jeudi 8 octobre 2026

WipEout (1995)


Ce n'est pas un jeu de voitures stricto sensu. Mais Wipeout (ou plutôt WipEout), c'était le jeu de voitures du futur !


Nintendo avait vendu environ 60 millions de NES et Sega, environ 40 millions de Mega Drive. Forcément, cela faisait des envieux... L'arrivée des consoles 32 bits était l'occasion de remettre les choses à plat.

Nintendo avait refusé le CD-Rom de Sony (qui aurait été un genre de Sega-CD pour Super NES.) Du coup, Sony voulu en faire une console à part entière !

Sony, c'était le walkman, le discman, le Mini-disk, la TV Black Trinitron... Autant dire qu'il ne comptait pas faire de la figuration ! De plus, il possédait une crédibilité certaine auprès du grand public.


Les Jaguar, 3DO et autres Amiga CD32 buttèrent notamment sur l'absence de ludothèque.
Nintendo imposait à certains studios de travailler uniquement avec lui. Sega, lui, pouvait compter sur les portages issus des bornes d'arcade.
Les autres durent se contenter de second couteaux ou de s'improviser développeur. Mais sans jeu connu, impossible de lancer correctement une console. Et si vous n'étiez pas Nintendo ou Sega, impossible de décrocher un jeu connu. C'était un cercle vicieux.

Pour s'en sortir, Sony avait carrément acheté Psygnosis, en 1993. C'est lui qui fournit l'essentiel du catalogue au lancement. Le reste ayant été développé par Namco. Grand exclu des consoles, il était alors presque exclusivement tourné vers l'arcade. Namco réalisa quelques portages de bornes.

L'erreur des éditeurs d'Atari, Amiga et 3DO, c'est d'avoir tenté de copier l'existant. A contrario, Psygnosis créa de l'inédit, qui mettait en valeur les capacités de la Playstation.

Wipeout était ainsi une course de vaisseaux spatiaux... Sur circuit.

Sur le fond, cela ressemblait à F-Zero. Mais la forme n'avait rien à voir. Sur Wipeout, les circuits avaient du relief. Ca montait, ça descendait, il y avait des zones plus sombres, avec des ombres qui se déplaçaient... Sans oublier des raccourcis.

Et bien sûr, comme tous les jeux PS1, vous pouviez changer l'angle de la caméra.

Il était possible de jouer à deux.

Cela donnait des parties endiablées, car d'ordinaire, avec seulement huit vaisseaux sur la grille, vous étiez vite tout seul...

Côté défaut, au-delà de l'esthétique, il n'y avait rien de fondamentalement différent, d'un vaisseau à l'autre.

De plus, comme de nombreux jeux PS1, il avait été développé dans l'urgence. Il n'y avait que six circuits (plus un septième à débloquer.) Donc on pouvait boucler le jeu en 30 minutes.

Au final, Wipeout était un jeu vraiment inédit. De quoi encourager Sony et Psygnosis à lui créer une suite.

Notez que la Playstation était vendue avec un Demo 1. Comme son nom l'indiquait, c'était une série de démos jouables et de bandes annonces. On pouvait ainsi y jouer sur un niveau de Wipeout.

Sony, c'était également Sony Music. La Playstation marquait aussi un bon en avant en matière d'audio. Pour les premiers jeux, Sony voulu caser des artistes Sony Music. C'était à la fois une manière de mettre en valeur les capacités de la Playstation et de mettre en valeur certains artistes eux-mêmes.

De nombreux artistes ne s'intéressaient pas aux jeux vidéo et ils refusèrent de travailler pour Wipeout. Il faut dire qu'en 1995, les seules musiques de jeu vidéo connues, c'était celle de Pac Man et de Mario ! Orbital fut le seul à offrir un titre inédit, Petrol. Leftfield se contenta d'un "Face B", Afro Ride. Quant aux Chemical Brothers, ils proposèrent un titre déjà existant, Chemical Beats... Qui devint LA musique de Wipeout ! CoLD SToRAGE, compositeur attitré de Psygnosis, créa le reste des pistes.
Peu après, Sony produisit une compilation intitulée Wipeout avec des titres de New Order, Prodigy, etc. La compilation reprenait les visuels du jeu, mais la plupart des titres n'étaient bien sûr pas dans le jeu !

jeudi 3 septembre 2026

Commodore Magazine (1988)

"Arrête de m'embêter, chérie. Je dois impérativement finir ce niveau d'abord !"

Dans les années 80, les ordinateurs de jeux visaient les 15-25 ans. Et qu'est-ce qui plait aux ados binoclards ? Les filles ! Régulièrement, les fabricants éditaient des visuels avec des filles en petite tenue. Ici, cela provient de l'éditions hongroise de Commodore Magazine.

A la fin des années 80, les pays d'Europe de l'Est étaient financièrement aux abois. Seule solution : surtaxer les importations. Alors que les occidentaux avaient déjà adoptés l'Amiga 500, les gamers de l'Est devaient se contenter du C64. Compte tenu des progrès techniques au cours des années 80, le C64 était obsolète en 1988. Alors il fallait bien des filles en petite tenue pour appâter les gamers Hongrois...

mercredi 2 septembre 2026

Byd Brasil


Cela fait de longues années que Byd s'inspire de l'esthétique des jeux vidéos. Mais cette fois-ci, c'est l'œuvre de sa filiale Brésilienne. Il s'agit évidemment de profiter du buzz autour du lancement de GTA 6.

On reconnaît les différents produits commercialisés par Byd : monorail, autobus électrique, voiture, camion électrique et chariot-élévateur électrique, avec sa borne de recharge.

lundi 20 juillet 2026

Aston Martin Dreadnought dans Call of Duty – Modern Warfare 4

Aston Martin poursuit sa politique de collaborations dans le jeu vidéo. Cette fois-ci, le constructeur s'incruste dans le prochain Call Of Duty, Modern Warfare 4. Un jeu attendu cet automne.

Rappelons que Call of Duty (COD ou callof, pour les intimes) est un jeu de tir. Pas question d'amener une Valhalla ou même une DBX sur un champ de bataille ! Aston Martin a donc créé un véhicule inédite, le Dreadnought.

Ce véhicule militaire imaginaire semble un croisement de la DBX concept et de la Vantage de années 80. Le tout posé sur d'énorme pneus tout-terrain. Il y a un côté très futuriste. Son nom, Dreadnought, fait référence à un cuirassier Britannique du début du XXe siècle.
Pour l'instant, la Dreadnought n'existe qu'en pixels.

Ca ne va pas fort pour l'industrie du jeu vidéo. Activision Blizzard a été racheté par Microsoft en 2023 et depuis, c'est la soupe à la grimace. Il faut dire que Microsoft possède une non-stratégie dans le jeu vidéo.

Côté Activision, le catalogue se limite à du COD, du COD... Et des versions revues de Tony Hawk ! Après Black Ops 6, voici donc Modern Warfare 4.

Côté voitures, Call of Duty, n'a jamais été porté sur les licences. Ca lui a d'ailleurs causé des problèmes avec AM General (Hummer)...

Sauf erreur, c'est donc la première fois qu'il s'associe à un constructeur. Accessoirement, cette annonce permet de faire le buzz et d'attirer les gogos qui pré-commanderont le jeu.

Côté Aston Martin, ça ne va pas fort, non plus. En 2025, les ventes ont chuté de 10%, à 5 448 unités. Sachant qu'il est capable d'en produire 14 000 par an. Au premier trimestre 2026, les ventes ont dévissé de 1% et la marque traine les pieds pour annoncer le chiffre du second trimestre...
Dans ce contexte, Aston Martin va se contenter d'hybridifier sa gamme actuelle. A priori, il n'y aura pas de nouveautés avant 2030.

La licence COD permet de faire rentrer un peu d'argent dans les caisses. Accessoirement, c'est aussi un moyen d'occuper les designers...

vendredi 10 juillet 2026

INDYCAR Racing The Game (2027)

Un nouveau jeu d'Indycar est en préparation ! iRacing le produira. IRacing organisait d'ailleurs des compétitions d'e-sport d'Indycar, durant le covid. Le jeu s'appelera Indycar Racing The Game et il est planifié pour 2027. Il sortira sur XBox, PS5 et PC (via Steam.)

Difficile de ne pas froncer les sourcils.

L'e-sport, ce n'est plus ce que c'était. IRacing a perdu nombre de contrats. D'ailleurs, le compte X du jeu Indycar, c'était celui du championnat virtuel !
IRacing s'est mué en éditeur de jeux. Il a notamment créé World of Outlaws 24 et Nascar 25. Donc, il possède déjà un moteur de jeu rodé. Par contre, ce n'est pas un faiseur de hits...

Côté Indycar, le championnat avait annoncé un jeu officiel, produit par Motorsport Games. Dès 2022, Motorsport Games commençait à prendre l'eau, mais l'Indycar confirmait une arrivée en 2023 ! 2023 arriva, Motorsport Games baissa discrètement le rideau et parmi tous les jeux annoncés, seul le BTCC reconnu que c'était fichu.
Pour sa crédibilité, l'Indycar a besoin d'un jeu. Pas question de se contenter d'un strapontin chez Gran Turismo ou Forza. Mais les éditeurs de premiers rechignent à créer un jeu centré sur un discipline, hors F1. Même le WRC, fournisseur de têtes de gondoles des années 95-05, n'arrive pas à convaincre. L'Indycar est une discipline très Américaine et même là-bas, elle n'intéresse qu'une niche. Donc, faute de mieux, l'Indycar se rabat sur iRacing.

mercredi 24 juin 2026

Sonic Forces (2026)

On voit régulièrement des nouvelles consoles. La Nex Playground est une console visant les enfants. Ses jeux sont basés sur un système proche de Kinect. Le but étant de jouer à plusieurs, en local. Notez qu'une fois qu'on a téléchargé un jeu, pas besoin de mise à jour, ni même de se connecter à internet.

Jusqu'ici, la Nex n'était vendue qu'aux USA. Elle doit prochainement débarquer en Grande-Bretagne et en Irlande.

Le principal défaut de Nex, c'est sa ludothèque, qui reste squelettique. Il n'y a même pas des clones de Mariokart ou de Mario Party ! La future tête de gondole, c'est Sonic Forces. Il s'agit d'un portage du jeu de 2017, réalisé par HARDlight. A priori, il aura une toilettage et il portera un nom différent.

Sega donne l'impression d'avoir beaucoup de mal à sortir de l'ornière. Sa stratégie consiste à recycler ses franchises : Yakuza, Virtua Fighter, Crazy Taxi... Et surtout Sonic. Parmi les 14 jeux de HARDlight, il y a 7 jeux autour de Sonic !

mardi 16 juin 2026

Outbound (2026)


Un jeu sur la vanlife ! Outbound se veut un jeu casual. Prenez la route avec votre camping-car rétro et faites ce que vous voulez ou presque...


Outbound est une création de Square Glade Games, dont c'est le second jeu.

Le premier, c'était Above Snakes, sorti en 2023. Un jeu casual générique avec exploration, ramassage d'objets qui permettent de construire, etc. Seul originalité : vous incarnez une Amérindienne.


Et voici donc Outbound. Il est proposé sur XBox, PS5, Steam et Switch (1 et 2) ! Tout cela au prix unique de 25€.

Le style est volontairement un peu rétro. C'est un jeu mettant en avant la détente. Il n'y a ni gagnant, ni perdant.

Vous commencez par créer votre personnage, puis vous choisissez votre van (simili Combi VW, simili GMC Motorhome ou Simili Van Chevrolet.)

Après, il y a un tutoriel impossible à zapper.

Ensuite, libre à vous. Soit vous transformez votre camping-car en maison à roulette - avec un véritable appartement sur le toit -. Soit vous préférez vous déplacer et accumuler des objets.

De toute façon, même à vide, les camping-car se trainent comme des tortues.

Le jeu se veut multijoueur. Il n'y a pas de PNJ : si vous jouez seul, vous vous retrouvez tout seul dans une vaste forêt. En plus, mis à part quelques lapins (et un chien à débloquer), il n'y a aucun animal.

Là, où les joueurs râlent, c'est sur la liberté. Pour obtenir du bois, pas question de couper des arbres ! Vous devez ramasser des buches.

Pour être capable de fabriquer des objets, il faut obtenir leur plan. Pour cela, vous devez ramasser des déchets. Sauf que quelque soit la quantité de déchets ramassés, vous ne pouvez obtenir qu'un seul plan.

Enfin, il est compliqué de se déplacer la nuit. Vous êtes censé être libre, mais le cadre définit par les développeurs est assez rigide.

A priori, rien de très rédhibitoire. Après tout, le jeu n'est sorti qu'il y a un mois. Une DLC avec un car scolaire US vient de sortir, ainsi qu'une bande-son. Elles sont incluses dans les versions PS5 et Switch.

Mais Square Glade Games s'est tiré une balle dans le pied. En effet, sur Steam, il a proposé un remboursement aux râleurs... A condition qu'ils effacent leurs critiques négatives.