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mardi 25 novembre 2025

Le Land Rover de Lara Croft


Tomb Raider, c'est un jeu d'action/aventure. Mais dans The Last Revelation (1999), il y avait une (courte) séquence de conduite de Land Rover ! 

Le jeu débute dans la Vallée des Rois. Vous voyez deux Land Rover cote à cote : un 88 avec toit et un autre, sans toit. Un méchant file au volant du premier. Vous ramassez les clefs de contact, par terre, puis vous prenez le volant du second !

S'en suit une poursuite très mollassonne. Le méchant vous balance des grenades. Il saute par-dessus un précipice. L'instinct vous dirait de le suivre... Mais si vous tentez de sauter, votre voiture s'écrase sur les pieux au fond du précipice.
Il faut donc se garer, sortir du véhicule, attendre que le méchant parte, puis passer le vide en s'accrochant aux parois.

Une séquence de quelques secondes, mais qui mettait un peu d'originalité... Donc Eidos ne la reprendra pas, parce qu'ils étaient contre toute bonne idée.

Il faudra attendre les Remasters pour revoir le Land Rover 88 !

dimanche 22 mai 2022

Flag to Flag (1999)

A la fin des années 90, le CART était à son apogée. Le championnat voulait conquérir une audience au-delà des Etats-Unis. L'un des médiums, c'était le jeu vidéo. Il y avait eu des CART/Indycar auparavant, mais ils étaient nuls !
Flag to Flag (alias Super Speed Racing au Japon) par Zoom, pour Dreamcast, devait relever le niveau...

Flag to Flag reproduisait toute la saison 1998. Vu de 2022, c'est la possibilité de rouler sur des tracés boudés depuis par l'Indycar (comme Surfer's Paradise) voire détruits (comme Rio.)

Tous les pilotes sont là, sauf Michael Andretti (un problème de licence ?) Il était remplacé par son patron, Carl Haas. Le fait de choisir tel ou tel pilote n'influait pas sur vos performances.

Comme en vrai, les départs sont lancés.

Ensuite, la course est assez plan, plan. Le niveau de difficulté est moyen. Tout juste peut-on reprocher aux adversaires de rouler en file indienne. La voiture est indestructible, par contre, sur le gazon, vous êtes stoppé net.

En fait, Flag to Flag n'avait ni gros défauts, ni grandes qualités. Pour 1999, les graphiques et le son étaient plus qu'honnêtes. Tout juste pouvait-on lui reprocher une absence d'originalité (voitures sécrètes, mode délirant, etc.) En fait, son problème était inhérent au CART : pilotes et circuits étaient méconnus du grand public. Y compris aux Etats-Unis.

vendredi 14 janvier 2022

Spirit of Speed 1937 (1999)

Spirit of Speed 1937 est souvent qualifié de "pire simulation auto de tous les temps". Les gamers y vont un peu fort ! En tout cas, ce fut une immense déception.

En 1998, Grand Prix Legends fut une sensation. Du moins, comme le jeu eu vite disparu des linéaires, ceux qui l'avaient acheté prétendait qu'il était génial. En 1998, internet était balbutiant. Donc le "mon grand frère a un pote qui joue à Grand Prix Legends et il parait que c'est génial", c'était une source crédible...

De quoi augmenter la frustration des gamers, face à ce jeu introuvable...

L'un des ressorts de Grand Prix Legends, c'était l'originalité. Et voici qu'en 1999, un jeu nous promettait cette fois de nous ramener en 1937 !

Grand Prix Legends, c'était une demi-douzaine de voitures et autant de circuit. Spirit of Speed 1937 proposait lui une quinzaine de voitures et une dizaine de circuits ! A vous les "flèches d'argent", les Bugatti, ERA et autres Miller. Sans parler de pistes depuis longtemps disparues comme Brooklands, Tripoli ou le Rossevelt Raceway. Visiblement, les développeurs n'ont pas eu le droit d'utiliser Indianapolis. D'où la présence du Montana State Fairground Racetrack (NDLA : un anachronisme, il a été rasé en 1932.)

La photo presse était particulièrement alléchante pour 1999 :

Ensuite, le joueur a de quoi froncer les sourcils. En effet, Microprose, Hasbro, Acclaim et LJN (ex-division d'Acclaim spécialisée dans les licences cheap) ont participé au développement. Or, mis à part Microprose, ces firmes ont la réputation de bâcler le boulot...

Ensuite, il faut sélectionner le type de jeu (one shot ou campagne), son niveau de difficulté, sa voiture, passer la présentation... Puis une affiche de la course, vous indique qu'enfin, vous pouvez jouer !

Évidemment, les graphismes sont très loin de ce qui était promis. En plus, toutes les voitures font un bruit d'aspirateur. Pour une raison inconnue, les développeurs ont rajouté des chicanes. Chicanes que l'IA tente systématiquement de prendre tout droit (butant contre les obstacles.) Au moins, ça vous permet de revenir... Côté difficulté, on passe sans transition de la possibilité de tout passer pied au plancher, à l'impression de rouler sur une patinoire... Notez la possibilité de prendre des virages à 90°, façon Tron !

On a connu pire. Mais compte tenu des attentes, Spirit of Speed 1937 a beaucoup déçu. Lancé sur PC et Dreamcast, il aurait du être porté sur Game Boy Color. Mais devant le désastre, Acclaim renonça.

jeudi 3 juin 2021

Tonka Raceway (1999)

Fut un temps où TOUTES les licences se devaient d'avoir un jeu de course. Même Tonka a cédé à la mode...
 

Tonka, c'est la success story. Une PME Américaine de l'après-guerre qui a fait fortune avec une pelleteuse en métal, destinée aux jeunes enfants. La légende voudrait que lors de la construction de leur seconde usine, ils ont observé les engins de chantiers. C'est ainsi que naquit notamment leur best-seller, le Mighty Dump.

A partir des années 60, chaque petit garçon Américain possédait forcément ce dumper.

Dans les années 70, Tonka tenta -sans succès- de se diversifier. Alors, il choisit la croissance externe. En 1987, il racheta Kenner Parker. Ensemble, ils se spécialisèrent dans les licences de films et de dessins animés (Batman, SOS Fantômes...) Ils n'hésitèrent pas non plus à coproduire des dessins animés, qui n'étaient que des véhicules pour leurs jouets (Mask, Bisounours, Gobots...)

A l'époque, consoles et ordinateurs étaient vendus chez des "magasins d'informatique". Pour l'Europe, Nintendo s'appuya sur Bandaï, avant d'être référencé en GMS. Sega fit de même avec Tonka, pour les Etats-Unis.
Le fabricant de jouets poussa le Japonais a adapter des jeux réservés au Japon (avec un talent pour dénicher le pire du catalogue.) Tonka poussa également à des portages de jeux Parker (Monopoly, Risk...) Sans surprise, ce fut un bide.

En 1991, Tonka fut lui-même racheté par Hasbro. Comme Mattel, Hasbro sentait que les jeux vidéos étaient en train de conquérir un public toujours plus jeune. Tant qu'à faire, autant que les bambins jouent avec des licences Hasbro.

Comme Tonka était connu pour ses engins de chantier, pourquoi ne pas faire un jeu de construction, pour un très jeune public ? Infogrammes fut chargé du développement. Ça donna Tonka Construction, pour PC, en 1996.

Jeu cohérent, Tonka Construction connu un succès certain. Hasbro et Infogrammes n'ayant aucun scrupules, il enchainèrent avec Tonka Search & Rescue, Tonka Garage, Tonka Construction 2 et en 1999, Tonka Raceeway.

L'intro est alléchante, avec deux véhicules faisant la course sur une piste en terre battue.

Joe Tonka, qui nous accueillait dans Tonka Construction, a enfilé une combinaison de pilote. Il nous guide dans les menus. Suzy Sparks, la journaliste, est un nouveau personnage, qui commente les résultats.

Le jeu propose différents modes. Course en solo, courses à deux (contre l'ordinateur) ou la possibilité de bricoler et personnaliser votre bolide. Ensuite, vous pouvez choisir de courir avec une simili-Nascar, une simili-F1, une dépanneuse ou un dumper (!) Il existe également différents circuits.

Les courses sont en vue de dessus.

Comme le jeu s'adresse à de jeunes enfants, le niveau de difficulté est au raz des pâquerettes. L'ordinateur passe son temps à sortir de la piste et les circuits sont rectangulaires.

Et bien sûr, tous les véhicules ont à peu près les mêmes performances, le même comportement et le même bruit de moteur !

En 1999, on savait tout de même faire beaucoup mieux, côté graphiques...

La version Game Boy Color proposait une vue 3D avec de meilleurs graphismes. De plus, il y avait la possibilité d'affronter trois adversaires.

Il y avait un côté très imaginaire enfantin, avec un monster truck affrontant un bulldozer, un camion de chantier et un monoplace dans une jungle d'opérette.

En 2000, Hasbro vendit Tonka à Funrise. Infogrammes, lui, récupéra la licence Tonka et il poursuivit les lancements de jeux jusqu'en 2006.

Notez qu'il n'y eu jamais de Tonka Raceway 2...

mercredi 21 août 2019

Emergency Call Ambulance (1999)

L'actu est calme ? Heureusement, il y a les bornes d'arcades de Sega ! C'est un matériau quasi-inépuisable...

Aujourd'hui, voici donc Emergency call ambulance. Comme son nom l'indique, il s'agit de conduire une ambulance pour répondre à des situations d'urgence. Pour info, la borne tourne sur le Sega Model 3 et c'est en fait un reskin de Daytona USA 2 !

La brochure destinée aux professionnels met en avant le réalisme du jeu...
Vous prenez le volant d'un Ford Econoline. La seule customisation possible, c'est le choix entre boite manuelle et automatique.

Par contre, vous pourrez ensuite choisir une vue de l'intérieur ou une vue depuis un tiers.
Puis c'est la première mission. Vous avez droit à une scène introductive, pour vous expliquer comment votre patient s'est fait bobo...

Un camion-citerne fou percute un break, où il y avait un enfant non-attaché à l'arrière. La voiture est catapultée en l'air, puis elle a pris feu.

Il faut m'expliquer comment une voiture effectue un vol-plané sans avoir de tremplin... Et accessoirement, entre le choc initial et l'impact lorsque la voiture a touché le sol, l'enfant est a priori garé...
Le deuxième patient, c'est un policier. Il vient de se faire tirer dessus au lance-roquette !
Le quatrième, c'est un chef d'état, sosie de Jimmy Carter. Son avion s'est écrasé dans un lac. Normalement, vu la décélération subie, il devrait être mort sur le coup, mais comme les autres, il n'a que des blessures superficielles !
Ensuite, c'est à vous de jouer.

En haut à gauche, c'est le compteur temps. En bas à gauche, ce second compteur affiche la distance à parcourir. Enfin, en haut, au milieu, c'est l'état de santé de votre passager. Tout accrochage aggravera son état.

Il faut donc atteindre l'hôpital dans les temps, mais conduire suffisamment prudemment pour que le patient soit hors de danger à l'arrivée.
Et bien sûr, le chemin jusqu'à l'hôpital n'est pas rectiligne...

En prime, c'est la ville-catastrophe ! Ici, une voiture explose peu avant votre passage !

Au final, j'ai de gros doutes, sur le fait que le jeu retranscrive bel et bien le quotidien d'un ambulancier...
A la fin, le chef d'état sus-cité vous remet une belle médaille.

Toutes les personnes que vous avez transporté sont présentes.

La troisième mission, c'était de transporter une femme enceinte. Depuis, elle a accouché de triplé. Visiblement, le père est enchanté...

mardi 28 mai 2019

Hot Wheels Computer (1999)

Si vous vouliez être LE petit garçon Américain, cool, à noël 1999, il vous fallait un PC Hot Wheels ! Regardez ce look ! Tous les éléments ont des flammes dessus !

C'était une idée de Mattel, qui a également fait un PC Barbie (reprenant le même look, à la livrée près.) Le PC Hot Wheels disposait d'un volant et le Barbie, d'un APN.
Au milieu des années 90, Mattel avait conscience que les jeux vidéos touchaient un public toujours plus jeune. Du coup, ces enfants boudaient les jouets traditionnels de Mattel.

Pour contre-attaquer, Mattel mit le paquet sur les jeux vidéos, pour noël 1999. Le fabricant s'associa avec le Canadien Patriot (alors en pleine croissance) pour proposer des PC aux couleurs de Barbie et de Hot Wheels.

En parallèle, il racheta The Learning Channel. L'éditeur fut chargé de développer des jeux pour les futurs PC. Comme Barbie Detective 2.
Les garçons, eux, trouvaient Hot Wheels Crash! ou Matchbox Caterpillar Big Dirt Movers pré-installé.

Oui, en 1999, tous ce qui touchait aux garçons devait avoir des flammes dessus...
Curieusement, Barbie Race and Ride n'eut pas de portage PC. Impossible d'y jouer sur votre PC Barbie ! Ce fut la première d'une longue série d'erreurs...
Mattel avait commandé 80 000 ordinateurs à Patriot Computers. C'était beaucoup pour cette petite société. D'autant plus que l'entreprise était surtout focalisée par son entrée en bourse.

Une partie des ordinateurs avaient un défaut d'alimentation. Au lendemain de noël, Mattel fut submergé de parents mécontents et d'enfants en pleurs. Le fabricant les calma a coup de bons de réduction, tandis que Patriot se chargeait de l'échange des alimentations. Un échange à ses frais, ce qui ruina la société.
Et bien sûr, après cet épisode, plus personne ne voulait de PC Patriot/Mattel. Le buzz s'était changé en bouse. De l'ordi du gamin cool, ça devint l'ordi des gamins avec des parents pas très malins.
Patriot devait payer des royalties à Mattel pour l'utilisation de ses logos. Evidemment, il n'avait plus un sou vaillant ensuite.
Entre le flop des PC, le non-paiement des royalties et les bons de réductions, l'addition fut salée pour Mattel, qui revendit The Learning Channel à Core en 2000. Après une année de galère, Patriot sombra en janvier 2001.
Cela dit, à 699$, le PC Mattel était relativement cher. Son écran 15", son microprocesseur Celeron 500MHz et 64Mo de RAM n'étaient pas au top de la performance, pour l'époque. Hot Wheels Crash! tournaient au ralenti. Et bien sûr, pour les jeux livrés, mis à part les nouveautés sus-citées, c'étaient du réchauffé. La palme étant pour Al Unser Jr Turbo Racing, sorti 10 ans plus tôt !

On comprend que dès que ce fut un beau flop, quand bien même il aurait eu une alimentation digne de ce nom...

vendredi 2 mars 2018

Beetle Adventure Racing (1999)

De prime abord, Beetle Adventure Racing n'est pas terrible. Un reskin de Need for Speed, mais uniquement avec des Volkswagen New Beetle (Electronic Arts ne s'était pas foulé.) On retrouve les rendus 3D, le principe des circuits très longs et l'extrait de la carte, en bas à droite.

En fait, c'était un jeu davantage destinés aux pré-ados et ados. Plutôt que des parcours réalistes, on se retrouvait dans un volcan, une mine, une ile aux trésors et même, dans un des bonus, une base extra-terrestre ! Car le but du jeu, ce n'était pas tant de finir 1er que de trouver tous les passages secrets et les bonus (turbos et points.)
L'autre intérêt, c'est qu'il pouvait se jouer jusqu'à 5 joueurs. D'où des parties endiablées. Bref, en fait, c'était un genre de Mariokart 64 avec des Beetle.

dimanche 3 juin 2007

Lara Croft chez Seat (1999)

Un nouveau Tomb Raider sort. Ou plutôt, vu que l'héroïne est morte dans l'un des épisodes, on nous refait le coup du réchauffé, avec des niveaux inédits.

Evidemment, Tomb Raider, ça sort du cadre de ce blog. Mais ça m'a rappelé 1999, lorsque Lara Croft faisait des pubs pour Seat (désolé, impossible de trouver des images plus grandes que ces timbres postes.)
Sur la forme, c'est rigolo de voir un constructeur passer dans les jeux vidéos. Seat n'a jamais vraiment eu d'image de marque, alors c'était l'occasion de cibler les jeunes. D'ailleurs, j'ai toujours un tee-shirt "Si vous voulez sortir avec Lara Croft, entrez chez Seat", qui a toujours beaucoup de succès...

Par contre, ce qui est désolant, c'est qu'au début des années 80, on voyait des pubs avec la même chose (voiture poursuivie par un avion, saut d'un ravin, etc.) mais en vrai, avec Remy Julienne au volant. Ah, la 205 GTI "j'ai failli attendre"...
D'autre part, la seule femme dans une pub qui ne soit ni une maman, ni une mannequin anorexique, c'est Lara Croft, poupée virtuelle.
Politiquement correct, quand tu nous tiens...