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dimanche 22 mai 2022

Flag to Flag (1999)

A la fin des années 90, le CART était à son apogée. Le championnat voulait conquérir une audience au-delà des Etats-Unis. L'un des médiums, c'était le jeu vidéo. Il y avait eu des CART/Indycar auparavant, mais ils étaient nuls !
Flag to Flag (alias Super Speed Racing au Japon) par Zoom, pour Dreamcast, devait relever le niveau...

Flag to Flag reproduisait toute la saison 1998. Vu de 2022, c'est la possibilité de rouler sur des tracés boudés depuis par l'Indycar (comme Surfer's Paradise) voire détruits (comme Rio.)

Tous les pilotes sont là, sauf Michael Andretti (un problème de licence ?) Il était remplacé par son patron, Carl Haas. Le fait de choisir tel ou tel pilote n'influait pas sur vos performances.

Comme en vrai, les départs sont lancés.

Ensuite, la course est assez plan, plan. Le niveau de difficulté est moyen. Tout juste peut-on reprocher aux adversaires de rouler en file indienne. La voiture est indestructible, par contre, sur le gazon, vous êtes stoppé net.

En fait, Flag to Flag n'avait ni gros défauts, ni grandes qualités. Pour 1999, les graphiques et le son étaient plus qu'honnêtes. Tout juste pouvait-on lui reprocher une absence d'originalité (voitures sécrètes, mode délirant, etc.) En fait, son problème était inhérent au CART : pilotes et circuits étaient méconnus du grand public. Y compris aux Etats-Unis.

vendredi 14 janvier 2022

Spirit of Speed 1937 (1999)

Spirit of Speed 1937 est souvent qualifié de "pire simulation auto de tous les temps". Les gamers y vont un peu fort ! En tout cas, ce fut une immense déception.

En 1998, Grand Prix Legends fut une sensation. Du moins, comme le jeu eu vite disparu des linéaires, ceux qui l'avaient acheté prétendait qu'il était génial. En 1998, internet était balbutiant. Donc le "mon grand frère a un pote qui joue à Grand Prix Legends et il parait que c'est génial", c'était une source crédible...

De quoi augmenter la frustration des gamers, face à ce jeu introuvable...

L'un des ressorts de Grand Prix Legends, c'était l'originalité. Et voici qu'en 1999, un jeu nous promettait cette fois de nous ramener en 1937 !

Grand Prix Legends, c'était une demi-douzaine de voitures et autant de circuit. Spirit of Speed 1937 proposait lui une quinzaine de voitures et une dizaine de circuits ! A vous les "flèches d'argent", les Bugatti, ERA et autres Miller. Sans parler de pistes depuis longtemps disparues comme Brooklands, Tripoli ou le Rossevelt Raceway. Visiblement, les développeurs n'ont pas eu le droit d'utiliser Indianapolis. D'où la présence du Montana State Fairground Racetrack (NDLA : un anachronisme, il a été rasé en 1932.)

La photo presse était particulièrement alléchante pour 1999 :

Ensuite, le joueur a de quoi froncer les sourcils. En effet, Microprose, Hasbro, Acclaim et LJN (ex-division d'Acclaim spécialisée dans les licences cheap) ont participé au développement. Or, mis à part Microprose, ces firmes ont la réputation de bâcler le boulot...

Ensuite, il faut sélectionner le type de jeu (one shot ou campagne), son niveau de difficulté, sa voiture, passer la présentation... Puis une affiche de la course, vous indique qu'enfin, vous pouvez jouer !

Évidemment, les graphismes sont très loin de ce qui était promis. En plus, toutes les voitures font un bruit d'aspirateur. Pour une raison inconnue, les développeurs ont rajouté des chicanes. Chicanes que l'IA tente systématiquement de prendre tout droit (butant contre les obstacles.) Au moins, ça vous permet de revenir... Côté difficulté, on passe sans transition de la possibilité de tout passer pied au plancher, à l'impression de rouler sur une patinoire... Notez la possibilité de prendre des virages à 90°, façon Tron !

On a connu pire. Mais compte tenu des attentes, Spirit of Speed 1937 a beaucoup déçu. Lancé sur PC et Dreamcast, il aurait du être porté sur Game Boy Color. Mais devant le désastre, Acclaim renonça.

jeudi 16 mai 2019

Taxi 2 (2000)

Alerte générale ! Les adaptations jeu vidéo de films sont souvent réalisées à la va-vite. Le moteur principal, c'est d'être prêt à la sortie du film. Tant pis si, au dernier moment, le réalisateur a remonté son film et que le jeu ne colle plus à l'action. Sans parler des bugs et autres ratés, faute de temps de développement.

En général, les enfants et adolescents se font avoir. Ils ont aimé le film et ils veulent entrer dans l'action via le jeu vidéo. Et au bout de 5 minutes, ils balancent le jeu et ils réalisent qu'ils viennent de claquer le chèque de mamie pour rien.

Et puis, il y a Taxi 2...
Retour en 1998. Taxi fut une grande surprise du cinéma Français. On n'était plus habitué à des comédies rythmées, alternant gags et scènes d'action. Les comédies des années 90, c'étaient plutôt des films essayant de donner le sourire sur des thèmes a priori sérieux (Une époque formidable, La crise...) ou de mettre un acteur typé film d'auteur dans un monde absurde (Les visiteurs, Didier...)

Là, sur le papier, Taxi était parti pour être un four. Gerard Pirès n'avait plus tenu une caméra depuis 10 ans. En prime, il parti avant la fin et Gérard Krawczyk fut appelé pour les dernières scènes. Côté acteurs, Sami Naceri était le plus connu. Et par "plus connu", on entend quelqu'un ayant eu des troisième rôles dans des navets (Raï, Bouge !...)

A l'arrivée, il fit 6,5 millions d'entrée, parce que justement, c'était du neuf.

L'un des premiers surpris, c'était Luc Besson, le producteur. Cela faisait 10 ans qu'il cherchait à élargir son champ. Produire "son" cinéma. Ca avait donné des bides comme Kamikaze, Lune froide, Les mamies ou L'enfant-lion. D'habitude, il se plantait avec des films qui auraient du plaire aux spectateurs ou aux critiques. Là, il avait réussi un succès, malgré les embuches.
Taxi avait une fin. Mais Luc Besson et Gérard Krawczyk firent fi de l'épilogue pour tourner Taxi 2, deux ans plus tard.

Cette fois, tout le monde s'attend à un succès publique (effectivement, il fit 10 millions d'entrées.) Alors Luc Besson voulu surfer sur la vague avec du merchandising.
Ubisoft fut ainsi chargé de faire un jeu pour PS1, PC et Dreamcast (avec un portage simplifié pour Game Boy Color.)
Avec ses courses-poursuites, ses phases d'action et son humour, Taxi 2 semblait taillé sur-mesure pour une adaptation en jeu... Lors du lancement, on voit un montage des scènes de poursuite. On a l'eau à la bouche...

La jaquette nous promet une modélisation des environs de Marseille et toute l'ambiance du film...
Puis vous lancez le jeu et vous tomber sur ça ! Une 406 qui beugle dans un décor en carton... En prime, toutes les missions se ressemblent. Consternation !
Vu de l'extérieur, c'est encore pire avec cette voiture complètement cubique. En prime, elle avait la maniabilité d'une brique.

Bon sang, dire que l'année précédente, ce même Ubisoft avait sorti Driver... Et n'allez pas croire que c'était un freeware. Non, il fallait le payer 400frs, comme un jeu "normal" ! Luc Besson et Ubisoft escroquaient les enfants !
3 ans plus tard, Besson et Krawczyk tournèrent Taxi 3. Et bien sûr, il y eu un jeu vidéo signé Ubisoft. Cette fois-ci, il était porté sur PS2 et GameCube. Avec une version simplifiée pour Game Boy Advance.
Au moins, la 406 était rendue plus finement... Cette fois-ci, vous évoluez dans un Marseille où toutes les routes ont au moins 3 voies. De nouveau, les missions se ressemblent toutes furieusement. La voiture est quasi-indestructible. Percuter les autres ne fait que vous ralentir et c'est dommage, car l'un des buts, c'est de passer le plus vite possible devant les radars.

Taxi 3 fit polémique pour sa supposée apologie de la vitesse. D'où un Taxi 4 sans course-poursuites. Donc sans jeu vidéo. Personne ne s'en est plaint...

vendredi 21 décembre 2018

Sega, 17 ans de traversée du désert

Cette semaine, cela fait 17 ans, 8 mois et 20 jours que Sega a arrêté de fabriquer des consoles de jeu. C'est à dire que la marque a passé davantage de temps à ne concevoir que des jeux, qu'à concevoir jeux et consoles.

En 1940, l'Amérique décide de stationner des bataillons entiers à Hawaï. Comme on le voit au début du film Pearl Harbor, les soldats s'ennuient ferme. Trois investisseurs créent la société Standard Games. Elle installent des machines à sous dans les bases Américaines.
Après la guerre, c'est au Japon que l'Amérique déploie des soldats en masse. Standard Games y ouvre une filiale, Service Games (Sega.) En 1957, Rosen Entreprises ouvre lui des photomaton dans les bases militaires US. Service Games, qui a acquis son indépendance, rachète Rosen Entreprises. L'entreprise se diversifie. En 1968, elle lance son premier jeu d'arcade : Periscope.

Il y a une polémique autour de Periscope, car en 1967, Namco avait lancé un jeu identique baptisé... Periscope. Celui de Sega est-il un clone ou une production sous licence ?
Mais l'histoire n'est pas finie. Sega est racheté par Gulf+Western. L'entreprise se recentre sur les jeux d'arcades et investit le marché Américain. Mais ce n'est pas l'un des grands acteurs du marché.

A la fin des années 70, Sega s'offre Gremlins et il monte enfin en puissance. Avec Frogger (1981), il tient son premier hit. Puis c'est Zaxxon (1983), un shoot'em up en pseudo-3D et en couleur, deux innovations pour l'époque.
Néanmoins, aux USA, les salles d'arcades se désertent. On les accuse d'être tenue par la mafia, d'être des lieux de deal, de prostitution, etc.

Sega se réorganise et quitte brièvement le marché Américain. En 1983, il se lance dans les consoles avec la SG-1000. Les ventes sont supérieures aux prévisions. Pour autant, face à la Famicom de Nintendo, la SG-1000 existe à peine...
En 1985, comme son rival, Sega débarque au CES de Las Vegas. Son arme s'appelle la Master System, une évolution de la SG-1000. Et comme Nintendo, il privilégie la grande distribution, là où les autres constructeurs (Atari, Amiga, NEC...) restent fidèles aux boutiques d'informatique. Au même moment, les salles d'arcades retrouvent des couleurs. Sega peut donc capitaliser son image "arcade". Le catalogue de la Master System est donc composé de portages internes (Out Run, After Burner...), mais aussi de portages de jeux développés par d'autres, comme Vigilante.
Les parents sont inquiets face au déferlement des consoles de jeu et autres ordinateurs personnels. Comme au temps des salles d'arcades, des rumeurs sont maquillées en études scientifiques. Cette fois, elles leur font croire que ces machines grillent les neurones de leur bambins.
Nintendo fait tout pour les rassurer. Ses jeux sont "intelligents" voire "éducatifs".

Sega joue lui aussi l'apaisement. Mais la Master System est à la traine face à la NES. Il faut se différencier. Il lance la Mega Drive à noël 1988 (elle n'arriva en occident qu'en 1989.) C'est une console 16-bits, là où les NES et Master System sont du 8-bits. Surtout, le catalogue est orienté gamers. Là, où Nintendo cible les pré-ados, Sega vise les ados avec des jeux de tirs et de la baston. Pour ses pubs, on voit des punks se prendre une raclée ! On est loin du monde merveilleux de Mario...
Sega a trouvé son public. Nintendo vend davantage de consoles, mais il traine une image de marque bon enfant.
Sega plait davantage aux décideurs. Il peut multiplier les licences avec Disney ou un Michael Jackson au fait de sa gloire. Ayrton Senna parraine Super Monaco GP II. Sa McLaren se fait battre par les Williams ? Pas de problèmes, Sega sponsorise l'équipe rivale !

Il lui manquait une mascotte. Ce sera Sonic, le hérisson ultra-rapide.

Au début des années 90, Sega, N°2 mondial des jeux vidéos, est au fait de sa gloire.
Hélas, Sega s'avère incapable de préparer l'après-Mega Drive. La Game Gear, réponse maladroite à la Game Boy est lourde, chère et son autonomie est ridicule (à cause de l'écran couleur.) Le Sega-CD, à greffer sur une Mega Drive, n'apporte qu'un nombre limité de jeux. Idem pour la 32X, qui transforme la console en 32-bits.

Pendant ce temps, la Super NES et surtout, la Playstation (devenue par la suite PS1) débarquent...
En 1994, quelques mois (!) après le lancement de la 32X, Sega lance la Saturn. Il y a une grave crise chez le constructeur. Tous les cadres dirigeants démissionnent ou sont écartés.

La Saturn propose quelques jeux intéressants comme Virtua Fighter ou Daytona 500. Comme d'habitude, ils ont porté leurs bornes d'arcade. Néanmoins, Nintendo a vérouillé ses éditeurs tiers, avec des contrats d'exclusivité. D'où un catalogue limité. Quant à Sony, sa PS1 possède de meilleurs graphismes. En quelques années, il s'impose face au duopole historique Sega-Nintendo. Les fans ont migré.
En 1999, la Dreamcast débarque, afin de devancer la PS2. Pour réparer les erreurs de la Saturn, elle offre d'emblée une bibliothèque plus large. Sonic est remis en avant.

La production ne suit pas et la Dreamcast se retrouve en rupture de stock. Quant à ses jeux en ligne, personne ne les utilise (on en est encore aux modem 56k.) Puis en 2000, la PS2 apparait. C'est un tsunami.

En mars 2001, Sega produit sa dernière Dreamcast.
Dans les années 90, les PC deviennent assez performant pour pouvoir jouer dessus. Sega s'accroche au wagon, en proposant des portages PC de ses jeux. A l'arrêt de la Dreamcast, il devient exclusivement éditeurs de jeux. En 2003, la marque est rachetée par Sammy.

Mis à part Yakuza ou Bayonetta, Sega n'a guère marqué les esprits avec ses lancements. Il squatte surtout les boutiques en ligne de la PS3 et de la Xbox. Finalement, c'est avec l'ex-ennemi-intime Nintendo qu'il reprend des couleurs. Voir Sonic et Mario, ensemble dans un jeu, c'est tout simplement surréaliste !
Aujourd'hui, Sega est un acteur mineur des jeux vidéos. Il surfe surtout sur la nostalgie, avec de nouveaux Sonic et une Mega Drive Mini.

dimanche 13 septembre 2009

Rush Rush Rally Racing (2009)

Le problème de la plupart des jeux actuels de voitures, c'est qu'ils sont trop complexes. Cela devient comme les simulateur d'avions.

RRRR revient aux bases: une vue de dessus, une poignée de voitures et de circuits imaginaires, pas de réglages et quatre niveaux de difficulté.
On dirait un jeu flash en téléchargement gratuit. Sauf qu'il y a 2 (mauvaises) blagues:
1) Il est payant (22$)
2) Il tourne sur Dreamcast.

Là, l'éditeur, Red Spot Games, vient de se tirer une balle dans le pays.

lundi 5 juin 2006

Sega GT 2002 (2002, logique...)

De même que la Saturn n'a pas résisté au tsunami PS1, la Dreamcast se noie face à la PS2. Criblé de dettes, Sega songe déjà à se reconvertir comme simple éditeur de jeux, deux ans à peine après le lancement de sa console.

Un des derniers essais fut cette copie de GT3. Comme d'habitude, le résultat est honnête, sauf que l'original est beaucoup mieux

Metropolis Street Racer (2000)

Après l’échec de la Saturn, Sega tente sa chance une dernière fois avec la Dreamcast, une console 100% gamer. Malgré la sortie simultanée de la PS2, les débuts sont encourageants.

M.S.R. n'a rien à voir avec le film de Fritz Lang. Il s'agit d'un nouveau concept, très en vogue vers 2000: la course entre voitures "tunées" sur des circuits en ville, façon Fast and Furious. Lorsque vous gagnez une course, vous pouvez obtenir de l'argent pour vous payer une nouvelle voiture ou des accessoires. Le must étant d'avoir "Sa" voiture.
Paradoxalement, le genre est apparu au Japon où il n'y a jamais eu de circuits tracés en ville.