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mardi 23 juillet 2019

Turbo Cup (1988)

Pour un jeu sponsorisé par un pilote, il faut a priori un pilote connu, comme Ayrton Senna ou Mario Andretti.

Mais voilà, en 1987, Loriciels venait d'ouvrir ses portes. Cet éditeur n'avait pas les moyens de s'offrir une licence couteuse. D'où un jeu centré sur la campagne victorieuse de René Metge en Carrera Cup !

Metge fut surtout connu pour les rallyes-raid, notamment le Paris-Dakar ou le Paris-Moscou. Metge fut aussi un pilote circuit. Après avoir fait les beaux jours de Triumph en tourisme, il disputa plusieurs fois les 24 heures du Mans et remporta la toute première Carrera Cup France (qui s'appelait alors Turbo Cup et se courrait avec des 944 Turbo.)

La 944 Turbo de Metge était aux couleurs de Loriciels. Un an après son titre, en 1988, l'éditeur proposa Turbo Cup. Le jeu était livré avec la 944 de Metge, au 1/24e.
Sauf erreur, Turbo Cup est à la fois le seul jeu mettant en scène une 944 et le seul jeu où les circuits Français apparaissent. En effet, vous pouviez rouler à Magny-Cours, Dijon, Nogaro ou sur le Paul Ricard...
Pour 1988, les graphismes étaient très, très corrects. La Porsche du pilote était assez fidèlement reproduite. Le jeu décrocha d'ailleurs un Tilt d'or.

Par contre, pour le réalisme... Les circuits se ressemblaient tous plus ou moins, avec de longues lignes droites et des courbes assez gentillettes.
En mode "course", les adversaires étaient tous en orange. Evidemment, point de jauge de dommage. Vous pouviez vous appuyez sur eux pour négocier les virages.
Loriciels avait bien rentabilisé son bébé, en le proposant sur Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et même Sinclair ZX.

Par contre, point de version PC.
Loriciels était un des 1001 éditeurs qui créaient des jeux à la chaine pour Amiga et Atari ST. Turbo Cup fut son seul jeu de courses. Le déclin de ses deux machines lui fut fatal et elle ferma en 1994.

Turbo Cup possède aujourd'hui un indéniable côté exotique, par rapport aux autres jeux contemporains.

vendredi 24 mai 2019

Franko : the crazy revenge (1994)

Au début des années 90, Mariusz Pawluk trouvait que sa ville de Szczecin était vraiment craignos. Cette ville portuaire de l'ouest de la Pologne était frappée par un chômage massif, suite à la chute du mur et au déclin des chantiers naval. Avec ses zonards, ses dealers et ses immeubles délabrés, on dirait un décor de beat'em up type Double Dragon !

Mariusz Pawluk s'est dit que puisse que ça ressemble à un décor de beat'em up, pourquoi ne pas en faire un jeu ? Il fonda World software, il trouva un éditeur, Mirage et en 1994, il lança Franko : the crazy revenge.
A priori, World Software se limitait peu ou proue à Mariusz Pawluk. Il a du beaucoup improviser et ses moyens étaient ridicule.

Ceci explique que son jeu fut développé pour Amiga 500 (une machine moribonde depuis 1990, cf. Burnin Rubber.) Ca explique aussi ses graphismes affreux, dignes de Paint. Et dignes surtout d'un collégien...
La cinématique était affreuse. Dans la tradition de l'Amiga 500, il mettait des plombes à charger. Vous frappez un ennemi, le pouce vous indique que vous pouvez avancer et... Vous devez attendre que l'Amiga charge la scène suivante.

Pour autant, c'était a priori le premier jeu développé en Pologne. Avec ses jets d'hémoglobine, il était ultra-violent. Ce qui plu dans les pays de l'est, c'était l'ambiance "slave". On était loin des simili-New York des jeux japonais. Ici, vous aviez des cités aux murs tagués et des voitures locales... Sur le parking, il y avait des Aleko Travia déglinguées :
Un peu plus loin, un SDF cuve dans une épave d'Opel Omega break :
Et surtout, il y avait un tableau bonus, en Fiat 126P. But du jeu : écraser les punks, tout en évitant les honnêtes gens et les personnes âgées !
Dans la version Amiga, l'accélérateur était couplé au klaxon (NDLA : pourquoi ont-ils mis un klaxon ?) Un bug corrigé dans la version PC, sortie en 1996.
En 2013, des programmeurs Polonais développèrent une suite, Franko 2 : revenge is back. Malgré la nostalgie, le financement participatif fut un flop. En 2014, il évolua en Franko 2 : emigrant revenge. Vu le thème et certains screenshots, on peut être content qu'il n'ait pas vu le jour...

lundi 28 mai 2018

Andy Wahrol et l'Amiga 1000 (1985)

En 1985, Commodore lance l'Amiga 1000. Cet ordinateur devait remplacer leur best-seller, le C64. L'informatique était alors un monde qui évoluait très vite. Beaucoup de fabricants avait tout donné dans leur premier bébé et ils étaient incapable de passer le cap du second produit.

Commodore devait donc marquer le coup. Pour les débuts New-yorkais, ils se sont offerts l'incontournable artiste Andy Wahrol et Debbie Harry. L'ex-chanteuse de Blondie était justement en plein come-back avec un 45t tiré de la BO de Scarface.
En plus de son apparition à la soirée de lancement de l'Amiga 1000, Wahrol devait créer des œuvres sur ordinateur. Quelque chose de tout nouveau, en 1985. A l'époque, la plupart des machines avaient des écrans monochromes, voir la carte graphique CGA d'IBM (avec quatre couleurs -cyan, magenta, noir, gris-.)

Il signa une curieuse Venus de Botticelli à trois yeux et une "boite à soupe Campbell" digne d'un gamin qui découvre Paint. Il remplit quelques disquettes, puis il passa à autre chose. Wahrol était très demandé. Mercedes lui confia une série de peintures pour son centenaire (programmé pour 1986.) Série qui resta inachevée à sa mort, en 1987.
Quelqu'un mis la vidéo de la soirée de présentation sur YouTube. En 2011, un internaute vit la vidéo et il voulu retrouver les disquettes. Le musée Andy Wahrol de Pittsburg possédait quelques unes des disquettes. Le club informatique de l'université de Carnegie Mellon avait un Amiga 1000.
En 2014, après 29 ans, les fichiers informatiques d'Andy Wahrol reprirent vie.

A l'époque, grâce à l'aspect "on a retrouvé des œuvres disparues", l'affaire fit le buzz. Néanmoins, force est de constater que ce n'était pas les meilleures travaux de Wahrol...

jeudi 10 mai 2018

Rampage (1986)

Au milieu des années 80, les performances des machines (aussi bien les bornes d'arcades, que les consoles et les ordinateurs) font un bond en avant. Les développeurs se cherchent. D'autant plus que la technologie ne progressent pas forcément dans le sens qui les arrange... Rampage est un hybride typique de cet époque. Un scénario encore simplissime, mais avec des graphismes plus fouillés.

On contrôle au choix un loup-garou, un gorille géant ou un lézard géant. L'époque n'est pas encore au respect du copyright et aux bataillons d'avocats. Alors le gorille est un clone de King Kong et le lézard, un Godzilla à peine maquillé. Le but est simple : marcher à travers les villes américaines et tout casser ! On est entre le beat'em all et le jeu de plateforme.
Né pour les salles d'arcades, Rampage est vite porté sur consoles. C'était d'ailleurs l'un des rares jeux proposé à la fois sur NES et sur Master System ! A l'occasion du portage, un quatrième personnage apparait : Larry, le rat mutant.

Mais ce fut un feu de paille. Le gamer de la fin des années 80 en voulait davantage. Qu'il s'agisse de baston ou d'exploration. Atari tente tout de même de le porter sur la Lynx, alors que son quart d'heure de gloire est achevé depuis longtemps...
En 1997, Rampage est ressorti des cartons avec Rampage : World tour. Puis il y eu Rampage 2 : Universal tour, en 1999, Rampage through time, en 2000 et Rampage: Total destruction, en 2006. A chaque fois, les critiques sont exécrables, mais les jeux se vendent bien !

En 2009, Warner Bros rachète Midway et la franchise Rampage fait parti du deal. Dès 2011, on évoque un projet d'adaptation cinématographique. D'où le film pop-corn de 2018, avec Dwayne Johnson !

dimanche 18 février 2018

Continental Circus (1987)

Le Continental Circus, c'était un vieux surnom du Moto GP, à une époque où toutes les épreuves avaient lieu en Europe. D'où le documentaire éponyme de 1972. Curieusement, c'est le nom que donna Taito à sa simulation de F1.

Dans Continental Circus, vous preniez le volant d'une Lotus F1. La grande nouveauté, c'était le notion de saison. Ainsi, vous couriez sur une dizaine de circuits, comme en vrai.
Au départ le speaker enchaine "Gentlemen, start your engine. 30 seconds. Go !" Alors que normalement, lorsque l'on dit "30 seconds", cela signifie qu'il reste... 30 secondes...

Ensuite, c'est le principe de Pole Position : vous partez 100e et vous devez doubler 20 voitures en 4 tours. Votre position d'arrivée détermine votre place sur la course suivante, où vous devez cette fois finir dans les 80 premiers et ainsi de suite jusqu'à la finale, où il faut finir sur le podium. Sachant qu'à chaque fois, au départ, vous perdez 5, 6 places. Comme dans WEC Le Mans 24, les autres voitures se télescopent. Ca fait ça de moins à doubler, mais cela représente surtout des débris à éviter...
Lors de l'introduction, les circuits ont une forme réaliste, surtout Hockenheim. Mais en fait, le tracé sur lequel vous roulez ensuite n'a plus rien à voir avec la carte ! Ce sont tous des circuits sinueux.

Pour le portage sur ordis, les graphismes ont été très simplifiés...

lundi 12 février 2018

WEC Le Mans 24 (1986)

Suite et fin de cette mini-anthologie sur les jeux autour des 24 heures du Mans. Voici le doyen : WEC Le Mans 24, de Konami. Il est apparu sur borne d'arcade en 1986, puis il fut porté sur C64, Spectrum, Amstrad et Amiga !

Sur le fond, il rappelle beaucoup la borne éponyme de Sega. Vous roulez sur le circuit des 24 heures du Mans, il y a des check-point à plusieurs endroits du tracé et chaque tour représente 6 heures de course (donc avec conditions changeantes au fil du tracé.)
La forme, elle, en est très loin. Premièrement, il n'y a pas de notion de position : au fil du tour, des grappes de concurrents surgissent. Le temps est limité et la moindre touchette vous envoi dans le décor (avec un tonneau qui rappelle Sega.) Les voitures vous ralentissent et c'est la seule raison pour laquelle vous devez les doubler. Côté réalisme, c'est zéro. Le vrai circuit est très plat et surtout composé de longues lignes droites. Chez Konami, il devient un parcours sinueux avec des montées et des descentes. Accessoirement, ils ne se sont pas foulé pour les adversaires : il n'y a que des protos et des 911.

Bref, on hésite entre une version perfectionné d'Enduro ou un clone d'Out Run, mais avec des panneaux publicitaires des 24 heures du Mans.

dimanche 7 janvier 2018

Street Racer (1994)

Après Super Mario Kart, voici l'un de ses tout premier clone : Street Racer... Du moins, Ubisoft prétendait que c'était un mix de Mario Kart avec Street Fighter 2 ! D'où le simili-E. Honda sur la boite.

Il est d'abord sorti sur Super NES. 
Dans Street Racer, point de bonus, mais vous pouvez donner des coups de poing à un concurrent. Chaque personnage possède un coup spécial. Généralement, il envoi tous les karts à proximité dans le décor. Seuls le fakir et le simili-Baron Rouge avaient quelque chose de différent : ils volaient quelques secondes.
De plus, les graphismes étaient plus fouillés. Du coup, le mode solo était meilleur que Mario Kart.
Street Racer connu un succès certain. Ubisoft n'hésita pas à le porter tout azimut, vers 1995-1996. Comme Mario Kart n'existait que pour Super NES, il avait donc un monopole pour les autres consoles... Mais bien sûr, ça ne dura pas. Monster Racer, Crash Team Racing, Toy Story Racer, Smurf Racer... Bientôt, les consoles (en particulier la PS1) furent envahies de clones de Mario Kart, souvent bâclés. Et le jeu de karting de devenir un sous-genre à part entière...

dimanche 7 février 2016

Ferrari Formula One (1988)

Je pensais que j'en avais déjà parlé...

Mesdames et messieurs, voici le tout premier jeu disposant d'une licence Ferrari.
Vous voici donc dans la peau d'un pilote de la Scuderia : visite de l'usine, essais privés, développements et bien sûr, courses.

Le gros souci, c'est qu'il se joue avec la souris et non au joystick. Beaucoup de gens le trouvèrent tout bonnement injouable.

Le jeu fut vite oublié. Par contre, le développeur, Electronic Arts, fera d'autres jeux sur la F1...

mardi 7 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 5. Gals panic (1990)

Aujourd'hui, avec internet, tout vos fantasmes sont à portée de clic.
A la fin des années 80, il en allait tout autrement pour l'adolescent mâle contrôlé par ses hormones!

Il y avait ceux qui se rendaient discrètement dans les boutiques de jeux du boulevard Voltaire. Rouge de honte, notre ado fouille dans le rayon "érotique". Les boites montrent des filles en mini-jupes, voir en bikinis, avec un regard qui dit: "Il y en aura encore plus à l'intérieur."
Puis il paye sans regarder le vendeur.

L'époque était aussi celle des clubs d'informatique. Avec les disquettes qu'on s'échange sous le manteau.
"T'as des trucs de [censuré]? - Oui, tu vas voir, c'est hyper-chaud!"

Notre ado rentre chez lui, tout fébrile. A lui les filles dénudées!
Il vérifie que les parents ne sont pas là. Puis il insère sa disquette dans son Amiga 500 ou son Atari ST... Puis il attend que sa charge... Et que ça charge encore...
L'un des plus fameux jeux érotique de l'époque est Gals Panic. C'est un sous-Qix: il faut dégager l'écran et on voit alors une photo de charme apparaitre. Plus vous progressez et moins la fille est habillée.

On trouvait également des jeux de strip-poker.
Voir des espèces de gif érotiques animés (mais en 8-bits.)

Il faut se souvenir que les disquettes ne contenaient que 1,44MB de données! Donc, impossible d'y mettre ne serait-ce qu'une seule photo haute-définition.
Notre ado en quête d'images d'attributs féminins restera sur sa faim. Le vendeur du boulevard Voltaire ou le gars qui lui a filé la disquette doit bien rigoler!

Pire: Gals panic a donné lieu à pas mal de clones et de pirates. L'éditeur Kaneko lancera même Panic Street: un jeu identique, mais les images de fond n'ont rien du tout d'érotique. Et là, notre ado se rendra compte qu'il s'est bien fait avoir!

vendredi 3 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 3. Leisure suit Larry (1987)

Au milieu des années 80, le monde du jeu vidéo se scinde en deux.
D'un côté, il y a les consoles, qui visent un public plutôt enfantin. Le succès de la NES, puis de la Master System fait la fortune d'éditeurs comme Konami ou Electronic Arts, qui deviennent de vrais mastodontes.
En face, il y a les ordinateurs (Apple II, C64, Spectrum, Amstrad, Amiga, Atari ST...) De part le prix et la complexité des machines, elles sont achetés par des gamers adolescents, voir adultes. Les éditeurs sont plutôt de fragiles PME.

En 1981, On-line system sort Softporn adventure. Un jeu exclusivement en textes, où un ringard tente de draguer. Les femmes sur la pochettes sont les épouses des patrons d'On-line et la comptable !
On-line system devient Sierra, ils ont l'idée de transformer Softporn adventure en point-and-click (un style typique des jeux vidéos pour ordis des années 80.)

Dans Leisure Suit Larry, vous dirigez Larry Laffer. Ce quadra libidineux, petit, déboisé et bedonnant, explore de nombreux lieux, pour chercher des partenaires.
Le ton général est comique: Laffer est un piètre dragueur et ses aventures se terminent souvent mal. C'est avant tout un détournement érotisant des jeux d'aventures de l'époque.
Le jeu fait un mini-scandale à cause de son ton très "amour libre", en plein retour du puritanisme.

Ensuite, on n'y voit pas grand chose. L'ado en quête de chair nues reste sur sa faim.

Sierra use du filon avec un épisode 2 en 1988, puis un épisode 3 en 1989. Mais Leisure suit Larry subit simultanément le déclin des ordis, celui des point-and-click... Et l'arrivée de jeu plus franchement érotiques!
Un épisode 4 est annulé, puis les sorties s'espacent.

L'homme au pat d'eph et au slip léopard garde des fans, qui espèrent un épisode 8.

jeudi 29 décembre 2011

Vigilante (1988)

Un jeu d'arcade, où la copine d'un pratiquant d'art martial se kidnapper et où le gars affronte un gang en pleine ville? Il s'agit bien sur de Vigilante !

Ainsi, Vigilante fut le premier clone de Double Dragon.
La seule innovation, c'était le style post-apocalyptique du décor, qui allait bientôt devenir la norme des beat'em all...

Double Dragon (1987)

Sur Nolife, j'ai vu hier un hommage aux beat'em all et à Double dragon.

Ce jeu était en 1987 et il a été porté sur pas mal de console. Pour ma part, je l'avais sur Game boy.

D'après son créateur, c'était le premier Beat'em all. En fait, il y en avait eu d'autres avant (cf. Karateka ou Barbarian.) Les nouveautés de DD, c'était la pseudo-3D, les mini-animations (par ex: la porte qui s'ouvre et le boss qui en sort) et la possibilité de ramasser les armes des ennemis.
Le rapport avec les voitures? Il est facile à trouver!

Ainsi, l'intro débute au garage "Matin". C'est là que Marion se fait kidnapper sous les yeux de Billy Lee et de son frère Jimmy (spoiler: c'est Jimmy qui a commandité le kidnapping.)
Plus loin, on croise une pub pour une Cox.
Et dans Double Dragon 3, il y a carrément une Toyota 2000 GT de garée. Et je ne parle même pas des nombreuses épaves rouillées...

L'un des trucs qui a miné la série, ce sont les problèmes financiers de l'éditeur, Techno. Après Double Dragon 2, ils ont bâclé Double Dragon 3, puis il y a eu un jeu de beach volley avec Billy et Jimmy (!) et enfin, il y a eu Double Dragon 4 façon clone de Street Fighter 2.

mercredi 16 novembre 2011

Test drive II: the duel (1989)

Test drive était l'un des premiers jeux où pouvait choisir sa voiture. En plus, on pouvait conduire une vraie Ferrari ou une vraie Porsche, pas un clone sans licence!

Test drive II propose évidemment plus de voitures. Le mode "duel" apporte surtout de la difficulté: vous roulez face à une voiture qui ne risque pas de contraventions pour excès de vitesse!
Le point fort, c'est que vous avez le choix du décor.
En prime, grâce à des add-ons, vous pouvez conduire des muscle cars (je me souviens notamment d'une Camaro Z-28...)

Notez que Test Drive II était proposé sur quantité de plateformes. Même si, sauf erreur, en Europe, il fallait se contenter des versions PC, Atari ST, Amiga et Mac.

mercredi 20 juillet 2011

Sukiya (sortie prévue en 1992)

A la fin des années 80, les développeurs Français croyaient en un jeu vidéo "à la française". Lankhor lança ainsi Le manoir de Mortevielle,en 1988. C'était une histoire d'enquête avec des énigmes à résoudre et des indices à dénicher.
En 1990, le héros principal, Jérôme Lange, revient dans Maupiti Island. Alors qu'il prenait la route pour le Japon, son navire (on est en 1953) doit faire escale sur l'île polynésienne de Maupiti (qui existe réellement) pour cause de tempête. A peine arrivé à Maupiti, Lange doit enquêter sur un enlèvement. A la fin du jeu, il y a un teaser: le dernier écran annonce que Lange va maintenant s'attaquer à Suriya (ou "Souriya".)
Maupiti Island est un succès et Lankhor s'attaque donc au troisième volet (renommé "Sukiya"), où l'action se passe cette fois dans un monastère Japonais. Il devait sortir en 1992.
Néanmoins, entre temps, le jeu La secte noire a fait un bide. Lankhor doit faire le ménage et se concentrer sur quelques titres ayant un potentiel commercial. Vroom est sauvé, mais Sukiya part à la poubelle.

Il ne reste du titre que quelques images du développement et toute l'introduction. Dans cette dernière, on voit une Citroën DS19, phare allumés, au pied du mont Fuji.

L'idée de la DS19 était plutôt originale. Mais c'est un anachronisme: elle a été présentée en 1955 (et la production n'a vraiment débutée qu'en 1957), alors que Maupiti Island se passe en 1953 (comme je l'ai dit plus haut.) De toute façon, pourquoi est-ce qu'un bateau qui va de France vers le Japon passe près de Tahiti ?

vendredi 15 juillet 2011

Super cars II (1991)

Je l'ai évoqué lors d'un récent Brève rencontre.

Voici une simulation pour Atari ST et Amiga. En fait de "supercars", vous avez droit à une Fiat Coupé, une Porsche 911 (964) et une Alfa Romeo SZ... Ou plutôt, faute de licence, d'une "Vaug Interceptor", d'une "Taraco Neoroder" et d'une "Retron Parsec"!

dimanche 6 septembre 2009

Les aventures de Moktar (1992)

Au début des années 90, Vincent Lagaff rajoutait un peu de texte sur french Kiss de Lil Louis et ça donnait Bo le lavabo. Fort de ce succès, il revint avec La Zoubida, une espèce de rap orientalisant assez raciste (avec les clichés de l'Arabe voleur de scooter et de la beurette presque séquestrée par sa mère.)

En parallèle, Titus sorti une version jeu vidéo de la Zoubida baptisé "les aventures de Moktar volume 1". En fait, il s'agit d'une version à peine modifiée du Blues brothers créé plus tôt par le même éditeur.
Vous dirigez donc Moktar, le personnage principal de la Zoubida, qui doit aller délivrer sa copine, la fameuse Zoubida. Au passage, il doit traverser différents niveaux (métro, chantier, cité HLM...) et affronter des méchants, sachant qu'il n'a pas d'armes et qu'il ne peut que leur lancer des objets. Il y avait un niveau où il conduisait son fameux scooter doré.
L'accueil fut plutôt glacial. Il était sorti sur ordinateurs et à l'époque, le public des gamers se méfiait terriblement d'un produit estampillé TF1. De mémoire, la presse spécialisé ne l'avait pas testé. Dommage, car au-delà de son pitch controversé, Les aventures de Moktar volume 1 proposait des graphismes assez bons pour l'époque, y compris en version PC. Par contre, faute d'armes et d'objets à lancer en nombre suffisant, il était terriblement difficile.
Evidemment, il n'y a jamais eu de "les aventures de Moktar volume 2". Notez qu'aux Etats-Unis, où Lagaff est un inconnu, Moktar était remplacé par Fox, la mascotte de Titus et cela donnait "the adventures of Fox: to Marrakech and back".

lundi 21 avril 2008

Crime wave (1990)

Un jeu pour Atari ST, Amiga et PC. Le pitch est simple: la fille du président des Etats-Unis a été kidnappé et elle est séquestrée dans une New York livré aux gang. Alors, on a fait appel à vous. Armé jusqu'aux dents, vous devez la délivrer...

Je l'avais en copie pirate sur mon PC et il plantait au milieu du 3e tableau.

Le rapport avec les voitures? Il y en a quelques unes en guise de décor. Comme cette Jaguar XJ-S immaculée bien que ça canarde de partout...

mardi 25 décembre 2007

Touring Car Racer (1991)

Touring Car Racer innovait dans pas mal de points :
- Les voitures étaient celles du championnat de tourisme anglais (au lieu des habituelles Ferrari, Porsche et Lamborghini) comme plus tard dans TOCA.
- Le jeu avait décroché les licences de 4 voitures (BMW, Nissan, Toyota et Vauxhall)
- Ils avait récréé les circuits utilisés (Brands Hatch, Donington Park, Oulton Park et Silverstone), au lieu des habituels circuits ouverts.

Hélas, une fois passé la présentation, on se retrouve avec un jeu en banale "vu d'une tierce personne" et bien malin qui arrive à différencier les voitures (là, par exemple, les noires sont censées être des Nissan Primera.)

En plus, il n'était disponible que sur Amiga 500. Or, en 1991, cette machine commençait à être débordée par les consoles 16 bit.

mardi 1 août 2006

Chicago 90 (1989)

Non, ce n'est pas un ancêtre de GTA...

En fait ici, vous incarnez soit un gangster, soit un flic. Dans un cas, vous devez semer les autres, dans l'autre, attraper le méchant. Il était dispo sur Amstrad et sur Amiga. Notez que c'est un jeu Français, oui monsieur !

jeudi 27 juillet 2006

Beverly Hills Cop (le flic de Beverly Hills en V.F.) (1990)

On continue dans les kitscheries avec ce jeu inspirés d'un film... Sorti des années plus tôt (en 1990, on en était déjà au "2", non?)

Ce qui faisait le sel du film, c'était l'humour: un jeune flic black de Detroit qui se retrouve dans une ville huppée. Pour l'adaptation, on a le droit à une série de jeu vaguement inspiré: niveau 1, balade dans un entrepot; niveau 2, course poursuite dans le désert (???); niveau 3, balade dans les jardins de la maison du méchant façon Zelda et niveau 4, balade dans un labyrinthe à la recherche du boss. Prevoyez le café, sinon, vous vous endormirez très rapidement.