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lundi 29 septembre 2025

TOCA 2025


Les courses de tourisme, ce n'est plus ça. Même le très glorieux BTCC n'y échappe pas. A peine une vingtaine de concurrents à temps plein !
Pour générer un peu d'intérêt pour la finale, le promoteur, TOCA, a réalisé cette simili-boite de jeu Playstation. On y reconnait Tom Ingram (Hyundai i30) et Ashley Sutton (Ford Focus.) Ce sont les deux pilotes pouvant mathématiquement être titré. Sachant que Sutton aurait besoin de faire un week-end quasi-parfait, tandis qu'un Top 10, dans la course 1, suffirait à Ingram pour tuer le suspens...

Surtout, la boite de jeu rappellera des souvenirs. Au fait de sa gloire, le BTCC avait lancé TOCA Touring Car Challenge, sur PC, Gamboy Color... Et PS1 ! 

Rappelons qu'en 2020, la TOCA s'était associé à Motorsport Games pour un jeu BTCC programmé en 2022. Une démo jouable avait été créée, tandis que le jeu était repoussé à 2024. Puis le projet fut annulé en 2023, alors que Motorsport Games implosait. Donc point de TOCA 2024. En voyant ce vrai-faux jeu TOCA 2025, on ne pourra s'empêcher d'avoir un pincement au cœur...

dimanche 9 avril 2023

Speed Racer (1996)

A son lancement, la Playstation manquait de licences. Parmi les rares adaptations, voici Speed Racer, signé Jaleco et Tomy.

Dans les années 60-70, la France ne jurait que par les dessins animés occidentaux. Les anime n'arrivèrent qu'à la toute fin de la décennie avec Goldorak, Albator, Astro, etc. Sauf erreur, Speed Racer n'a jamais été diffusé en France, durant ces années-là. 

Aux Etats-Unis, en revanche, il fut diffusé dès les années 60 et ce fut un carton.
Il connu un regain d'intérêt, dans les années 90, qui culmina avec le film des Wackowski, en 2008. Voilà pourquoi Tomy en créa un jeu vidéo.

Pour info, l'intrigue et la voiture étaient carrément calqués sur Viva Las Vegas (1964.) Elvis Presley tournait alors à la chaine des films prétexte à des tours de chants. Ici, il jouait donc un aspirant-pilote. La course imaginaire, autour de Las Vegas, était ponctuée de sorties de route, de pièges, etc.

Le jeu vidéo de 1996 commence par le générique du dessin animé.

Puis l'on passe à l'écran-titre. On est en 1996, donc pas encore de choix de voiture et de personnage. C'est Speed Racer et sa Mach 5, point.

Speed Racer, c'était un univers très sixties. Très acidulé, parfois naïf et souvent kitsch...

Le jeu vidéo ne reprend rien de tout cela. C'est un jeu de course typique des consoles 32 bits. On le comparait d'ailleurs avec Daytona USA.

Il y a toujours dix voitures au départ. Les cinq premiers tracent et toute sortie de piste est éliminatoire pour les chances de podiums.

Mais une fois dans le top 5, vous êtes assuré de gagner ! Comme dans le dessin animé, vous disposez d'équipements spéciaux : scie circulaire, jump, etc. Ils peuvent s'activer à tout moment et sont présent en nombre illimité... En plus, les autres ne se défendent pas !
En prime, dès le deuxième circuit, il y a des raccourcis... Que les adversaires ne prennent pas.

En résumé, un jeu décevant, pas du tout dans l'esprit du dessin animé. D'ailleurs, ici, c'est vous qui n'arrêtez pas de tricher et d'envoyer votre monde dans le décor !

mercredi 16 novembre 2022

Vigilante 8 (1998)

Peut-être qu'un jour, vous vous êtes demandé : "Et si on jouait à Twisted Metal, mais avec les personnages de Interstate '76 ?" Luxoflux y a répondu pour vous, avec Vigilante 8 !

Vous avez donc le choix entre plusieurs personnages digne d'un film post-apocalyptique des années 80... A savoir le vieux routier un peu anar, un espèce de savant fou, le plouc déjanté et son bus, l'agent du FBI infiltrée, le vétéran de l'armée, etc.

Le tout avec des voitures inspirées des années 70 (Corvette C3, van, camion US, Jeep, muscle cars...)

Vous voyagez à travers les Etats-Unis (la ville-fantôme du Far West, la station de ski, la base secrète de l'armée...)

En théorie, à chaque étape, vous avez un objectif et des alliés. Il y a une vague histoire de cartel pétrolier démoniaque et d'armes secrètes de l'armée US. En pratique, si vous dégommez tous les autres, vous avez gagné, quelle qu'était la mission initiale.

Particularité du jeu : les voitures n'ont pas d'armes spécifiques. Les armes sont dispersées sur la carte. En roulant dessus, vous héritez d'une tourelle, de lance-roquettes, de missiles à tête chercheuse, etc. Chaque arme possède n munitions et une fois épuisées, l'arme disparait.

Pour le fun, il y a aussi un caisson de bass (qui ne change pas la musique.)

Dans Twisted Metal, vous vous battez dans des arènes. Ici, vous avez de vastes endroits, avec des points hauts, des ponts, des bâtiments... Du coup, en fin de partie, vous avez tendance à chercher les ennemis.

L'autre défaut, c'est l'imprécision des armes. A quoi ça sert d'avoir des cibles, si cela tire à côté ? Solution : se coller à l'ennemi et vider son chargeur dessus. Et bien sûr, même après s'être fait mitraillé, l'ordi continue. Tandis que vous, après trois tirs au but, vous êtes KO...

Le car scolaire est clivant. Les uns le trouvent lent, pataud et faisant une cible facile. Mais d'autres l'adorent. D'où des récréations en Lego et du modage dans d'autres jeux vidéo !

Un an seulement après Vigilante 8, Luxoflux lance Vigilante 8 : 2nd offense. C'est le même jeu, avec les mêmes personnages, mais de bien meilleurs graphismes.

Puis Activision racheta Isoflux, pour faire de l'adaptation générique de licences.

samedi 13 février 2021

Hooters: Road Trip (2002)

Vous avez été nombreux à apprécier Hooters ProCup Racing. Certains m'ont demandé : "Il y a le même, en moins difficile et avec encore plus de filles ?" Alléluia, mes frères, Hooters a exaucé nos prières avec Hooters Road Trip !

Jusqu'en 2002, Robert Brooks n'était que propriétaire de la marque Hooters. Mais le logo, les uniformes, etc. appartenaient toujours au fondateur, Lynn D. Stewart. En 2002, Brooks récupéra enfin l'usufruit de Hooters. Alors il comptait bien en profiter ! D'où deux jeux qui sortirent simultanément.

Hooters : Road Trip est signé Ubisoft et il sorti sur PlayStation et sur PC.

Et durant chaque phase de chargement, vous avez une photo sexy...

C'est bien le premier jeu où l'on trouve que ça charge trop vite !

Heureusement, je n'étais plus un ado en 2002. Si j'avais eu ce jeu, ma mère m'aurait vite interdit de console !

Malheureusement, après avoir pris toutes ces photos de filles, ils n'avaient plus d'argent pour les licences. Vous avez donc le choix entre une simili-Mustang, une simili-300 ZX, une simili-Diablo ou une simili-Integra Type R.

Et c'est parti pour un simili-Need for Speed. Pour 2002, les graphismes étaient carrément dépassés... 

Accessoirement, la voiture -quelle qu'elle soit- était une vraie savonnette.

La barre en bas de l'écran matérialise votre progression.

Le jeu s'appelle "Road Trip", car il s'agissait de rallier les différents Hooters. A l'arrivée, une serveuse vous souhaite la bienvenue, en accentuant bien l'accent ou les idiomes locales. La subtilité n'étant pas dans l'univers de cette chaine.

Imaginez une version française : "Kenavo ! Une bolée de cidres avec une galette-saucisse ?" "Ch'ti biloute, j'tô file un mônu et tu me dis quoi ?" "Oh peuchère ! On cherchait une quatrième pour la belote!"

En fait, ce n'est qu'un reskin de Taxi 2, du même Ubisoft.

Il est quasiment impossible de perdre. A chaque course, vous devez finir 5e. Sachant que vous partez 6e et que les 5e, 4e et 3e roulent à 2km/h. Et au pire, lorsque c'est possible, vous pouvez couper à travers le décor... Et au fil du jeu, vous débloquez des véhicules.

Le tour de force d'Ubisoft, c'est de l'avoir encore plus bâclé que Taxi 2 ! Au début, Hooters : Road Trip est drôle, au deuxième degré. Mais très vite, c'est lassant. Y compris l'omniprésence des serveuses. Il ne manquerait plus qu'un camping-car, pour pouvoir s'entretenir avec elles sur le parking...

Sans blague !

(NDLA : hélas non, vous ne pouvez pas prendre de passagère...)

En tout cas, personne ne dira qu'il joue à Hooters : Road Trip pour la partie course de voitures...

jeudi 16 mai 2019

Taxi 2 (2000)

Alerte générale ! Les adaptations jeu vidéo de films sont souvent réalisées à la va-vite. Le moteur principal, c'est d'être prêt à la sortie du film. Tant pis si, au dernier moment, le réalisateur a remonté son film et que le jeu ne colle plus à l'action. Sans parler des bugs et autres ratés, faute de temps de développement.

En général, les enfants et adolescents se font avoir. Ils ont aimé le film et ils veulent entrer dans l'action via le jeu vidéo. Et au bout de 5 minutes, ils balancent le jeu et ils réalisent qu'ils viennent de claquer le chèque de mamie pour rien.

Et puis, il y a Taxi 2...
Retour en 1998. Taxi fut une grande surprise du cinéma Français. On n'était plus habitué à des comédies rythmées, alternant gags et scènes d'action. Les comédies des années 90, c'étaient plutôt des films essayant de donner le sourire sur des thèmes a priori sérieux (Une époque formidable, La crise...) ou de mettre un acteur typé film d'auteur dans un monde absurde (Les visiteurs, Didier...)

Là, sur le papier, Taxi était parti pour être un four. Gerard Pirès n'avait plus tenu une caméra depuis 10 ans. En prime, il parti avant la fin et Gérard Krawczyk fut appelé pour les dernières scènes. Côté acteurs, Sami Naceri était le plus connu. Et par "plus connu", on entend quelqu'un ayant eu des troisième rôles dans des navets (Raï, Bouge !...)

A l'arrivée, il fit 6,5 millions d'entrée, parce que justement, c'était du neuf.

L'un des premiers surpris, c'était Luc Besson, le producteur. Cela faisait 10 ans qu'il cherchait à élargir son champ. Produire "son" cinéma. Ca avait donné des bides comme Kamikaze, Lune froide, Les mamies ou L'enfant-lion. D'habitude, il se plantait avec des films qui auraient du plaire aux spectateurs ou aux critiques. Là, il avait réussi un succès, malgré les embuches.
Taxi avait une fin. Mais Luc Besson et Gérard Krawczyk firent fi de l'épilogue pour tourner Taxi 2, deux ans plus tard.

Cette fois, tout le monde s'attend à un succès publique (effectivement, il fit 10 millions d'entrées.) Alors Luc Besson voulu surfer sur la vague avec du merchandising.
Ubisoft fut ainsi chargé de faire un jeu pour PS1, PC et Dreamcast (avec un portage simplifié pour Game Boy Color.)
Avec ses courses-poursuites, ses phases d'action et son humour, Taxi 2 semblait taillé sur-mesure pour une adaptation en jeu... Lors du lancement, on voit un montage des scènes de poursuite. On a l'eau à la bouche...

La jaquette nous promet une modélisation des environs de Marseille et toute l'ambiance du film...
Puis vous lancez le jeu et vous tomber sur ça ! Une 406 qui beugle dans un décor en carton... En prime, toutes les missions se ressemblent. Consternation !
Vu de l'extérieur, c'est encore pire avec cette voiture complètement cubique. En prime, elle avait la maniabilité d'une brique.

Bon sang, dire que l'année précédente, ce même Ubisoft avait sorti Driver... Et n'allez pas croire que c'était un freeware. Non, il fallait le payer 400frs, comme un jeu "normal" ! Luc Besson et Ubisoft escroquaient les enfants !
3 ans plus tard, Besson et Krawczyk tournèrent Taxi 3. Et bien sûr, il y eu un jeu vidéo signé Ubisoft. Cette fois-ci, il était porté sur PS2 et GameCube. Avec une version simplifiée pour Game Boy Advance.
Au moins, la 406 était rendue plus finement... Cette fois-ci, vous évoluez dans un Marseille où toutes les routes ont au moins 3 voies. De nouveau, les missions se ressemblent toutes furieusement. La voiture est quasi-indestructible. Percuter les autres ne fait que vous ralentir et c'est dommage, car l'un des buts, c'est de passer le plus vite possible devant les radars.

Taxi 3 fit polémique pour sa supposée apologie de la vitesse. D'où un Taxi 4 sans course-poursuites. Donc sans jeu vidéo. Personne ne s'en est plaint...

dimanche 28 janvier 2018

Mille Miglia (2000)

9 ans après 1000 Miglia, voici un autre jeu sur la même course. A priori, les deux titres n'ont aucun lien. Pourtant, Mille Miglia offre la possibilité de jouer sur plusieurs époques. Ce qui ressemble à ce que 1000 Miglia aurait donné, si les projets de suite avait abouti.

Le jeu possède un mode "arcade", qui permet de débuter à n'importe quel point (mais bien sûr, il faut débloquer les derniers parcours) et un mode "championnat", avec classement.
En tant que simulation auto, il offre des paysages variés. Grâce aux capacités de calcul de la PS1, il y a des cotes, des descentes, des épingles...

Par contre, pour celui qui voulait un voyage dans le temps, c'est râpé. Il n'y a pas de différence de terrain entre les années 20 et les années 50. Vous êtes à chaque fois sur de larges routes asphaltées, bordées de rails. Il n'y a pas de jauge de dommage et accessoirement, impossible d'envoyer vos adversaires dans le décor.
A l'époque, les courses se déroulaient sur de longues lignes droites. Les freins étant très mauvais, on évitait les secteurs trop sinueux. Un jeu avec de très longues lignes droites, ça n'aurait pas été très jouable. D'où le choix de faire des circuits fermés, avec plein de virages. Là, ça peut se comprendre.
L'autre intérêt, c'est de jouer avec des anciennes. A commencer par la Mercedes 300 SLR de Stirling Moss (qui parrainait le jeu.)

Les jeux dédiés étant très rares en 2000. En plus, Mille Miglia disposait de nombreuses licences... Mais le rendu est déplorable. Parfois, il faut se fier au nom pour identifier un véhicule ! Et elles font toutes le même bruit...

dimanche 7 janvier 2018

Street Racer (1994)

Après Super Mario Kart, voici l'un de ses tout premier clone : Street Racer... Du moins, Ubisoft prétendait que c'était un mix de Mario Kart avec Street Fighter 2 ! D'où le simili-E. Honda sur la boite.

Il est d'abord sorti sur Super NES. 
Dans Street Racer, point de bonus, mais vous pouvez donner des coups de poing à un concurrent. Chaque personnage possède un coup spécial. Généralement, il envoi tous les karts à proximité dans le décor. Seuls le fakir et le simili-Baron Rouge avaient quelque chose de différent : ils volaient quelques secondes.
De plus, les graphismes étaient plus fouillés. Du coup, le mode solo était meilleur que Mario Kart.
Street Racer connu un succès certain. Ubisoft n'hésita pas à le porter tout azimut, vers 1995-1996. Comme Mario Kart n'existait que pour Super NES, il avait donc un monopole pour les autres consoles... Mais bien sûr, ça ne dura pas. Monster Racer, Crash Team Racing, Toy Story Racer, Smurf Racer... Bientôt, les consoles (en particulier la PS1) furent envahies de clones de Mario Kart, souvent bâclés. Et le jeu de karting de devenir un sous-genre à part entière...

mercredi 7 novembre 2012

Muppet RaceMania (2000)

Le paradoxe de l'industrie du jeu vidéo, c'est qu'ils vous explique en permanence que copier, c'est mal. En copiant, on spolie les auteurs...

Mais par contre, ça ne gène pas du tout les développeurs de jeux de copier ce que fait le voisin!

D'où, par exemple, des innombrables clones de Mariokart (sur lesquels Nintendo ne touche pas un centime.)
Même les Muppets y ont eu droit!

Muppet RaceMania est une création de Traveller's tale, un studio spécialisé dans l'exploitation de licences.
Comme son nom l'indique, on joue avec les personnages de Jim Henson, dans des décors censément inspirés des films des Muppets.

En soit, Muppet RaceMania est un bon jeu. Il y a pas mal de personnage à débloquer, les décors sont variés, etc. Le seul problème, c'est qu'il n'apporte rien de fondamental par rapport à Mariokart.

vendredi 10 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 8. Lara Croft (1996)

Au milieu des années 90, Sega et Nintendo ont un cas de conscience. Toute une génération de gamers a grandit avec Mario ou Sonic. Maintenant, ils ont vieilli et ils veulent des jeux de leur age. Ca serait dommage de les laisser filer...
Néanmoins, aux USA, à force de lobbying, ils se sont donnés une image respectable. Night trap était un avertissement: à la moindre incartade, les associations conservatrices menacent d'effrayer leur clientèle, voir de les faire déréférencer des linéaires.
Alors, Sega et Nintendo préfèrent se cantonner à une stratégie plutôt conservatrice et rester sur un public enfants/pré-ados.

A contrario, la PlayStation est dans une stratégie très agressive de conquête. Il n'a pas de clients fidèles. Sony est l'Apple des années 90: Walkman, Discman, Handycam... C'est le roi de l'électronique grand public. Aucune grande surface ne peut lui dire "non".
La PlayStation a donc tout à gagner et rien à perdre.
Avoir une belle console, c'est bien. Mais il lui faut des jeux. Or, Nintendo et Sega sont déjà maqués avec nombre de grands développeurs. Sony fait donc appel à de petits nouveaux.

Eidos s'offre Domark (pionnier du jeu 3D avec Hard Drivin) et il se lance dans "un Indiana Jones féminin".

D'après la légende, suite à une erreur de calcul, leur héroïne se retour avec un énorme poitrine (NDLA: elle a bon dos, l'erreur.) Eidos décide alors que ça ne colle plus au personnage de Sud-américaine (?) Lara Cruise est "occidentalisée" et devient Lara Croft. Le tout moulé dans un top taille 12 ans et un micro-short.
Dire qu'à la même époque, Nintendo travaille sur Mario 64...
Tout, tout, dans Tomb Raider, est révolutionnaire. L'attrait du jeu va au-delà des formes avantageuses de Lara Croft. Et c'est pour ça que les clones ont tous sombré.
Ainsi, on n'est plus dans un point and click des années 80. On est dans un jeu d'action: il faut courir, nager, sauter, tirer, fouetter... Pas le temps de s'ennuyer !
Le premier Tomb Raider a mal vieilli: clignotement de décors, bugs et en prime, une Lara Croft ventriloque!

Par ailleurs, quand on la voit dans Tomb Raider I, difficile de croire qu'elle était un objet de fantasmes...
Justement, d'un point de vue psychologique, Lara Croft est une alchimie complexe, assez nouvelle. C'est à la fois une femme ultra-féminisée, mais au comportement très masculin. Elle est dans un registre très physique, pourtant, elle est censée être aussi une universitaire. Enfin, elle évolue dans un univers merveilleux et détaché des préoccupations du quotidien.
Lara Croft est l'une premières icône du jeu vidéo pour adolescents/adultes. L'une des clefs de son succès, c'est qu'elle est contemporaine du développement d'internet. On voit donc fleurir les sites de fans et les détournements érotiques des images du jeu.

Eidos n'hésite pas à profiter de la manne. De 1997 à 2003, il sort un nouveau jeu par an!
Il multiplie aussi les produits dérivés: statuettes, CD, BD et bien sur, films avec Angelina Jolie dans le rôle-phare. Lara Croft apparait même dans des pubs pour Seat.
Une politique plutôt inédite en Europe, qui contribuera à développer l'héroïne.

A force, le filon finira par s'épuiser. D'autant plus que d'autres héroïnes à forte poitrine apparaissent.
Mais Edix (ex-Eidos) nous promet une nouveau Tomb Raider pour 2013...