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vendredi 3 juillet 2020
New York Race (2001)
Les jeux vidéos adaptés de films sont rarement mémorables... Et ce n'est pas New York Race qui a fait exception à la règle...
Luc Besson est avant tout un passionné de pop culture : films de genre, BD, clips, pubs... Avec Le Cinquième Elément, il avait réalisé l'adaptation d'un comics imaginaire. Un résultat d'autant plus réussi lorsqu'on le compare aux films vraiment adapté de comics de l'époque (Batman & Robin, X-Men, Hellboy...)
Jean-Claude Mézières, le dessinateur de Valérian, participa aux décors et au story-board. Le projet traina, voire sembla mort-né. Du coup, Mézières incorpora des éléments du Cinquième Element dans Valérian (comme les voitures volantes)... Lesquels inspirèrent la mouture finale du scénario du film.
Adapter Le Cinquième Elément en jeu vidéo était une bonne idée sur le papier. L'univers très ludique des jeux vidéos est proche de celui de Luc Besson.
Il fut choisi d'adapter une séquence du film, celle justement des voitures volantes.
Premier souci. Le film est sorti en 1997. New York Race, lui, n'arrive qu'en 2001. La faute sans doute aux aléas du diffuseur, Wanadoo Games. France Télécom a vu trop grand et il finira par revendre sa filiale à Microïds. En conséquence, New York Race se contente de dire qu'il est "inspiré du Cinquième Élément".
Et bien sûr, ce retard n'était pas synonyme de jeu abouti.
Le concept d'une course de véhicules volants était original, avec une notion de montée et de descente. Sans oublier des véhicules et des circuits à débloquer.
Mais cela manque d'animation et les musiques étaient quelconques.
Sur PS2, les graphismes étaient potables. Mais sur PC, cela rendait très mal. Et ce sprite minuscule...
Ne parlons pas de la version Game Boy Color, en 2D...
Bref, un jeu bâclé, sans grand intérêt, sur un film déjà passé de mode.
New York Race allait inaugurer une série d'adaptations à la diable de productions Besson.
Et ne vous inquiétez pas pour lui, il a trouvé le moyen de rentabiliser les jeux quoi qu'il arrive, via des placements produits pas très discrets...
lundi 6 août 2012
Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 4. 3615 Ulla (1988)
Ce n'est pas un jeu vidéo stricto sensu. Mais impossible d'évoquer
l'érotisme et l'informatique, sans passer par le Minitel rose. D'autant
qu'au 1er aout de cette année, France Télécom vient d'arrêter
définitivement le fameux 3615.
Dés les années 70, alors que les réseaux informatiques sont réservés à la recherche supérieure, on voit apparaitre des forums extra-professionnels. Au fur et à mesure de la démocratisation du futur internet, on va vers de la rencontre.
En 1981, Kraftwerk crée le morceau Computer love. En 1985, les Village People (qui tentent une reconversion pop) chantent Sex over the phone.
L'arrivée du Minitel bouleverse la donne. Désormais, chaque Français peut dialoguer discrètement par informatique.
Il faut expliquer aux plus jeunes que lorsque vous tapez votre fameux "3615 code [nom de site]", c'est le serveur de destination qui vous facture la communication.
Le modèle économique d'un serveur Minitel est extrêmement simple: avoir un maximum de connectés et les faire rester le plus longtemps possible.
Qu'est-ce qui attire les gens? L'argent (ou les cadeaux) et le sexe! D'où la profusion de ce qu'on appelle alors, le "Minitel rose".
Pour attirer le chaland, rien ne vaut une affiche érotique avec un 3615 bien visible!
En 1989, chez AGL, on cherche un nom accrocheur. Le prénom de la secrétaire Suédoise -Ulla- fera l'affaire!
Michel Houellebecq décrit cela comme une expérience érotique. Michel Polnareff chante lui Goodbye Marylou, hymne aux rencontres par Minitel.
En fait, cela semble bien pathétique, vu de 2012: une espèce de forum sans image. Certains serveurs emploient des hôtesses professionnelles -voir des bot- pour jouer le rôle de "femme" et maintenir le client connecté.
Le Minitel rose, c'est surtout des polémiques: présence de prostituées, de mineurs, de pervers, d'escrocs... France Télécom a eu une attitude très ambigüe, car il prélève sa dîme sur chaque service.
L'air de rien, les serveurs comme Ulla amassent de belles fortunes. Certaines boites se diversifient vers d'autres services Minitel: offres d'emploi, information sur les entreprises, résultats des examens... Illiad, l'un des serveurs, évoluera carrément en Free!
Dés les années 70, alors que les réseaux informatiques sont réservés à la recherche supérieure, on voit apparaitre des forums extra-professionnels. Au fur et à mesure de la démocratisation du futur internet, on va vers de la rencontre.
En 1981, Kraftwerk crée le morceau Computer love. En 1985, les Village People (qui tentent une reconversion pop) chantent Sex over the phone.
L'arrivée du Minitel bouleverse la donne. Désormais, chaque Français peut dialoguer discrètement par informatique.
Il faut expliquer aux plus jeunes que lorsque vous tapez votre fameux "3615 code [nom de site]", c'est le serveur de destination qui vous facture la communication.
Le modèle économique d'un serveur Minitel est extrêmement simple: avoir un maximum de connectés et les faire rester le plus longtemps possible.
Qu'est-ce qui attire les gens? L'argent (ou les cadeaux) et le sexe! D'où la profusion de ce qu'on appelle alors, le "Minitel rose".
Pour attirer le chaland, rien ne vaut une affiche érotique avec un 3615 bien visible!
En 1989, chez AGL, on cherche un nom accrocheur. Le prénom de la secrétaire Suédoise -Ulla- fera l'affaire!
Michel Houellebecq décrit cela comme une expérience érotique. Michel Polnareff chante lui Goodbye Marylou, hymne aux rencontres par Minitel.
En fait, cela semble bien pathétique, vu de 2012: une espèce de forum sans image. Certains serveurs emploient des hôtesses professionnelles -voir des bot- pour jouer le rôle de "femme" et maintenir le client connecté.
Le Minitel rose, c'est surtout des polémiques: présence de prostituées, de mineurs, de pervers, d'escrocs... France Télécom a eu une attitude très ambigüe, car il prélève sa dîme sur chaque service.
L'air de rien, les serveurs comme Ulla amassent de belles fortunes. Certaines boites se diversifient vers d'autres services Minitel: offres d'emploi, information sur les entreprises, résultats des examens... Illiad, l'un des serveurs, évoluera carrément en Free!
mardi 3 février 2009
Minitel
C'est hors sujet?
C'est mon blog, alors c'est moi qui dit ce qui est hors-sujet ou pas!
Le Minitel, c'est une de ces madeleines. Dans les années 80, ça semblait tout beau, tout neuf. Un hybride entre téléphone et ordinateur, avec des fonctions simples, pas de chargement, un clavier indestructible... C'était la révolution! Vous tapiez "3615", un nom de site et "envoi", puis vous pouviez trouver une séance de film, l'adresse d'un coiffeur ou dialoguer... Pas de routeur: vous communiquiez (et payiez) directement avec le serveur. Ce dernier n'avait donc pas à chercher de régie de pub (comme avec un site web), vu que l'argent rentrait directement.
Le problème, c'est que le Minitel n'a pas su évoluer et qu'il est resté un support monochrome sans liens hypertexte et sans souris. France Telecom songeait à une évolution "PC" et les fabricants Français (Bull, Goupil, Thomson...) ont fait du lobbying pour ne pas que France Telecom ne les concurrence...
Au milieu des années 90, lorsqu'Internet débarqua, on se moquait des premiers internautes. "Ton truc, là, internet, c'est juste un Minitel en couleur et en plus cher!" Quant aux pros, ils étaient carrément sceptiques, vu que sur Internet, il est plus compliqué de gagner de l'argent.
Puis Internet se démocratisa. France Telecom tenta d'abord d'étouffer Internet en imposant des tarifs délirants aux providers. Puis il y eu des projets de Minitel bricolé pour aller sur le web. Ce n'est vraiment que vers 2000 que France Telecom a lâché le Minitel.
Pourtant, il garde toujours ses fans.
C'est mon blog, alors c'est moi qui dit ce qui est hors-sujet ou pas!
Le Minitel, c'est une de ces madeleines. Dans les années 80, ça semblait tout beau, tout neuf. Un hybride entre téléphone et ordinateur, avec des fonctions simples, pas de chargement, un clavier indestructible... C'était la révolution! Vous tapiez "3615", un nom de site et "envoi", puis vous pouviez trouver une séance de film, l'adresse d'un coiffeur ou dialoguer... Pas de routeur: vous communiquiez (et payiez) directement avec le serveur. Ce dernier n'avait donc pas à chercher de régie de pub (comme avec un site web), vu que l'argent rentrait directement.
Le problème, c'est que le Minitel n'a pas su évoluer et qu'il est resté un support monochrome sans liens hypertexte et sans souris. France Telecom songeait à une évolution "PC" et les fabricants Français (Bull, Goupil, Thomson...) ont fait du lobbying pour ne pas que France Telecom ne les concurrence...
Au milieu des années 90, lorsqu'Internet débarqua, on se moquait des premiers internautes. "Ton truc, là, internet, c'est juste un Minitel en couleur et en plus cher!" Quant aux pros, ils étaient carrément sceptiques, vu que sur Internet, il est plus compliqué de gagner de l'argent.
Puis Internet se démocratisa. France Telecom tenta d'abord d'étouffer Internet en imposant des tarifs délirants aux providers. Puis il y eu des projets de Minitel bricolé pour aller sur le web. Ce n'est vraiment que vers 2000 que France Telecom a lâché le Minitel.
Pourtant, il garde toujours ses fans.
jeudi 12 juillet 2007
I need a doctor
L'excuse du moment pour expliquer les longues semaines sans post, c'est que je déménage.
Ah, la joie des cartons, des 1001 papiers à remplir (et ce n'est pas fini)... Bref, je m'éloigne du sujet. Depuis dimanche, pour cause de déménagement, plus d'internet. Mercredi, France Télécom a enfin transféré ma ligne, mais là, c'est mon portable qui ne veut plus rien entendre (alors que la veille, étant "off line", je n'ai pas pu télécharger quoi que ce soit.)
Le problème étant que comme souvent à la FNAC, j'ai un disque partitionné: Win XP se trouve sur la partition et il s'installe tout seul. Donc, pas de CD de lancement. Donc, là, je suis dans la [censuré].
Aargh, 4 jours sans internet! Comment vais-je tenir?
Ah, la joie des cartons, des 1001 papiers à remplir (et ce n'est pas fini)... Bref, je m'éloigne du sujet. Depuis dimanche, pour cause de déménagement, plus d'internet. Mercredi, France Télécom a enfin transféré ma ligne, mais là, c'est mon portable qui ne veut plus rien entendre (alors que la veille, étant "off line", je n'ai pas pu télécharger quoi que ce soit.)
Le problème étant que comme souvent à la FNAC, j'ai un disque partitionné: Win XP se trouve sur la partition et il s'installe tout seul. Donc, pas de CD de lancement. Donc, là, je suis dans la [censuré].
Aargh, 4 jours sans internet! Comment vais-je tenir?
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