "graphismes digitalisés. Angel, l'unique combattante féminine, porte mini-jupe et talon-aiguille!

Parodius (1991) nous montre une danseuse nue qui passe devant l'écran. "C'est pour rire", nous dit NEC. N'empêche, ce "boss" est visible sur la pochette...
En 1992, Capcom lance Street Fighter II. La Chinoise Chun Li fait parti des 8 personnages jouables d'emblée. Elle pratique "un art martial" (on n'en saura pas plus.)

Elle porte un qipao très échancré "pour avoir davantage de liberté de mouvements" (NDLA: ben voyons.) Ainsi, on peut largement voir ses jambes.
Chaque personnage a son décor et elle a droit à une vision misérable de la Chine avec routes non-goudronnées, vélos et canards laqués qui sèchent en pleine rue.
Street Fighter II est un carton et elle devient le premier personnage féminin jouable dans un grand jeu vidéo. Ce n'est plus la princesse à délivrer. Chun Li, elle se bat toute seule et n'a pas besoin d'homme pour l'aider.
Accessoirement, c'est aussi l'une des premières héroïnes sexy. Merci l'évolution des graphismes, avec des personnages moins pixelisés.
Véritable star du jeu, elle a droit à quantité de fan-arts, de cosplay... Elle est même jouée par Jacky Chan dans City Hunter!

Il est intéressant de noter qu'en 1992, il n'y a pas encore de manga ou d'anime. Chun Li est donc la pionnières de l'imagerie érotique de l'Asiatique! Jusqu'ici, on fantasmait plutôt sur les Suédoise, puis les Américaines décolorées et siliconées...

mardi 7 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 5. Gals panic (1990)

Aujourd'hui, avec internet, tout vos fantasmes sont à portée de clic.
A la fin des années 80, il en allait tout autrement pour l'adolescent mâle contrôlé par ses hormones!

Il y avait ceux qui se rendaient discrètement dans les boutiques de jeux du boulevard Voltaire. Rouge de honte, notre ado fouille dans le rayon "érotique". Les boites montrent des filles en mini-jupes, voir en bikinis, avec un regard qui dit: "Il y en aura encore plus à l'intérieur."
Puis il paye sans regarder le vendeur.

L'époque était aussi celle des clubs d'informatique. Avec les disquettes qu'on s'échange sous le manteau.
"T'as des trucs de [censuré]? - Oui, tu vas voir, c'est hyper-chaud!"

Notre ado rentre chez lui, tout fébrile. A lui les filles dénudées!
Il vérifie que les parents ne sont pas là. Puis il insère sa disquette dans son Amiga 500 ou son Atari ST... Puis il attend que sa charge... Et que ça charge encore...
L'un des plus fameux jeux érotique de l'époque est Gals Panic. C'est un sous-Qix: il faut dégager l'écran et on voit alors une photo de charme apparaitre. Plus vous progressez et moins la fille est habillée.

On trouvait également des jeux de strip-poker.
Voir des espèces de gif érotiques animés (mais en 8-bits.)

Il faut se souvenir que les disquettes ne contenaient que 1,44MB de données! Donc, impossible d'y mettre ne serait-ce qu'une seule photo haute-définition.
Notre ado en quête d'images d'attributs féminins restera sur sa faim. Le vendeur du boulevard Voltaire ou le gars qui lui a filé la disquette doit bien rigoler!

Pire: Gals panic a donné lieu à pas mal de clones et de pirates. L'éditeur Kaneko lancera même Panic Street: un jeu identique, mais les images de fond n'ont rien du tout d'érotique. Et là, notre ado se rendra compte qu'il s'est bien fait avoir!

lundi 6 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 4. 3615 Ulla (1988)

Ce n'est pas un jeu vidéo stricto sensu. Mais impossible d'évoquer l'érotisme et l'informatique, sans passer par le Minitel rose. D'autant qu'au 1er aout de cette année, France Télécom vient d'arrêter définitivement le fameux 3615.

Dés les années 70, alors que les réseaux informatiques sont réservés à la recherche supérieure, on voit apparaitre des forums extra-professionnels. Au fur et à mesure de la démocratisation du futur internet, on va vers de la rencontre.

En 1981, Kraftwerk crée le morceau Computer love. En 1985, les Village People (qui tentent une reconversion pop) chantent Sex over the phone.
L'arrivée du Minitel bouleverse la donne. Désormais, chaque Français peut dialoguer discrètement par informatique.

Il faut expliquer aux plus jeunes que lorsque vous tapez votre fameux "3615 code [nom de site]", c'est le serveur de destination qui vous facture la communication.
Le modèle économique d'un serveur Minitel est extrêmement simple: avoir un maximum de connectés et les faire rester le plus longtemps possible.
Qu'est-ce qui attire les gens? L'argent (ou les cadeaux) et le sexe! D'où la profusion de ce qu'on appelle alors, le "Minitel rose".
Pour attirer le chaland, rien ne vaut une affiche érotique avec un 3615 bien visible!
En 1989, chez AGL, on cherche un nom accrocheur. Le prénom de la secrétaire Suédoise -Ulla- fera l'affaire!

Michel Houellebecq décrit cela comme une expérience érotique. Michel Polnareff chante lui Goodbye Marylou, hymne aux rencontres par Minitel.
En fait, cela semble bien pathétique, vu de 2012: une espèce de forum sans image. Certains serveurs emploient des hôtesses professionnelles -voir des bot- pour jouer le rôle de "femme" et maintenir le client connecté.


Le Minitel rose, c'est surtout des polémiques: présence de prostituées, de mineurs, de pervers, d'escrocs... France Télécom a eu une attitude très ambigüe, car il prélève sa dîme sur chaque service.

L'air de rien, les serveurs comme Ulla amassent de belles fortunes. Certaines boites se diversifient vers d'autres services Minitel: offres d'emploi, information sur les entreprises, résultats des examens... Illiad, l'un des serveurs, évoluera carrément en Free!

vendredi 3 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 3. Leisure suit Larry (1987)

Au milieu des années 80, le monde du jeu vidéo se scinde en deux.
D'un côté, il y a les consoles, qui visent un public plutôt enfantin. Le succès de la NES, puis de la Master System fait la fortune d'éditeurs comme Konami ou Electronic Arts, qui deviennent de vrais mastodontes.
En face, il y a les ordinateurs (Apple II, C64, Spectrum, Amstrad, Amiga, Atari ST...) De part le prix et la complexité des machines, elles sont achetés par des gamers adolescents, voir adultes. Les éditeurs sont plutôt de fragiles PME.

En 1981, On-line system sort Softporn adventure. Un jeu exclusivement en textes, où un ringard tente de draguer. Les femmes sur la pochettes sont les épouses des patrons d'On-line et la comptable !
On-line system devient Sierra, ils ont l'idée de transformer Softporn adventure en point-and-click (un style typique des jeux vidéos pour ordis des années 80.)

Dans Leisure Suit Larry, vous dirigez Larry Laffer. Ce quadra libidineux, petit, déboisé et bedonnant, explore de nombreux lieux, pour chercher des partenaires.
Le ton général est comique: Laffer est un piètre dragueur et ses aventures se terminent souvent mal. C'est avant tout un détournement érotisant des jeux d'aventures de l'époque.
Le jeu fait un mini-scandale à cause de son ton très "amour libre", en plein retour du puritanisme.

Ensuite, on n'y voit pas grand chose. L'ado en quête de chair nues reste sur sa faim.

Sierra use du filon avec un épisode 2 en 1988, puis un épisode 3 en 1989. Mais Leisure suit Larry subit simultanément le déclin des ordis, celui des point-and-click... Et l'arrivée de jeu plus franchement érotiques!
Un épisode 4 est annulé, puis les sorties s'espacent.

L'homme au pat d'eph et au slip léopard garde des fans, qui espèrent un épisode 8.