Vu dans une station-service d'autoroute: une cabine téléphonique avec
Minitel intégré ! Non, ce n'est pas une image d'archive, la photo date
bel et bien de mai 2013 !
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lundi 3 juin 2013
lundi 6 août 2012
Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 4. 3615 Ulla (1988)
Ce n'est pas un jeu vidéo stricto sensu. Mais impossible d'évoquer
l'érotisme et l'informatique, sans passer par le Minitel rose. D'autant
qu'au 1er aout de cette année, France Télécom vient d'arrêter
définitivement le fameux 3615.
Dés les années 70, alors que les réseaux informatiques sont réservés à la recherche supérieure, on voit apparaitre des forums extra-professionnels. Au fur et à mesure de la démocratisation du futur internet, on va vers de la rencontre.
En 1981, Kraftwerk crée le morceau Computer love. En 1985, les Village People (qui tentent une reconversion pop) chantent Sex over the phone.
L'arrivée du Minitel bouleverse la donne. Désormais, chaque Français peut dialoguer discrètement par informatique.
Il faut expliquer aux plus jeunes que lorsque vous tapez votre fameux "3615 code [nom de site]", c'est le serveur de destination qui vous facture la communication.
Le modèle économique d'un serveur Minitel est extrêmement simple: avoir un maximum de connectés et les faire rester le plus longtemps possible.
Qu'est-ce qui attire les gens? L'argent (ou les cadeaux) et le sexe! D'où la profusion de ce qu'on appelle alors, le "Minitel rose".
Pour attirer le chaland, rien ne vaut une affiche érotique avec un 3615 bien visible!
En 1989, chez AGL, on cherche un nom accrocheur. Le prénom de la secrétaire Suédoise -Ulla- fera l'affaire!
Michel Houellebecq décrit cela comme une expérience érotique. Michel Polnareff chante lui Goodbye Marylou, hymne aux rencontres par Minitel.
En fait, cela semble bien pathétique, vu de 2012: une espèce de forum sans image. Certains serveurs emploient des hôtesses professionnelles -voir des bot- pour jouer le rôle de "femme" et maintenir le client connecté.
Le Minitel rose, c'est surtout des polémiques: présence de prostituées, de mineurs, de pervers, d'escrocs... France Télécom a eu une attitude très ambigüe, car il prélève sa dîme sur chaque service.
L'air de rien, les serveurs comme Ulla amassent de belles fortunes. Certaines boites se diversifient vers d'autres services Minitel: offres d'emploi, information sur les entreprises, résultats des examens... Illiad, l'un des serveurs, évoluera carrément en Free!
Dés les années 70, alors que les réseaux informatiques sont réservés à la recherche supérieure, on voit apparaitre des forums extra-professionnels. Au fur et à mesure de la démocratisation du futur internet, on va vers de la rencontre.
En 1981, Kraftwerk crée le morceau Computer love. En 1985, les Village People (qui tentent une reconversion pop) chantent Sex over the phone.
L'arrivée du Minitel bouleverse la donne. Désormais, chaque Français peut dialoguer discrètement par informatique.
Il faut expliquer aux plus jeunes que lorsque vous tapez votre fameux "3615 code [nom de site]", c'est le serveur de destination qui vous facture la communication.
Le modèle économique d'un serveur Minitel est extrêmement simple: avoir un maximum de connectés et les faire rester le plus longtemps possible.
Qu'est-ce qui attire les gens? L'argent (ou les cadeaux) et le sexe! D'où la profusion de ce qu'on appelle alors, le "Minitel rose".
Pour attirer le chaland, rien ne vaut une affiche érotique avec un 3615 bien visible!
En 1989, chez AGL, on cherche un nom accrocheur. Le prénom de la secrétaire Suédoise -Ulla- fera l'affaire!
Michel Houellebecq décrit cela comme une expérience érotique. Michel Polnareff chante lui Goodbye Marylou, hymne aux rencontres par Minitel.
En fait, cela semble bien pathétique, vu de 2012: une espèce de forum sans image. Certains serveurs emploient des hôtesses professionnelles -voir des bot- pour jouer le rôle de "femme" et maintenir le client connecté.
Le Minitel rose, c'est surtout des polémiques: présence de prostituées, de mineurs, de pervers, d'escrocs... France Télécom a eu une attitude très ambigüe, car il prélève sa dîme sur chaque service.
L'air de rien, les serveurs comme Ulla amassent de belles fortunes. Certaines boites se diversifient vers d'autres services Minitel: offres d'emploi, information sur les entreprises, résultats des examens... Illiad, l'un des serveurs, évoluera carrément en Free!
mardi 3 février 2009
Minitel
C'est hors sujet?
C'est mon blog, alors c'est moi qui dit ce qui est hors-sujet ou pas!
Le Minitel, c'est une de ces madeleines. Dans les années 80, ça semblait tout beau, tout neuf. Un hybride entre téléphone et ordinateur, avec des fonctions simples, pas de chargement, un clavier indestructible... C'était la révolution! Vous tapiez "3615", un nom de site et "envoi", puis vous pouviez trouver une séance de film, l'adresse d'un coiffeur ou dialoguer... Pas de routeur: vous communiquiez (et payiez) directement avec le serveur. Ce dernier n'avait donc pas à chercher de régie de pub (comme avec un site web), vu que l'argent rentrait directement.
Le problème, c'est que le Minitel n'a pas su évoluer et qu'il est resté un support monochrome sans liens hypertexte et sans souris. France Telecom songeait à une évolution "PC" et les fabricants Français (Bull, Goupil, Thomson...) ont fait du lobbying pour ne pas que France Telecom ne les concurrence...
Au milieu des années 90, lorsqu'Internet débarqua, on se moquait des premiers internautes. "Ton truc, là, internet, c'est juste un Minitel en couleur et en plus cher!" Quant aux pros, ils étaient carrément sceptiques, vu que sur Internet, il est plus compliqué de gagner de l'argent.
Puis Internet se démocratisa. France Telecom tenta d'abord d'étouffer Internet en imposant des tarifs délirants aux providers. Puis il y eu des projets de Minitel bricolé pour aller sur le web. Ce n'est vraiment que vers 2000 que France Telecom a lâché le Minitel.
Pourtant, il garde toujours ses fans.
C'est mon blog, alors c'est moi qui dit ce qui est hors-sujet ou pas!
Le Minitel, c'est une de ces madeleines. Dans les années 80, ça semblait tout beau, tout neuf. Un hybride entre téléphone et ordinateur, avec des fonctions simples, pas de chargement, un clavier indestructible... C'était la révolution! Vous tapiez "3615", un nom de site et "envoi", puis vous pouviez trouver une séance de film, l'adresse d'un coiffeur ou dialoguer... Pas de routeur: vous communiquiez (et payiez) directement avec le serveur. Ce dernier n'avait donc pas à chercher de régie de pub (comme avec un site web), vu que l'argent rentrait directement.
Le problème, c'est que le Minitel n'a pas su évoluer et qu'il est resté un support monochrome sans liens hypertexte et sans souris. France Telecom songeait à une évolution "PC" et les fabricants Français (Bull, Goupil, Thomson...) ont fait du lobbying pour ne pas que France Telecom ne les concurrence...
Au milieu des années 90, lorsqu'Internet débarqua, on se moquait des premiers internautes. "Ton truc, là, internet, c'est juste un Minitel en couleur et en plus cher!" Quant aux pros, ils étaient carrément sceptiques, vu que sur Internet, il est plus compliqué de gagner de l'argent.
Puis Internet se démocratisa. France Telecom tenta d'abord d'étouffer Internet en imposant des tarifs délirants aux providers. Puis il y eu des projets de Minitel bricolé pour aller sur le web. Ce n'est vraiment que vers 2000 que France Telecom a lâché le Minitel.
Pourtant, il garde toujours ses fans.
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