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vendredi 15 novembre 2024

Sabrina (1989)


Les jeux vidéos avec une protagoniste féminin ont longtemps été très rares. Mais ce Sabrina n'a rien d'un manifeste féministe, au contraire... Notez que le jeu était vendu avec une cassette des meilleurs titres de la chanteuse !


En 1989, l'Europe découvrait Sabrina (Sabrina Salermo, pour l'état-civil.) Son titre Boys était très moyen. Oui, mais dans le clip, son haut de bikini n'arrêtait pas de glisser...

Sabrina vivait son quart d'heure de gloire. L'éditeur Iber Soft avait compris qu'il pouvait en tirer parti..

Voici, donc Sabrina. Curieusement, il fut porté sur MSX, ZX Spectrum et Amstrad CPC, trois machines alors obsolètes. Les Espagnols en étaient peut-être encore à ça, mais ailleurs, on ne jurait que par les Amiga, Amstrad CPC+ et autres Atari ST. D'où des exportations forcément confidentielles.

Visez l'écran de lancement, très classe...

Sabrina arrive à Madrid, pour un concert. Mais les transports en commun sont en grève. Elle devra donc marcher jusqu'à la salle.

Admirez son profil...

C'est un beat'em all. La chanteuse doit faire face à de méchants passants. Elle peut donner des coups de pieds bas (principalement pour dégager les bombinettes qu'on lui balance) et des coups de... Pieds ? Poings ? Non, c'est sa poitrine, qu'elle utilise face aux adversaires !


C'est l'archétype du jeu rigolo, un peu kitsch, mais dont on se lasse au bout de dix secondes. Il n'y a pas de musique, les deux niveaux sont monotones. Accessoirement, le personnage n'a aucun moyen de parer les coups. L'un des ennemis fonce sur vous et vous êtes condamné à le subit.

Mais si vous allez au bout, l'écran de victoire est une image de concert topless !


Iber Soft a fait long feu. Des amateurs ont créé un Sabrina amélioré, Sardina Forever. Il utilise Boys comme bande-son, est en couleur et surtout, le personnage peut donner des claques.

mardi 23 juillet 2019

Turbo Cup (1988)

Pour un jeu sponsorisé par un pilote, il faut a priori un pilote connu, comme Ayrton Senna ou Mario Andretti.

Mais voilà, en 1987, Loriciels venait d'ouvrir ses portes. Cet éditeur n'avait pas les moyens de s'offrir une licence couteuse. D'où un jeu centré sur la campagne victorieuse de René Metge en Carrera Cup !

Metge fut surtout connu pour les rallyes-raid, notamment le Paris-Dakar ou le Paris-Moscou. Metge fut aussi un pilote circuit. Après avoir fait les beaux jours de Triumph en tourisme, il disputa plusieurs fois les 24 heures du Mans et remporta la toute première Carrera Cup France (qui s'appelait alors Turbo Cup et se courrait avec des 944 Turbo.)

La 944 Turbo de Metge était aux couleurs de Loriciels. Un an après son titre, en 1988, l'éditeur proposa Turbo Cup. Le jeu était livré avec la 944 de Metge, au 1/24e.
Sauf erreur, Turbo Cup est à la fois le seul jeu mettant en scène une 944 et le seul jeu où les circuits Français apparaissent. En effet, vous pouviez rouler à Magny-Cours, Dijon, Nogaro ou sur le Paul Ricard...
Pour 1988, les graphismes étaient très, très corrects. La Porsche du pilote était assez fidèlement reproduite. Le jeu décrocha d'ailleurs un Tilt d'or.

Par contre, pour le réalisme... Les circuits se ressemblaient tous plus ou moins, avec de longues lignes droites et des courbes assez gentillettes.
En mode "course", les adversaires étaient tous en orange. Evidemment, point de jauge de dommage. Vous pouviez vous appuyez sur eux pour négocier les virages.
Loriciels avait bien rentabilisé son bébé, en le proposant sur Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et même Sinclair ZX.

Par contre, point de version PC.
Loriciels était un des 1001 éditeurs qui créaient des jeux à la chaine pour Amiga et Atari ST. Turbo Cup fut son seul jeu de courses. Le déclin de ses deux machines lui fut fatal et elle ferma en 1994.

Turbo Cup possède aujourd'hui un indéniable côté exotique, par rapport aux autres jeux contemporains.

jeudi 10 mai 2018

Rampage (1986)

Au milieu des années 80, les performances des machines (aussi bien les bornes d'arcades, que les consoles et les ordinateurs) font un bond en avant. Les développeurs se cherchent. D'autant plus que la technologie ne progressent pas forcément dans le sens qui les arrange... Rampage est un hybride typique de cet époque. Un scénario encore simplissime, mais avec des graphismes plus fouillés.

On contrôle au choix un loup-garou, un gorille géant ou un lézard géant. L'époque n'est pas encore au respect du copyright et aux bataillons d'avocats. Alors le gorille est un clone de King Kong et le lézard, un Godzilla à peine maquillé. Le but est simple : marcher à travers les villes américaines et tout casser ! On est entre le beat'em all et le jeu de plateforme.
Né pour les salles d'arcades, Rampage est vite porté sur consoles. C'était d'ailleurs l'un des rares jeux proposé à la fois sur NES et sur Master System ! A l'occasion du portage, un quatrième personnage apparait : Larry, le rat mutant.

Mais ce fut un feu de paille. Le gamer de la fin des années 80 en voulait davantage. Qu'il s'agisse de baston ou d'exploration. Atari tente tout de même de le porter sur la Lynx, alors que son quart d'heure de gloire est achevé depuis longtemps...
En 1997, Rampage est ressorti des cartons avec Rampage : World tour. Puis il y eu Rampage 2 : Universal tour, en 1999, Rampage through time, en 2000 et Rampage: Total destruction, en 2006. A chaque fois, les critiques sont exécrables, mais les jeux se vendent bien !

En 2009, Warner Bros rachète Midway et la franchise Rampage fait parti du deal. Dès 2011, on évoque un projet d'adaptation cinématographique. D'où le film pop-corn de 2018, avec Dwayne Johnson !

dimanche 18 février 2018

Continental Circus (1987)

Le Continental Circus, c'était un vieux surnom du Moto GP, à une époque où toutes les épreuves avaient lieu en Europe. D'où le documentaire éponyme de 1972. Curieusement, c'est le nom que donna Taito à sa simulation de F1.

Dans Continental Circus, vous preniez le volant d'une Lotus F1. La grande nouveauté, c'était le notion de saison. Ainsi, vous couriez sur une dizaine de circuits, comme en vrai.
Au départ le speaker enchaine "Gentlemen, start your engine. 30 seconds. Go !" Alors que normalement, lorsque l'on dit "30 seconds", cela signifie qu'il reste... 30 secondes...

Ensuite, c'est le principe de Pole Position : vous partez 100e et vous devez doubler 20 voitures en 4 tours. Votre position d'arrivée détermine votre place sur la course suivante, où vous devez cette fois finir dans les 80 premiers et ainsi de suite jusqu'à la finale, où il faut finir sur le podium. Sachant qu'à chaque fois, au départ, vous perdez 5, 6 places. Comme dans WEC Le Mans 24, les autres voitures se télescopent. Ca fait ça de moins à doubler, mais cela représente surtout des débris à éviter...
Lors de l'introduction, les circuits ont une forme réaliste, surtout Hockenheim. Mais en fait, le tracé sur lequel vous roulez ensuite n'a plus rien à voir avec la carte ! Ce sont tous des circuits sinueux.

Pour le portage sur ordis, les graphismes ont été très simplifiés...

lundi 12 février 2018

WEC Le Mans 24 (1986)

Suite et fin de cette mini-anthologie sur les jeux autour des 24 heures du Mans. Voici le doyen : WEC Le Mans 24, de Konami. Il est apparu sur borne d'arcade en 1986, puis il fut porté sur C64, Spectrum, Amstrad et Amiga !

Sur le fond, il rappelle beaucoup la borne éponyme de Sega. Vous roulez sur le circuit des 24 heures du Mans, il y a des check-point à plusieurs endroits du tracé et chaque tour représente 6 heures de course (donc avec conditions changeantes au fil du tracé.)
La forme, elle, en est très loin. Premièrement, il n'y a pas de notion de position : au fil du tour, des grappes de concurrents surgissent. Le temps est limité et la moindre touchette vous envoi dans le décor (avec un tonneau qui rappelle Sega.) Les voitures vous ralentissent et c'est la seule raison pour laquelle vous devez les doubler. Côté réalisme, c'est zéro. Le vrai circuit est très plat et surtout composé de longues lignes droites. Chez Konami, il devient un parcours sinueux avec des montées et des descentes. Accessoirement, ils ne se sont pas foulé pour les adversaires : il n'y a que des protos et des 911.

Bref, on hésite entre une version perfectionné d'Enduro ou un clone d'Out Run, mais avec des panneaux publicitaires des 24 heures du Mans.

jeudi 29 décembre 2011

Vigilante (1988)

Un jeu d'arcade, où la copine d'un pratiquant d'art martial se kidnapper et où le gars affronte un gang en pleine ville? Il s'agit bien sur de Vigilante !

Ainsi, Vigilante fut le premier clone de Double Dragon.
La seule innovation, c'était le style post-apocalyptique du décor, qui allait bientôt devenir la norme des beat'em all...

Double Dragon (1987)

Sur Nolife, j'ai vu hier un hommage aux beat'em all et à Double dragon.

Ce jeu était en 1987 et il a été porté sur pas mal de console. Pour ma part, je l'avais sur Game boy.

D'après son créateur, c'était le premier Beat'em all. En fait, il y en avait eu d'autres avant (cf. Karateka ou Barbarian.) Les nouveautés de DD, c'était la pseudo-3D, les mini-animations (par ex: la porte qui s'ouvre et le boss qui en sort) et la possibilité de ramasser les armes des ennemis.
Le rapport avec les voitures? Il est facile à trouver!

Ainsi, l'intro débute au garage "Matin". C'est là que Marion se fait kidnapper sous les yeux de Billy Lee et de son frère Jimmy (spoiler: c'est Jimmy qui a commandité le kidnapping.)
Plus loin, on croise une pub pour une Cox.
Et dans Double Dragon 3, il y a carrément une Toyota 2000 GT de garée. Et je ne parle même pas des nombreuses épaves rouillées...

L'un des trucs qui a miné la série, ce sont les problèmes financiers de l'éditeur, Techno. Après Double Dragon 2, ils ont bâclé Double Dragon 3, puis il y a eu un jeu de beach volley avec Billy et Jimmy (!) et enfin, il y a eu Double Dragon 4 façon clone de Street Fighter 2.

mercredi 17 mars 2010

Jet Set Willy (1984)

Si comme moi, vous êtes fan de Boulet Corp, vous avez du entendre parler du jeu Jet-Set Willy. Boulet en était fan. Il en parle comme d'un univers lynchéen...

En fait, vous vous contentez de vous balader de pièce en pièce, en évitant des obstacles. Mouais, rien de très folichon, y compris pour l'époque.

Software projets, le développeur, signera plus tard Dragon's lair...

jeudi 3 septembre 2009

Batman (1986)

Suite et fin de cette micro-anthologie des jeux sur Batman.

Voici l'ancêtre: Batman pour Amstrad CPC, MSX et Spectrum. Il précède de deux ans le film avec Michael Keaton, Kim Bassinger et Jack Nicholson et est donc basé sur le comics (en théorie.)

Robin se fait enlever alors qu'il réparait la batmobile. Comme Batman est con, plutôt que d'aller chercher son acolyte, il préfère terminer les réparations. Or, les 7 derniers éléments de la voiture sont disséminées aux 4 coins de la batcave.
Vous vous déplacez de pièce en pièce, façon Solstice et vous apprenez ainsi que la batcave est pleine de mort-vivants et de robots-tueurs.
Il inaugura ainsi la règle non-écrite qui dit que toute personne travaillant sur une adaptation de Batman ne doit jamais avoir entendu parler de l'homme chauve-souris auparavant.

jeudi 21 décembre 2006

The last V8 (1985)

Voici un drôle de jeu datant du milieu des années 80, pour Atari ST et Amastrad CPC.

Dans the Last V8, la 3e guerre mondiale a eu lieu. Evidemment, c'était une guerre nucléaire. Vous y avez survécu, terré dans votre abri atomique et 8 ans plus tard, vous en sortez avec votre "Last V8".
Objectif: slalomer entre les obstacles, pour aller le plus vite possible d'un point A à un point B.
Problème (involontaire): le décor (vu de dessus) n'a le droit qu'à un tiers de l'écran, monopolisé par le tableau de bord et un bandeau du jeu (des fois que vous aviez oublié à quoi vous jouiez.)

mardi 1 août 2006

Chicago 90 (1989)

Non, ce n'est pas un ancêtre de GTA...

En fait ici, vous incarnez soit un gangster, soit un flic. Dans un cas, vous devez semer les autres, dans l'autre, attraper le méchant. Il était dispo sur Amstrad et sur Amiga. Notez que c'est un jeu Français, oui monsieur !

jeudi 27 juillet 2006

Beverly Hills Cop (le flic de Beverly Hills en V.F.) (1990)

On continue dans les kitscheries avec ce jeu inspirés d'un film... Sorti des années plus tôt (en 1990, on en était déjà au "2", non?)

Ce qui faisait le sel du film, c'était l'humour: un jeune flic black de Detroit qui se retrouve dans une ville huppée. Pour l'adaptation, on a le droit à une série de jeu vaguement inspiré: niveau 1, balade dans un entrepot; niveau 2, course poursuite dans le désert (???); niveau 3, balade dans les jardins de la maison du méchant façon Zelda et niveau 4, balade dans un labyrinthe à la recherche du boss. Prevoyez le café, sinon, vous vous endormirez très rapidement.

lundi 29 mai 2006

Lotus Esprit Turbo Challenge (1990)

Une simulation patronnée par Lotus! A l'époque, les constructeurs étaient très frileux envers les jeux vidéo. Remarquez, Lotus, vu sa situation financière, n'avait rien à perdre... Au menu, des courses sur différents circuits et dans différentes conditions climatiques. C'était nettement mieux que la moyenne.
Il y a eu deux suites. Moi, j'avais eu l'idée d'un "BMW Challenge" avec des M3 et des Z1.

A noter que ce fut l'une des rares simulations automobiles sur Mega Drive.

Carlos Sainz (1990)

Jusqu'à Sega Rally, les simulations de rallye sont rares et surtout peu intéressantes. Carlos Sainz, alors tout jeune rallyman, prête son nom à cette bizarrerie pour Amstrad CPC, PC et Spectrum. Avec sa vue de dessus, pas très bonne pour l'érgonomie, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi ça a fait un bide.

Grand prix circuit (1988)

Jusqu'à la fin des années 90, la plupart des jeux de F1 proposent des circuits et des voitures fantaisistes. Dans "Grand prix circuit", vous pouvez piloter une Ferrari, une McLaren ou une Williams sur les vrais tracés du championnat. Il y a même des arrêts aux stands.

Que demande le peuple?

Crazy Cars (1987)

Encore un jeu en vision "depuis un tiers". Vous débutez avec une 911 turbo (ou plutôt une voiture qui y ressemble car il n'y a pas de licence) et ensuite, vous pourrez passer à la Mercedes 560 SEC puis à la Ferrari 288 GTO (on est en 1987...)

Un jeu pour Atari ST, Amstrad CPC et Amiga: les graphismes sont carrément en hausse vis-à-vis de ce qui se faisait auparavant.
Il y a eu un Crazy Cars II et III. Microïds publia en 2011 un Crazy Cars : hit the road, en guise d'hommage.