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samedi 29 mars 2025

Darty (1992)


Voilà un drôle de plateformer ! Votre personnage, c'est une Renault Express aux couleurs de Darty. En sautant sur les nuages noirs, vous les transformez en soleil.

Ne cherchez pas ce jeu. Il s'agissait d'une animation publicitaire, en amorce de la météo.

Pour rappel, jusqu'en 2007, la publicité pour les grandes surfaces était interdite, à la télévision. Le terme "grande surface" recouvrait non seulement les supermarchés et hypermarchés, mais aussi les grandes surfaces d'hifi-vidéo grand public. La parade, c'était de sponsoriser des émissions courtes, dont la météo.
Darty faisait dans le subliminal. La chaine mettait en avant la qualité de son SAV. Il disposait d'une flottille de R4 F6 (remplacée par des Renault Express, puis des Kangoo.) Donc, en cas de panne, Darty se déplaçait chez vous. D'où l'idée que la Renault Express Darty chassait vos problèmes.

Surtout, nous étions en 1992. Les consoles de jeu débarquaient à peine. L'univers du jeu vidéo était méconnu. Darty fut ainsi l'un des premiers à reprendre les codes du jeu vidéo dans une pub. La chaine devait se dire que la fameuse ménagère de moins de 50 ans devait connaître cet univers, via la console de ses enfants...

Notez enfin le soin apporté à l'animation. Avec le personnage qui se déforme ou la musique (façon jingle de bonus.) En 1992, les éditeurs ne voulaient et ne pouvaient pas en faire autant, même pour du 16-bits...

jeudi 22 août 2019

Sega Bell

Bruno Cremer, alias Jules Maigret, jouant au bandit manchot ! Maigret, c'est bien le dernier endroit où l'on s'attendrait à voir une référence aux jeux vidéo !

En fait, c'est même le dernier endroit où l'on s'attendrait à trouver quoi que ce soit d'excitant. Pensez, une série sponsorisée par une médicament pour soigner les troubles de la prostate...

Mais dans l'épisode Maigret et le Liberty bar, le commissaire pénètre dans un bar louche Marseillais. Un homme est mort avec des jetons de machine à sous. Maigret vérifie donc que les jetons correspondent à la dite-machine... Or, sur ce bandit-manchot, on peut lire "Sega Bell".
Ce n'est pas une homonymie. Sega a débuté dans la distribution de machines à sous pour les bases US du Pacifique. La Sega Bell était une Mills produite sous licence.

Il y a d'ailleurs un anachronisme : l'épisode est censé se passer en 1954. Or, Sega n'a obtenu la licence qu'en 1956. Et puis, un bar à la dérive n'aurait sûrement pas eu le dernier cri du bandit-manchot...

On revoit la machine un peu plus loin et on peut lire encore plus clairement la marque :

mardi 3 avril 2018

Nolife, no future

Triste premier avril : Nolife annonce qu'elle arrêtera de diffuser le 8 avril. Pour ceux qui connaissent la chaine, cela fait des années qu'elle était en sursit. C'est dommage car c'était LA chaine TV des otaku. J'adorais ses chroniques sur les jeux vidéos rétro. On pourrait juste lui reprocher de ne pas s'être ouverte à l'ensemble de la culture otaku d'extrême-orient, se limitant au Japon. C'était d'ailleurs dans un gratuit à destination des Japonais de Paris que j'avais entendu parler de cette chaine, pour la première fois, il y a une dizaine d'années...

Le problèmes de Nolife, c'était les autres. D'abord le CSA, l'autorité de l'audiovisuel. "Chaine de jeu vidéo", ça n'existe pas dans ses cases, alors Nolife a du s'inscrire comme "chaine musicale". Mais le CSA lui imposait 50% de musique à l'antenne. D'où des clips Japonais, qui, au final, collent bien à l'esprit otaku de la chaine. Néanmoins, dans les "50% de musique", il fallait "50% de musique française". Faute de budget, la chaine diffuse des clips "indépendant". Bref, pendant la journée, vous vous tapez des groupes très amateurs -au mauvais sens du terme- avec des images filmées au caméscope... Moi, ça a fini par me souler.

Le second problème, c'est les agences publicitaires. Nolife, c'est un million de téléspectateur. Sauf erreur, ce sont des téléspectateurs plutôt masculins, plutôt urbains et ayant des revenus à peu près confortables... Oui, mais les agences de pubs préfèrent la ménagère de moins de 50 ans ou les tribus urbaines bien identifiées (hipsters, 'caille...) Donc ils préfèrent une chaine regardée par cent mille hispters (quitte à en être le 25e annonceur) qu'une chaine regardée par un million d'otaku ! Donc, malgré ses bonnes audiences, la chaine était boudée par les annonceurs. D'où les problèmes financiers.

mardi 13 février 2018

Internet '95

En 1995, les TV décrivaient internet comme un repaire de pirates, d'escrocs prêts à vous voler votre numéro de carte bancaire, de pédophiles qui tentent de kidnapper vos enfants, de nazillons... En fait, la seule chose qui a changé, c'est qu'elles n'utilisent plus un Mac II pour illustrer leurs propos...