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jeudi 7 mai 2026

Sorcelleries (1981 et 2024)

Oyez, oyez ! Un grand classique du jeu vidéo est de retour : Wizardry (Sorcellerie en V.F.) Atari en a récupéré les droits.

On a connu Atari plus en forme... Je ne parle même pas de l'aube des années 80, lorsqu'il était omnipotent dans les jeux vidéos. Ces derniers temps, la firme oscille entre faillite et énième plan de reprise.

L'essentiel de son activité actuelle, c'est de vendre des goodies autour de la nostalgie des années 80.

Et côté jeux vidéos ? Faute de réels développements récents, l'ex-Infogrammes fait la chasse aux franchises. Il a ainsi récupéré Rayman à Ubisoft (autre ex-géant aujourd'hui à la dérive.)


Wizardry : Proving Ground Of The Mad Overlord avait été créé en 1981 par Andrew Greenberg et Robert Woodhead. Le jeu avait été entièrement traduit, jusqu'au titre, devenu Sorcellerie : Le Donjon du Suzerain Hérétique. Il était sorti non pas sur une machine Atari, mais sur Apple II.

Werdna a volé l'amulette de son ancien maître, Trebor. Charge à vous de la retrouver ! Notez que les deux protagonistes sont les anagrammes des deux fondateurs !

La jaquette, l'intrigue et l'écran-titre sont alléchants. Mais ensuite, c'était du texte, du texte et encore du texte. D'abord, comme dans tout jeu de rôle, il fallait se créer un héros. Ensuite, c'était du point & click. Le donjon de Werdna apparaissant en haut, à gauche. Vous croisiez des ennemis, avec différentes options.
C'était l'époque où vous deviez dessiner votre propre plans et comment passer les ennemis...
Sachant que l'Apple II n'avait pas de mémoire. A chaque fois que vous éteigniez l'ordinateur, il fallait tout recommencer...

A l'instar des Ultima, ce jeu était jugé "chiant" par l'essentiel des gamers. Mais les quelques pourcents restant étaient accros. Surtout que c'était l'un des premiers jeux de rôles avec des images et une bande son ! D'où toute une série de suites, jusqu'aux années 90.


En 2023, Atari a racheté Digital Eclipse. Un succédané du studio qui développait du jeu pour Gameboy Color à un rythme industriel.

En 2024, Digital Eclipse a développé un remake de Wizardry : Proving Ground Of The Mad Overlord.


La nouveauté, c'est qu'Atari a pu obtenir les droits de Wizardry II: The Knight of Diamonds (Sorcellerie : Le chevalier de diamant, 1982), Wizardry III: Legacy of Llylgamyn (Sorcellerie : L’héritage de Llylgamyn, 1983), Wizardry IV: The Return of Werdna (1987) et Wizardry V: Heart of the Maelstrom (1988.)

Des remakes sont prévus, ainsi que des goodies. Atari a déjà commercialisé un vinyl de Wizardry : Proving Ground Of The Mad Overlord, du coup, toutes les vidéos YouTube n'ont plus de son !

Atari et Digital Eclipse possèdent l'imprimatur de Robert Woodhead. Andrew Greenberg étant décédé en 2024.


La saga Sorcellerie/Wizardry fut très féconde, on l'a dit plus haut. Il y a eu huit épisodes, ainsi que le spin-off Nemesis. Ensuite, les Japonais se sont emparés de la franchise avec les Wizardry Gaiden et les Wizardry Empire.
Lorsque l'engouement est un peu retombé, le Japonais DreCom a mis la main sur la franchise. Il a lui-même dépoussiéré les épisodes 6, 7 et 8. Lancé dans les années 90, ils avaient davantage l'aspect de RPG modernes.


Et dans le respect des stéréotypes sur la culture otaku, DreCom a lancé un Wizardry avec des sorcières à décolleté plongeant ! Le jeu est gratuit, mais les skins sont payantes...

lundi 25 août 2025

Insteroid (2025)

Les gens ne vont plus dans les salons de l'automobile. Alors les constructeurs vont dans les salons où les gens vont !

Ainsi, Hyundai s'est invité au Gamescom de Cologne. Il y dévoile un concept-car dérivé de la citadine électrique Inster, l'Insteroid.

"Insteroid" fait référence au jeu Asteroids. C'était un shoot'em up signé Atari et sorti en 1979.

Pour l'occasion, Hyundai a présenté des bornes d'arcades à l'orange très seventies. On pouvait y jouer à une version d'Asteroids avec une Insteroids en guise de perso.

mardi 23 juillet 2019

Turbo Cup (1988)

Pour un jeu sponsorisé par un pilote, il faut a priori un pilote connu, comme Ayrton Senna ou Mario Andretti.

Mais voilà, en 1987, Loriciels venait d'ouvrir ses portes. Cet éditeur n'avait pas les moyens de s'offrir une licence couteuse. D'où un jeu centré sur la campagne victorieuse de René Metge en Carrera Cup !

Metge fut surtout connu pour les rallyes-raid, notamment le Paris-Dakar ou le Paris-Moscou. Metge fut aussi un pilote circuit. Après avoir fait les beaux jours de Triumph en tourisme, il disputa plusieurs fois les 24 heures du Mans et remporta la toute première Carrera Cup France (qui s'appelait alors Turbo Cup et se courrait avec des 944 Turbo.)

La 944 Turbo de Metge était aux couleurs de Loriciels. Un an après son titre, en 1988, l'éditeur proposa Turbo Cup. Le jeu était livré avec la 944 de Metge, au 1/24e.
Sauf erreur, Turbo Cup est à la fois le seul jeu mettant en scène une 944 et le seul jeu où les circuits Français apparaissent. En effet, vous pouviez rouler à Magny-Cours, Dijon, Nogaro ou sur le Paul Ricard...
Pour 1988, les graphismes étaient très, très corrects. La Porsche du pilote était assez fidèlement reproduite. Le jeu décrocha d'ailleurs un Tilt d'or.

Par contre, pour le réalisme... Les circuits se ressemblaient tous plus ou moins, avec de longues lignes droites et des courbes assez gentillettes.
En mode "course", les adversaires étaient tous en orange. Evidemment, point de jauge de dommage. Vous pouviez vous appuyez sur eux pour négocier les virages.
Loriciels avait bien rentabilisé son bébé, en le proposant sur Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et même Sinclair ZX.

Par contre, point de version PC.
Loriciels était un des 1001 éditeurs qui créaient des jeux à la chaine pour Amiga et Atari ST. Turbo Cup fut son seul jeu de courses. Le déclin de ses deux machines lui fut fatal et elle ferma en 1994.

Turbo Cup possède aujourd'hui un indéniable côté exotique, par rapport aux autres jeux contemporains.

jeudi 10 mai 2018

Rampage (1986)

Au milieu des années 80, les performances des machines (aussi bien les bornes d'arcades, que les consoles et les ordinateurs) font un bond en avant. Les développeurs se cherchent. D'autant plus que la technologie ne progressent pas forcément dans le sens qui les arrange... Rampage est un hybride typique de cet époque. Un scénario encore simplissime, mais avec des graphismes plus fouillés.

On contrôle au choix un loup-garou, un gorille géant ou un lézard géant. L'époque n'est pas encore au respect du copyright et aux bataillons d'avocats. Alors le gorille est un clone de King Kong et le lézard, un Godzilla à peine maquillé. Le but est simple : marcher à travers les villes américaines et tout casser ! On est entre le beat'em all et le jeu de plateforme.
Né pour les salles d'arcades, Rampage est vite porté sur consoles. C'était d'ailleurs l'un des rares jeux proposé à la fois sur NES et sur Master System ! A l'occasion du portage, un quatrième personnage apparait : Larry, le rat mutant.

Mais ce fut un feu de paille. Le gamer de la fin des années 80 en voulait davantage. Qu'il s'agisse de baston ou d'exploration. Atari tente tout de même de le porter sur la Lynx, alors que son quart d'heure de gloire est achevé depuis longtemps...
En 1997, Rampage est ressorti des cartons avec Rampage : World tour. Puis il y eu Rampage 2 : Universal tour, en 1999, Rampage through time, en 2000 et Rampage: Total destruction, en 2006. A chaque fois, les critiques sont exécrables, mais les jeux se vendent bien !

En 2009, Warner Bros rachète Midway et la franchise Rampage fait parti du deal. Dès 2011, on évoque un projet d'adaptation cinématographique. D'où le film pop-corn de 2018, avec Dwayne Johnson !

dimanche 18 février 2018

Continental Circus (1987)

Le Continental Circus, c'était un vieux surnom du Moto GP, à une époque où toutes les épreuves avaient lieu en Europe. D'où le documentaire éponyme de 1972. Curieusement, c'est le nom que donna Taito à sa simulation de F1.

Dans Continental Circus, vous preniez le volant d'une Lotus F1. La grande nouveauté, c'était le notion de saison. Ainsi, vous couriez sur une dizaine de circuits, comme en vrai.
Au départ le speaker enchaine "Gentlemen, start your engine. 30 seconds. Go !" Alors que normalement, lorsque l'on dit "30 seconds", cela signifie qu'il reste... 30 secondes...

Ensuite, c'est le principe de Pole Position : vous partez 100e et vous devez doubler 20 voitures en 4 tours. Votre position d'arrivée détermine votre place sur la course suivante, où vous devez cette fois finir dans les 80 premiers et ainsi de suite jusqu'à la finale, où il faut finir sur le podium. Sachant qu'à chaque fois, au départ, vous perdez 5, 6 places. Comme dans WEC Le Mans 24, les autres voitures se télescopent. Ca fait ça de moins à doubler, mais cela représente surtout des débris à éviter...
Lors de l'introduction, les circuits ont une forme réaliste, surtout Hockenheim. Mais en fait, le tracé sur lequel vous roulez ensuite n'a plus rien à voir avec la carte ! Ce sont tous des circuits sinueux.

Pour le portage sur ordis, les graphismes ont été très simplifiés...

dimanche 7 février 2016

Ferrari Formula One (1988)

Je pensais que j'en avais déjà parlé...

Mesdames et messieurs, voici le tout premier jeu disposant d'une licence Ferrari.
Vous voici donc dans la peau d'un pilote de la Scuderia : visite de l'usine, essais privés, développements et bien sûr, courses.

Le gros souci, c'est qu'il se joue avec la souris et non au joystick. Beaucoup de gens le trouvèrent tout bonnement injouable.

Le jeu fut vite oublié. Par contre, le développeur, Electronic Arts, fera d'autres jeux sur la F1...

dimanche 25 octobre 2015

Enduro (1983)

Enduro est l'un des ultimes jeux de l'Atari 2600. Il est sorti en 1983, en plein "krach des jeux vidéos". Du coup, il est passé inaperçu. C'est dommage, car le concept est intéressant.

Comme dans Pole Position, on contrôle une simili-F1 sur une route ouverte, avec des voitures à dépasser. La nouveauté, c'est qu'au fil des niveaux, le fond change, afin de simuler la nuit, le crépuscule, etc. De plus, il y a des pièges, comme de l'huile sur la route. En bref, il annonce Out run, qui sortira 2 ans plus tard.
Et en bonus, notez la Lancia Stratos sur la jaquette. Je me suis toujours demandé si les artistes qui réalisaient les boites de cartouches, jouaient effectivement avec le jeu. Ou si le producteur leur dictait des indications par téléphone...

mercredi 13 mai 2015

Stevie Wonder n'est pas un gamer !

Le côté obscur de la technologie, c'est que maintenant, en 5 minutes, n'importe qui peut faire un photoshop crédible. Ensuite, il le balance sur les réseaux sociaux et les gens le "likent" bêtement.

Ainsi, une pub de Stevie Wonder pour un synthétiseur devient une pub pour l'Atari 2600. Un faux qui sert de preuve pour expliquer que le chanteur n'est pas vraiment aveugle (une vieille théorie cospirationniste.) Heureusement, il y a aussi des gens pour distinguer le faux du vrai.

mardi 17 juin 2014

Atari revient !

En ce moment, l'industrie du jeu vidéo est focalisée sur les nouveautés présentées à l'E3. Il n'y en a que pour les grosses machines de guerre. La renaissance d'Atari n'a droit qu'à un entrefilet.

Atari, c'est une entreprise dont le principal titre de gloire est d'avoir survécu. A la fin des années 70, le concept de jeu vidéo émerge. Des dizaines de start-ups apparaissent. Et beaucoup disparaissent aussi sec. Atari est la première vraie réussite, à la fois dans les bornes d'arcades et les machines de salon. La 2600 est la première vraie console avec jeux interchangeables. En 1983, le marché est saturé. Atari -et Commodore- se reconvertissent dans les ordinateurs ludiques (à l'heure où les PC sont réservés aux pros.) Le ST s'adresse au gamer déjà ado (alors que Nintendo et Sega visent plutôt les pré-ados.) Les retours dans les consoles sont des bides : la 7200 est ringardisée par la NES, la Lynx (bien qu'en couleur) souffre face à la Game Boy et ce n'est pas avec ses 3 jeux que la Lynx va s'imposer... Avec le processeur 486 et Windows 3.1, les PC deviennent plus puissants et plus polyvalents. Le ST est attaqué dans son fief et le TT fait long feu. Au milieu des années 90, Atari disparait et tout le monde s'en fout. On n'a d'yeux que pour Sega et Nintendo.
On retrouve Atari au début des années 2000, grâce à Infogrammes. En fait, l'entreprise française transfère ses actifs vers Atari, pour mieux saborder l'ex-Infogrammes derrière (et se débarrasser de ses employés.) Mais la vie d'un éditeur de jeu n'est pas de tout repos et ce nouvel Atari périclite de nouveau.

Depuis les années 80, Atari s'est vu en sous-IBM, puis en sous-Nintendo et enfin en sous-Electronic Arts. Son nouveau modèle ? Etre un sous-King ! Ainsi, Atari veut faire des jeux "casual" pour portables (à quand Pac-Man crush saga ?) et exploiter sa "marque" (autrement dit, faire des produits dérivés.)

mardi 7 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 5. Gals panic (1990)

Aujourd'hui, avec internet, tout vos fantasmes sont à portée de clic.
A la fin des années 80, il en allait tout autrement pour l'adolescent mâle contrôlé par ses hormones!

Il y avait ceux qui se rendaient discrètement dans les boutiques de jeux du boulevard Voltaire. Rouge de honte, notre ado fouille dans le rayon "érotique". Les boites montrent des filles en mini-jupes, voir en bikinis, avec un regard qui dit: "Il y en aura encore plus à l'intérieur."
Puis il paye sans regarder le vendeur.

L'époque était aussi celle des clubs d'informatique. Avec les disquettes qu'on s'échange sous le manteau.
"T'as des trucs de [censuré]? - Oui, tu vas voir, c'est hyper-chaud!"

Notre ado rentre chez lui, tout fébrile. A lui les filles dénudées!
Il vérifie que les parents ne sont pas là. Puis il insère sa disquette dans son Amiga 500 ou son Atari ST... Puis il attend que sa charge... Et que ça charge encore...
L'un des plus fameux jeux érotique de l'époque est Gals Panic. C'est un sous-Qix: il faut dégager l'écran et on voit alors une photo de charme apparaitre. Plus vous progressez et moins la fille est habillée.

On trouvait également des jeux de strip-poker.
Voir des espèces de gif érotiques animés (mais en 8-bits.)

Il faut se souvenir que les disquettes ne contenaient que 1,44MB de données! Donc, impossible d'y mettre ne serait-ce qu'une seule photo haute-définition.
Notre ado en quête d'images d'attributs féminins restera sur sa faim. Le vendeur du boulevard Voltaire ou le gars qui lui a filé la disquette doit bien rigoler!

Pire: Gals panic a donné lieu à pas mal de clones et de pirates. L'éditeur Kaneko lancera même Panic Street: un jeu identique, mais les images de fond n'ont rien du tout d'érotique. Et là, notre ado se rendra compte qu'il s'est bien fait avoir!

vendredi 3 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 3. Leisure suit Larry (1987)

Au milieu des années 80, le monde du jeu vidéo se scinde en deux.
D'un côté, il y a les consoles, qui visent un public plutôt enfantin. Le succès de la NES, puis de la Master System fait la fortune d'éditeurs comme Konami ou Electronic Arts, qui deviennent de vrais mastodontes.
En face, il y a les ordinateurs (Apple II, C64, Spectrum, Amstrad, Amiga, Atari ST...) De part le prix et la complexité des machines, elles sont achetés par des gamers adolescents, voir adultes. Les éditeurs sont plutôt de fragiles PME.

En 1981, On-line system sort Softporn adventure. Un jeu exclusivement en textes, où un ringard tente de draguer. Les femmes sur la pochettes sont les épouses des patrons d'On-line et la comptable !
On-line system devient Sierra, ils ont l'idée de transformer Softporn adventure en point-and-click (un style typique des jeux vidéos pour ordis des années 80.)

Dans Leisure Suit Larry, vous dirigez Larry Laffer. Ce quadra libidineux, petit, déboisé et bedonnant, explore de nombreux lieux, pour chercher des partenaires.
Le ton général est comique: Laffer est un piètre dragueur et ses aventures se terminent souvent mal. C'est avant tout un détournement érotisant des jeux d'aventures de l'époque.
Le jeu fait un mini-scandale à cause de son ton très "amour libre", en plein retour du puritanisme.

Ensuite, on n'y voit pas grand chose. L'ado en quête de chair nues reste sur sa faim.

Sierra use du filon avec un épisode 2 en 1988, puis un épisode 3 en 1989. Mais Leisure suit Larry subit simultanément le déclin des ordis, celui des point-and-click... Et l'arrivée de jeu plus franchement érotiques!
Un épisode 4 est annulé, puis les sorties s'espacent.

L'homme au pat d'eph et au slip léopard garde des fans, qui espèrent un épisode 8.

mercredi 1 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 1. Mystique et Custer's revenge (1982)

C'est l'été, personne n'est devant son ordi. Alors comme tout le monde, je vais parler de sexe pour attirer les rares internautes!

Georges Bataille a démontré que quel que soit l'époque et la civilisation, dés qu'un média ou un médium apparait, il est utilisé à des fins érotiques, voir pornographiques.

Le jeu vidéo n'y échappe pas. A début des années 80, le marché est en plein boum (surtout aux USA); consoles et jeux se multiplient à vue d'œil. L'époque est aussi marqué par l'explosion de l'industrie pornographique (grâce à l'apparition de la VHS.) Il était logique que les deux se rencontrent.
Un éditeur, Mystique se lance dans le jeu érotique. Parmi les personnes qui financent la boite, on trouve l'ex-pilote de F1 Peter Arundell, spécialiste de l'investissement foireux.

Notez que les jeux de Mystique sont sous-titrés "Swedish erotica", pour faire plus exotique.
Mystique n'a aucun scrupule et il enchaine les productions pour Atari 2600: Beat'em eat'em, Bachelor party, Jungle fever/knight on the town... On est avant tout dans la blague potache, avec une réalisation très médiocre.

Un quatrième jeu, Custer's revenge, crée la polémique: le personnage principal (vaguement inspiré du général Custer), viole des amérindiennes. Tout le monde tombe sur Mystique: les féministes, les ligues de vertu, les amérindiens... De toute façon, en 1983, l'industrie du jeu vidéo s'écroule et Mystique disparait.

jeudi 29 décembre 2011

Vigilante (1988)

Un jeu d'arcade, où la copine d'un pratiquant d'art martial se kidnapper et où le gars affronte un gang en pleine ville? Il s'agit bien sur de Vigilante !

Ainsi, Vigilante fut le premier clone de Double Dragon.
La seule innovation, c'était le style post-apocalyptique du décor, qui allait bientôt devenir la norme des beat'em all...

Double Dragon (1987)

Sur Nolife, j'ai vu hier un hommage aux beat'em all et à Double dragon.

Ce jeu était en 1987 et il a été porté sur pas mal de console. Pour ma part, je l'avais sur Game boy.

D'après son créateur, c'était le premier Beat'em all. En fait, il y en avait eu d'autres avant (cf. Karateka ou Barbarian.) Les nouveautés de DD, c'était la pseudo-3D, les mini-animations (par ex: la porte qui s'ouvre et le boss qui en sort) et la possibilité de ramasser les armes des ennemis.
Le rapport avec les voitures? Il est facile à trouver!

Ainsi, l'intro débute au garage "Matin". C'est là que Marion se fait kidnapper sous les yeux de Billy Lee et de son frère Jimmy (spoiler: c'est Jimmy qui a commandité le kidnapping.)
Plus loin, on croise une pub pour une Cox.
Et dans Double Dragon 3, il y a carrément une Toyota 2000 GT de garée. Et je ne parle même pas des nombreuses épaves rouillées...

L'un des trucs qui a miné la série, ce sont les problèmes financiers de l'éditeur, Techno. Après Double Dragon 2, ils ont bâclé Double Dragon 3, puis il y a eu un jeu de beach volley avec Billy et Jimmy (!) et enfin, il y a eu Double Dragon 4 façon clone de Street Fighter 2.

mercredi 16 novembre 2011

Test drive II: the duel (1989)

Test drive était l'un des premiers jeux où pouvait choisir sa voiture. En plus, on pouvait conduire une vraie Ferrari ou une vraie Porsche, pas un clone sans licence!

Test drive II propose évidemment plus de voitures. Le mode "duel" apporte surtout de la difficulté: vous roulez face à une voiture qui ne risque pas de contraventions pour excès de vitesse!
Le point fort, c'est que vous avez le choix du décor.
En prime, grâce à des add-ons, vous pouvez conduire des muscle cars (je me souviens notamment d'une Camaro Z-28...)

Notez que Test Drive II était proposé sur quantité de plateformes. Même si, sauf erreur, en Europe, il fallait se contenter des versions PC, Atari ST, Amiga et Mac.

mercredi 28 septembre 2011

mercredi 20 juillet 2011

Sukiya (sortie prévue en 1992)

A la fin des années 80, les développeurs Français croyaient en un jeu vidéo "à la française". Lankhor lança ainsi Le manoir de Mortevielle,en 1988. C'était une histoire d'enquête avec des énigmes à résoudre et des indices à dénicher.
En 1990, le héros principal, Jérôme Lange, revient dans Maupiti Island. Alors qu'il prenait la route pour le Japon, son navire (on est en 1953) doit faire escale sur l'île polynésienne de Maupiti (qui existe réellement) pour cause de tempête. A peine arrivé à Maupiti, Lange doit enquêter sur un enlèvement. A la fin du jeu, il y a un teaser: le dernier écran annonce que Lange va maintenant s'attaquer à Suriya (ou "Souriya".)
Maupiti Island est un succès et Lankhor s'attaque donc au troisième volet (renommé "Sukiya"), où l'action se passe cette fois dans un monastère Japonais. Il devait sortir en 1992.
Néanmoins, entre temps, le jeu La secte noire a fait un bide. Lankhor doit faire le ménage et se concentrer sur quelques titres ayant un potentiel commercial. Vroom est sauvé, mais Sukiya part à la poubelle.

Il ne reste du titre que quelques images du développement et toute l'introduction. Dans cette dernière, on voit une Citroën DS19, phare allumés, au pied du mont Fuji.

L'idée de la DS19 était plutôt originale. Mais c'est un anachronisme: elle a été présentée en 1955 (et la production n'a vraiment débutée qu'en 1957), alors que Maupiti Island se passe en 1953 (comme je l'ai dit plus haut.) De toute façon, pourquoi est-ce qu'un bateau qui va de France vers le Japon passe près de Tahiti ?

vendredi 15 juillet 2011

Super cars II (1991)

Je l'ai évoqué lors d'un récent Brève rencontre.

Voici une simulation pour Atari ST et Amiga. En fait de "supercars", vous avez droit à une Fiat Coupé, une Porsche 911 (964) et une Alfa Romeo SZ... Ou plutôt, faute de licence, d'une "Vaug Interceptor", d'une "Taraco Neoroder" et d'une "Retron Parsec"!

mercredi 26 mai 2010

Les 30 ans de Pac-man

30 ans de waka-waka-waka-waka-waka-waka-waka!

Pac-man fête ses 30 ans. Evidemment, il y a plein d'anecdotes à raconter. L'idée serait née lorsque Toru Itawani, programme chez Namco, mangeait une pizza dont il manquait une part. A l'origine, il s'appelait "puck-man". Mais les propriétaires de salles d'arcades (très populaires à l'époque) avait peur que les joueurs ne transforment le "P" en "F"...

C'était surtout le premier jeu avec un personnage (en couleur, qui plus est.) En plus, cela changeait des shoot'em up et autres jeux de sport. Un jeu relativement "intelligent" et complexe pour l'époque (des fruits, des fantômes, des mega-balles...) Depuis, c'est devenu un logos facilement identifiable.

Il y eu un Mrs Pac-man, un Pac-man junior et même un dessin animé (avec générique chanté par William Leymergie!) Sans parler des 1001 clones et autres pirates (il y avait même un virus pour PC qui se déployait pendant que vous jouiez.)

Atari a voulu le porter sur la 2600. Ce fut un four, qui ruina Atari et entraina peut-être la chute brutale du marché des consoles, en 1982.
A la même époque, Nintendo voulait lancer Popeye: le marin doit délivrer Olive des mains de Brutus en franchissant des obstacles. Refus des ayants-droits. Nintendo remplace Brutus par un singe, Olive par une princesse et Popeye par un plombier; vous avez ainsi Donkey Kong. Le fabricant aimait bien le personnage du plombier, au point de créer Mario Bros, où il est dans une pièce constamment envahi de monstres. Puis ce sera Super Mario Bros, en 1984, premier jeu de plateforme...

L'univers de Mario est suffisamment énorme pour être étendu à l'infini. A contrario, Namco s'est retrouvé bloqué avec Pan-man. D'autant plus, qu'ils étaient déjà passé à Galaga et Pole Position. Pac-man fut ringardisé et c'est justement ce côté ringard qui lui a permis ce revival.

mercredi 17 mars 2010

Jet Set Willy (1984)

Si comme moi, vous êtes fan de Boulet Corp, vous avez du entendre parler du jeu Jet-Set Willy. Boulet en était fan. Il en parle comme d'un univers lynchéen...

En fait, vous vous contentez de vous balader de pièce en pièce, en évitant des obstacles. Mouais, rien de très folichon, y compris pour l'époque.

Software projets, le développeur, signera plus tard Dragon's lair...