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mercredi 7 octobre 2020

Paris-Dakar Rally Special (1987)


Les jeux sur le rallye-raid sont rares. 31 ans avant Dakar 18, il existait déjà un jeu consacré à la célèbre course : Paris-Dakar Rally Special. Un jeu exclusivement sorti au Japon et uniquement sur Famicom (la NES japonaise.)

D'emblée, ça sent le faisandé : il y a un Pajero et un Land Cruiser sur la jaquette, mais une 205 T16 sur la cartouche...

A cet instant, on s'attend à un sous-Big Run. Après tout, s'il n'est pas sorti du Japon, c'est qu'il ne doit pas être terrible, non ?

Ce qui rassure, c'est que TSO (NDLA : Thierry Sabine Organisation, alors promoteur du Dakar) a donné son imprimatur.

Première étape, vous vous retrouvez dans une ville. Vous devez démarcher des sponsors et racketter des hommes d'affaires, jusqu'à ce que vous ayez les moyens d'acheter un 4x4 !

Ensuite, vous testez vos copilotes potentiels.

Ensuite, vous devez sortir de Paris. Ce n'est pas compliqué : c'est tout droit ! Par contre, le moindre accrochage fera exploser votre 4x4 et bien sûr, les voitures derrière vous sont autant de kamikaze...

Visiblement, pour aller plus vite, les programmeurs de Sony ont chacun travaillé dans leur coin. Chaque niveau est différent, sur le fond, comme la forme.

Après avoir vaincu le trafic fou de Paris, vous voilà dans un espèce de plateformer, en scrolling horizontal.

Et aussi, chaque programmeur n'avait aucune idée de ce qu'était le Paris-Dakar... Pour traverser la Méditerranée, point de ferry... Non, voilà un niveau aquatique, façon Mario, avec méduses et requins !

Ensuite, dans le désert, ça devient un shoot'em up à scrolling horizontal. Tirez au canon sur les scorpions !


Pour le dernier niveau, vous affrontez cette fois-ci des hélicoptères et des jets ! Votre 4x4 peut désormais lancer des missiles sol-sol et des missiles sol-air ! Et en prime, vous pouvez déraper.

Et enfin, lorsque vous en avez fini, vous pouvez admirer le soleil couchant sur le lac Rose...

Voilà un jeu bien délirant ! Pour les uns, c'est une immonde bousasse. Pour d'autres, c'est du quatrième degré et l'on trouve même des fan-arts à la gloire de Paris-Dakar Rally Special.

En tout cas, comment est-ce que TSO a pu cautionner cela ?

dimanche 18 février 2018

Continental Circus (1987)

Le Continental Circus, c'était un vieux surnom du Moto GP, à une époque où toutes les épreuves avaient lieu en Europe. D'où le documentaire éponyme de 1972. Curieusement, c'est le nom que donna Taito à sa simulation de F1.

Dans Continental Circus, vous preniez le volant d'une Lotus F1. La grande nouveauté, c'était le notion de saison. Ainsi, vous couriez sur une dizaine de circuits, comme en vrai.
Au départ le speaker enchaine "Gentlemen, start your engine. 30 seconds. Go !" Alors que normalement, lorsque l'on dit "30 seconds", cela signifie qu'il reste... 30 secondes...

Ensuite, c'est le principe de Pole Position : vous partez 100e et vous devez doubler 20 voitures en 4 tours. Votre position d'arrivée détermine votre place sur la course suivante, où vous devez cette fois finir dans les 80 premiers et ainsi de suite jusqu'à la finale, où il faut finir sur le podium. Sachant qu'à chaque fois, au départ, vous perdez 5, 6 places. Comme dans WEC Le Mans 24, les autres voitures se télescopent. Ca fait ça de moins à doubler, mais cela représente surtout des débris à éviter...
Lors de l'introduction, les circuits ont une forme réaliste, surtout Hockenheim. Mais en fait, le tracé sur lequel vous roulez ensuite n'a plus rien à voir avec la carte ! Ce sont tous des circuits sinueux.

Pour le portage sur ordis, les graphismes ont été très simplifiés...

vendredi 3 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 3. Leisure suit Larry (1987)

Au milieu des années 80, le monde du jeu vidéo se scinde en deux.
D'un côté, il y a les consoles, qui visent un public plutôt enfantin. Le succès de la NES, puis de la Master System fait la fortune d'éditeurs comme Konami ou Electronic Arts, qui deviennent de vrais mastodontes.
En face, il y a les ordinateurs (Apple II, C64, Spectrum, Amstrad, Amiga, Atari ST...) De part le prix et la complexité des machines, elles sont achetés par des gamers adolescents, voir adultes. Les éditeurs sont plutôt de fragiles PME.

En 1981, On-line system sort Softporn adventure. Un jeu exclusivement en textes, où un ringard tente de draguer. Les femmes sur la pochettes sont les épouses des patrons d'On-line et la comptable !
On-line system devient Sierra, ils ont l'idée de transformer Softporn adventure en point-and-click (un style typique des jeux vidéos pour ordis des années 80.)

Dans Leisure Suit Larry, vous dirigez Larry Laffer. Ce quadra libidineux, petit, déboisé et bedonnant, explore de nombreux lieux, pour chercher des partenaires.
Le ton général est comique: Laffer est un piètre dragueur et ses aventures se terminent souvent mal. C'est avant tout un détournement érotisant des jeux d'aventures de l'époque.
Le jeu fait un mini-scandale à cause de son ton très "amour libre", en plein retour du puritanisme.

Ensuite, on n'y voit pas grand chose. L'ado en quête de chair nues reste sur sa faim.

Sierra use du filon avec un épisode 2 en 1988, puis un épisode 3 en 1989. Mais Leisure suit Larry subit simultanément le déclin des ordis, celui des point-and-click... Et l'arrivée de jeu plus franchement érotiques!
Un épisode 4 est annulé, puis les sorties s'espacent.

L'homme au pat d'eph et au slip léopard garde des fans, qui espèrent un épisode 8.

jeudi 29 décembre 2011

Double Dragon (1987)

Sur Nolife, j'ai vu hier un hommage aux beat'em all et à Double dragon.

Ce jeu était en 1987 et il a été porté sur pas mal de console. Pour ma part, je l'avais sur Game boy.

D'après son créateur, c'était le premier Beat'em all. En fait, il y en avait eu d'autres avant (cf. Karateka ou Barbarian.) Les nouveautés de DD, c'était la pseudo-3D, les mini-animations (par ex: la porte qui s'ouvre et le boss qui en sort) et la possibilité de ramasser les armes des ennemis.
Le rapport avec les voitures? Il est facile à trouver!

Ainsi, l'intro débute au garage "Matin". C'est là que Marion se fait kidnapper sous les yeux de Billy Lee et de son frère Jimmy (spoiler: c'est Jimmy qui a commandité le kidnapping.)
Plus loin, on croise une pub pour une Cox.
Et dans Double Dragon 3, il y a carrément une Toyota 2000 GT de garée. Et je ne parle même pas des nombreuses épaves rouillées...

L'un des trucs qui a miné la série, ce sont les problèmes financiers de l'éditeur, Techno. Après Double Dragon 2, ils ont bâclé Double Dragon 3, puis il y a eu un jeu de beach volley avec Billy et Jimmy (!) et enfin, il y a eu Double Dragon 4 façon clone de Street Fighter 2.

mercredi 31 août 2011

Famicom Grand Prix F1 Race (1987)

Si vous pensez "F1 Race", vous pensez sans doute à un jeu pour Game Boy. En fait, ce jeu n'était qu'un portage d'un vieux jeu Famicom (la NES Japonaise.)

La Famicom n'était pas juste une NES avec un package différent. Elle disposait d'accessoires qui n'ont jamais quitté l'archipel, comme le lecteur de disquettes.
Il était possible d'acheter des jeux sur disquettes ou de glisser une disquette Nintendo dans une borne spéciale et d'y charger un jeu. Evidemment, s'il y avait déjà un jeu sur votre disquette, il était effacé.

Parmi ces jeux sur disquettes, il y avait Famicom Grand Prix: F1-race (une suite ou un homonyme du premier?) C'était un petit jeu, tout en vue de dessus.
Les voitures avaient une barre de vie. Donc, si vous sortiez trop souvent de la route ou que vous vous preniez des adversaires, votre barre diminuait. Il fallait rentrer aux stands, où une armée de Mario-mécanos vous attendaient !
Ces jeux sur disquettes avaient un intérêt et des graphismes très limitées. Par contre, ils étaient peu chèrs. D'où un certain succès. Famicom Grand Prix: F1-race a même eu une suite: Famicom Grand Prix: 3D-hot rally, en 1988.
Vous remplacez le "gazon" par de la terre marron, le "bitume" par de la terre marron clair et la F1 par un buggy et vous avez un jeu de rallye-raid !

lundi 29 mai 2006

Out Run (1987)

Et les consoles? On les avait un peu oubliées. Après la NES, c'est au tour de la Master System d'entrer dans l’arène. Sega se contente d'adapter ses jeux d'arcades. Out Run débarque logiquement. Toute ressemblance entre la voiture et une Testarossa cabriolet est totalement fortuite.
Le must, c'est la possibilité de pouvoir choisir sa musique sur l'autoradio!
C'est un carton et il sera ensuite décliné pour Amiga, Atari ST, PC, Megadrive, NEC... La cartouche sera vendu durant toute la durée de vie de la Master System, soit une dizaine d'année! Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, il y aura un Out Run II, un Battle Out Run (clone de Chase HQ), un Turbo Out Run, un Out Run USA...

Speed buggy (1987)

Un autre jeu pour ordi, adapté d'une borne d'arcade.

Vous pilotez un buggy et grande première pour l'époque, la route n'est plus plane et les obstacles se multiplient.

Crazy Cars (1987)

Encore un jeu en vision "depuis un tiers". Vous débutez avec une 911 turbo (ou plutôt une voiture qui y ressemble car il n'y a pas de licence) et ensuite, vous pourrez passer à la Mercedes 560 SEC puis à la Ferrari 288 GTO (on est en 1987...)

Un jeu pour Atari ST, Amstrad CPC et Amiga: les graphismes sont carrément en hausse vis-à-vis de ce qui se faisait auparavant.
Il y a eu un Crazy Cars II et III. Microïds publia en 2011 un Crazy Cars : hit the road, en guise d'hommage.