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mardi 29 juillet 2025

Mario Paint est de retour !


Nintendo continue d'alimenter le Gamestore de la Switch. Au début, il pondait de l'inédit. Puis au nom de la nostalgie, il a réalisé des portages de jeux assez moyens. Là, on sent qu'ils raclent les fonds des fonds de tiroirs... Ainsi, mesdames et messieurs, revoici le jeu que vous attendiez tous : Mario Paint !

Dans les années 80, Nintendo avait fait de Mario, une mascotte omniprésente. Il faut se souvenir que les jeux vidéos étaient perçus comme quelque chose d'abstrait, voire de froid, sinon d'inquiétant. Tant auprès des parents, que des 8-12 ans. Avec Mario, Nintendo avait un personnage qui incarnait la NES. Un gros avantage sur le rival Sega, qui ne créa Sonic qu'une dizaines d'années plus tard.
Nintendo commença à placarder le personnage dans des jeux n'ayant rien à voir (Mike Tyson Punch out, Alleyway, Tennis, Golf...) L'étape suivante, fut d'étendre l'univers Mario à d'autres jeux : Dr Mario, Mario Kart...

En parallèle, les fabricants de consoles et d'ordinateurs (Sega, Nintendo, mais aussi Amstrad, Commodore ou Atari) rêvaient de pouvoir accessoiriser leurs machines. Qu'elles ne servent pas qu'à jouer et encore moins qu'elles se contentent d'un joystick. La seule bonne invention, ce fut les prises Midi, pour brancher un synthétiseur et le câble Link, pour relier deux Game Boy. Les mauvaises idées, c'était tout le reste : pistolets (Sega et Nintendo), lunettes 3D (Sega), volant (Sega), adaptateur TV pour écran d'ordinateur (Amstrad), robot (Nintendo), tapis de jeu (Nintendo), caméra avec imprimante (Game Boy), etc. Des accessoires souvent chers et qui ne permettaient de jouer qu'avec une poignée de jeux.

A la croisée de ces deux idées, on arriva à Mario Paint, en 1992. Un logiciel de dessin et de musique, autour de l'univers de Mario. Il était livré avec une souris.

En fait, il était livré avec une bibliothèque d'images et de sons. C'était à la fois trop compliqué à utiliser pour les petits et trop enfantin pour les grands. D'autant plus que les possibilités étaient limitées.

Mario Paint fut un four. Nintendo avait compris qu'il était allé trop loin. Mais 33 ans plus tard, le revoilà donc le Gamestore de la Switch ! Avec toutes les fonctionnalités que personne n'aimait à l'époque !

samedi 29 mars 2025

Darty (1992)


Voilà un drôle de plateformer ! Votre personnage, c'est une Renault Express aux couleurs de Darty. En sautant sur les nuages noirs, vous les transformez en soleil.

Ne cherchez pas ce jeu. Il s'agissait d'une animation publicitaire, en amorce de la météo.

Pour rappel, jusqu'en 2007, la publicité pour les grandes surfaces était interdite, à la télévision. Le terme "grande surface" recouvrait non seulement les supermarchés et hypermarchés, mais aussi les grandes surfaces d'hifi-vidéo grand public. La parade, c'était de sponsoriser des émissions courtes, dont la météo.
Darty faisait dans le subliminal. La chaine mettait en avant la qualité de son SAV. Il disposait d'une flottille de R4 F6 (remplacée par des Renault Express, puis des Kangoo.) Donc, en cas de panne, Darty se déplaçait chez vous. D'où l'idée que la Renault Express Darty chassait vos problèmes.

Surtout, nous étions en 1992. Les consoles de jeu débarquaient à peine. L'univers du jeu vidéo était méconnu. Darty fut ainsi l'un des premiers à reprendre les codes du jeu vidéo dans une pub. La chaine devait se dire que la fameuse ménagère de moins de 50 ans devait connaître cet univers, via la console de ses enfants...

Notez enfin le soin apporté à l'animation. Avec le personnage qui se déforme ou la musique (façon jingle de bonus.) En 1992, les éditeurs ne voulaient et ne pouvaient pas en faire autant, même pour du 16-bits...

jeudi 18 avril 2019

Lucky & Wild (1992)

Ah, l'Amérique vue par les Japonais... Chase H.Q. était déjà très, très librement inspiré de l'Arme Fatale. Namco va encore plus loin dans le "buddy movie" avec Lucky & Wild, l'un des premiers FPS, qui cumule tir et conduite.
Il est sorti uniquement sur borne d'arcades.

Le jeu s'appelle d'après les deux héros, ultra-stéréotypés. A gauche, Lucky, le golden-boy brun, censément plus calme et à droite, Wild, le surfer blond fou-fou.

Lucky conduit une personnal car des années 80, mélange de Chevrolet Corvette C4, de Dodge Daytona matinée d'Autech Stelvio.
Le déroulement du jeu est simple. Au début du niveau, vous surprenez un malfrat. Ses hommes de main vous balancent une rafale et le méchant en profite pour s'échapper. Vous voilà parti dans une course poursuite.
Au début, vous affrontez surtout des hordes de berlines noires, avec des méchants qui vous tirent dessus, assis sur l'encadrement de la fenêtre. Au fil des niveau, on vous balance de la dynamite, il y a des tireurs embusqués dans la rue, etc. Le tout, avec nos deux héros qui grimacent dans le rétroviseur...

Notez que cette voiture ressemble à s'y méprendre à une BMW Série 3 break (E36.) Comment est-ce que Namco en connaissait la forme, deux ans avant son lancement ?
Lucky conduit et tire en même temps. Après, la route est relativement droite et il faut rouler pied au plancher (sauf dans les zones avec tireurs embusqués.) L'aspect "conduite" est très secondaire. Notez aussi que les minutions sont illimitées ; pas besoin de recharger.

A la fin du niveau, vous rattrapez le boss. Des hommes de main vous canardent, mais vous les abattez froidement, la voiture part en tonneau et explose.
Le boss, visiblement blessé, sort en titubant et s'effondre. Nos deux héros fondent sur lui et lui crient "rends-toi". A mon avis, de toute façon, il n'en a plus pour très longtemps...
Ensuite, vous faites réparer votre voiture au Pink Cat Garage, où les mécanos sont exclusivement des filles qui cosplayent en catgirl. L'une d'elles vous tend un cocktail, mais cette boisson verte pétillante n'inspire guère confiance. On comprend la tête des deux mecs...
Pour l'époque, Lucky & Wild était une sacrée nouveauté. C'est un peu le précurseur de Time Crisis (1995), qui fit vraiment décoller le genre des FPS.

La partie qui a le plus vieilli, c'est sans doute les voix enregistrées. Les "that's it", "nice job", "watch out" et autres "well done" semblent sortir de manière aléatoire. Quant aux filles du Pink Cat Garage, leurs propos sont intelligibles !

Pour finir, la voiture de la boss du troisième niveau. Elle roule dans une GT avec un arrière de Lotus Esprit (X180), mais avec avant de Lamborghini Countach.

mercredi 10 janvier 2018

F-Zero (1992)

En 1992, la Super NES déboulait en Europe. La Mega-Drive, qui était jusqu'ici la référence des consoles grand public (NDLA : la NEC et la Neo-Geo coutaient un bras), prend un coup de vieux.

L'un des fers de lance, c'était F-Zero.
Le manuel évoque une histoire de bon en 2560. La Terre commerce avec d'autres planètes et les extra-terrestres sont parmi nous. Des multi-milliardaires s'ennuient. Alors ils créent des compétitions. F-Zero est ainsi un jeu de courses de véhicule futuristes. Ce qui était relativement neuf, c'était de rouler sur un circuit fermé et même d'avoir une saison avec plusieurs circuits au programme.

Nintendo se vantait d'être la console des familles. Or, F-Zero ne proposait pas de mode multijoueur. C'était le gros défaut. Et pour le fan de voitures, comme moi, on voyait surtout que ce n'était pas une voiture à proprement parler...

3 ans plus tard, Sony reprendra le concept de la course futuriste avec WipeOut. Et là, c'est F-Zero qui prenait un coup de vieux...

samedi 6 janvier 2018

Super Mario Kart (1992)

La référence ! Super Mario Kart est un jeu souvent copié, mais jamais égalé ! A l'origine, l'équipe de Shigeru Miyamoto voulait un F-Zero en multi-joueur, avec les personnages (et les décors) de Mario. Seulement, la puissance de la Super NES ne permettait pas de faire tout cela (alors qu'en 1992, c'était le top du top de la console de jeu.) Entre décors et mode multi-joueur, il a fallu trancher. Ce fut donc un jeu multi-joueur et les décors furent avant tout des évocations de Super Marioworld.
A l'arrivée, c'était une idée géniale. Nintendo avait trouvé une formule qui correspondait bien à son public de gamers, plus jeune ou moins doués que la moyenne. Avec Mario Kart, pas besoin d'être excellent : les bonus et les pièges nivellent le plateau. Par la suite, avec les Bullett Bill, carapaces bleues et autres éclairs, l'incertitude est de mise. Le leader au départ, n'est pas forcément celui à l'arrivée... Le tout dans une ambiance bon enfant.

La plupart des jeux dérivés de Mario ont fait long feu (y compris les jeux de plateformes comme Paper Mario.) Super Mario Kart est avec Smash Bros, l'un des seuls à avoir survécu.

mercredi 16 août 2017

Michael Jackson et Sonic 2

Il y a 25 ans, Sega lançait Sonic 2. A cet occasion, Michael Jackson était invité.
Notez les peluches Tails.

C'était l'apogée de Sega et de MJ. En 1991, les Japonais lançaient Sonic the hedgehog. Ils avaient mis toute leur énergie dans le lancement de ce personnage qui devait incarner Sega. Y compris un teaser dans Rad Mobile. Sega était le grand challenger de Nintendo. Avec le hérisson, elle avait une arme pour toucher un public plus jeune, donc plus large. Alors que la ménagère US était jusqu'ici un peu effrayée par les Beat'em all et les shoot'em up qui faisaient la réputation du fabricant.
Michael Jackson, lui, venait d'enregister Dangerous. 4 ans après Bad, il se montrait toujours aussi ambitieux ; il créait les tendances. Avec Black or White, il retrouvait les sommets des hit-parade. Il se lançait dans une tournée mondiale, remplissant les stades aux quatre coins du monde.

Ensuite, ils connurent tous les deux des problèmes.
Un an après cette photo, MJ fut une première fois accusé d'attouchements sur mineurs. En 1995, il sorti HIStory, qui était plus ou moins un best of. Ensuite, la star connu des revers (un mariage faisant long feu, un label qui l'a lâché, d'autres accusations...) En 2002, il sorti Invincible. Mais le monde avait changé et il n'était plus aussi incontournable. Ce créateur n'était plus qu'un artiste de hip-hop parmi d'autres. Il mourut en 2009, alors qu'il s'apprêtait à tenter un nouveau come-back.
De son côté, Sega pensait que Sonic était une vache à lait. Après tout, Nintendo faisait n'importe quoi avec Mario, alors pourquoi devrait-il avoir des scrupules ? En plus, la MegaDrive/Genesis souffrait face à la Super NES. Il fallait des jeux pour maintenir les ventes. Sonic Chaos (1993) marquait une rupture avec la continuité (Sonic sauvant les animaux du Dr Robotnik.) Puis il y eu Sonic Spinball (flipper), Dr Robotnik Mean bean machine (un sous-Tetris), etc. En 1996, la Saturn arriva enfin. Sonic 3D Blast sembla tout de même bien faiblard face à Mario 64. Avec Sonic R, Sega inventa le jeu de course sans voiture ! Mais ce portage sur PC annonçait la diversification (puis le recentrage) de Sega vers l'édition de jeux pour des tiers. Lorsque la Dreamcast arriva, il n'y avait plus d'histoire centrale; juste des jeux dérivés. En 2001, Sega abandonna les consoles. Sonic débarqua chez l'ex-grand satan Nintendo et le grand n'importe quoi se poursuivit. Aujourd'hui, Sega continue d'inonder le marché avec 2 à 3 Sonic par an. Mais tout le monde s'en fiche.

dimanche 19 mars 2017

Lethal enforcers (1992)

En fouillant les archives de Konami, j'ai trouvé ce visuel de Lethal Enforcers. C'est amusant de voir comment les Japonais imaginaient la police américaine, au début des années 90... Des beaux gosses mal rasés avec des équipières sexy (en débardeur durant toute l'année) et qui tirent sur tout ce qui bouge...

Lethal Enforcers est un jeu typique des salles arcades : deux joueurs doivent abattre de méchants gangsters, sans sommation, dans un Chicago d'opérette.
La nouveauté de ce jeu, c'était la modélisation des sprites d'après des photos. Ca rendait très bien... Jusqu'à ce que le sprite bouge, car il a alors la souplesse et le rendu d'une silhouette en carton.

mardi 19 août 2014

Streets of rage II (1992)

Ah, au début des années 90, on ne cherchait pas à réinsérer les délinquants dans la société ! On cherchait plutôt à insérer nos poings dans leurs figures !

Streets of rage II est un bon vieux beat'em all de 1992, signé Sega. L'un des "gentils" du "I" a été kidnappé et une équipe se lance à sa recherche. En chemin, ils rencontrent des grappes de voyou, qu'il faut dégommer.
Une bande de "gentils" un peu loulou, une vue en pseudo-3D, des niveaux qui se terminent par un boss costaud, des armes à ramasser par terre, un décor de New York déglingué... Bref, ça rappelait furieusement Double Dragon. Sauf qu'il était sorti 5 ans plus tôt ! On voit bien que globalement, le genre du beat'em all avait du mal à se renouveler. La seule innovation, c'était l'attaque du "22 v'la les flics" : un coup spécial, qui entraine l'arrivé des pandores (en simili Ferrari 512M), lesquels liquident tous les méchants.

mercredi 8 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 6. Chun Li (1992)

Street Fighter II a révolutionné le jeu de baston et tué les beat'em all (comme Double Dragon.)

Néanmoins, aujourd'hui, nous allons vous parler de Chun Li, qui a révolutionné l'image de la femme dans le jeu vidéo!

Le succès du personnage a sans doute surpris ses créateurs. A l'origine, elle n'apparait pas sur la boite et on préfère mettre en avant Ken et Ryu.
Les consoles 16-bit veulent attirer les ados. Terminé, le côté ludo-éducatif! L'auto-censure pratiquée par les fabricants vole un peu en éclat. Notamment sur les personnages féminine, jusqu'ici très sage.

L'oubliable Pit Fighter (1990) est un jeu de free-fight avec "graphismes digitalisés. Angel, l'unique combattante féminine, porte mini-jupe et talon-aiguille!

Parodius (1991) nous montre une danseuse nue qui passe devant l'écran. "C'est pour rire", nous dit NEC. N'empêche, ce "boss" est visible sur la pochette...
En 1992, Capcom lance Street Fighter II. La Chinoise Chun Li fait parti des 8 personnages jouables d'emblée. Elle pratique "un art martial" (on n'en saura pas plus.)

Elle porte un qipao très échancré "pour avoir davantage de liberté de mouvements" (NDLA: ben voyons.) Ainsi, on peut largement voir ses jambes.
Chaque personnage a son décor et elle a droit à une vision misérable de la Chine avec routes non-goudronnées, vélos et canards laqués qui sèchent en pleine rue.
Street Fighter II est un carton et elle devient le premier personnage féminin jouable dans un grand jeu vidéo. Ce n'est plus la princesse à délivrer. Chun Li, elle se bat toute seule et n'a pas besoin d'homme pour l'aider.
Accessoirement, c'est aussi l'une des premières héroïnes sexy. Merci l'évolution des graphismes, avec des personnages moins pixelisés.
Véritable star du jeu, elle a droit à quantité de fan-arts, de cosplay... Elle est même jouée par Jacky Chan dans City Hunter!

Il est intéressant de noter qu'en 1992, il n'y a pas encore de manga ou d'anime. Chun Li est donc la pionnières de l'imagerie érotique de l'Asiatique! Jusqu'ici, on fantasmait plutôt sur les Suédoise, puis les Américaines décolorées et siliconées...

mercredi 20 juillet 2011

Sukiya (sortie prévue en 1992)

A la fin des années 80, les développeurs Français croyaient en un jeu vidéo "à la française". Lankhor lança ainsi Le manoir de Mortevielle,en 1988. C'était une histoire d'enquête avec des énigmes à résoudre et des indices à dénicher.
En 1990, le héros principal, Jérôme Lange, revient dans Maupiti Island. Alors qu'il prenait la route pour le Japon, son navire (on est en 1953) doit faire escale sur l'île polynésienne de Maupiti (qui existe réellement) pour cause de tempête. A peine arrivé à Maupiti, Lange doit enquêter sur un enlèvement. A la fin du jeu, il y a un teaser: le dernier écran annonce que Lange va maintenant s'attaquer à Suriya (ou "Souriya".)
Maupiti Island est un succès et Lankhor s'attaque donc au troisième volet (renommé "Sukiya"), où l'action se passe cette fois dans un monastère Japonais. Il devait sortir en 1992.
Néanmoins, entre temps, le jeu La secte noire a fait un bide. Lankhor doit faire le ménage et se concentrer sur quelques titres ayant un potentiel commercial. Vroom est sauvé, mais Sukiya part à la poubelle.

Il ne reste du titre que quelques images du développement et toute l'introduction. Dans cette dernière, on voit une Citroën DS19, phare allumés, au pied du mont Fuji.

L'idée de la DS19 était plutôt originale. Mais c'est un anachronisme: elle a été présentée en 1955 (et la production n'a vraiment débutée qu'en 1957), alors que Maupiti Island se passe en 1953 (comme je l'ai dit plus haut.) De toute façon, pourquoi est-ce qu'un bateau qui va de France vers le Japon passe près de Tahiti ?

dimanche 6 septembre 2009

Les aventures de Moktar (1992)

Au début des années 90, Vincent Lagaff rajoutait un peu de texte sur french Kiss de Lil Louis et ça donnait Bo le lavabo. Fort de ce succès, il revint avec La Zoubida, une espèce de rap orientalisant assez raciste (avec les clichés de l'Arabe voleur de scooter et de la beurette presque séquestrée par sa mère.)

En parallèle, Titus sorti une version jeu vidéo de la Zoubida baptisé "les aventures de Moktar volume 1". En fait, il s'agit d'une version à peine modifiée du Blues brothers créé plus tôt par le même éditeur.
Vous dirigez donc Moktar, le personnage principal de la Zoubida, qui doit aller délivrer sa copine, la fameuse Zoubida. Au passage, il doit traverser différents niveaux (métro, chantier, cité HLM...) et affronter des méchants, sachant qu'il n'a pas d'armes et qu'il ne peut que leur lancer des objets. Il y avait un niveau où il conduisait son fameux scooter doré.
L'accueil fut plutôt glacial. Il était sorti sur ordinateurs et à l'époque, le public des gamers se méfiait terriblement d'un produit estampillé TF1. De mémoire, la presse spécialisé ne l'avait pas testé. Dommage, car au-delà de son pitch controversé, Les aventures de Moktar volume 1 proposait des graphismes assez bons pour l'époque, y compris en version PC. Par contre, faute d'armes et d'objets à lancer en nombre suffisant, il était terriblement difficile.
Evidemment, il n'y a jamais eu de "les aventures de Moktar volume 2". Notez qu'aux Etats-Unis, où Lagaff est un inconnu, Moktar était remplacé par Fox, la mascotte de Titus et cela donnait "the adventures of Fox: to Marrakech and back".

mardi 21 juillet 2009

Car and Driver: 10 best (1992)

2 ans avant Need for Speed, Electronic Arts et le magazine Car and Driver s'associaient pour un premier jeu vidéo.

Les "10 Best" de C&D (pendant de la voiture de l'année, mais avec 10 catégories) servent d'excuse à ce clone de Test Drive. Il y a 10 voitures licenciées (dont une Ferrari 512BB pour le côté "rétro".) Innovations: il y avait plusieurs circuits au choix (parmi lesquels une réplique de celui de Monterrey, au Mexique) et la possibilité de changer de vue.

Notez qu'il n'était disponible que sur PC (à une époque où le gamer moyen était encore fidèle à Amiga.)

mercredi 24 juin 2009

Super Mario Race (1992)

Au début des années 80, Nintendo (et d'autres) s'engouffrèrent dans les "jeux électroniques". Les Game & Watch étaient des petits jeux très basiques (et pas chers.) A la fin des années 80, avec l'arrivée des consoles de jeu, puis des consoles portables, les jeux électroniques étaient de plus en plus obsolètes. Néanmoins, en 1992, Nintendo en produisait toujours ! Voici donc un portage de Mariokart (mais avec des F1) sur une montre en forme de GameBoy !

mercredi 2 août 2006

Street fighter 2 (1992)

C'est vrai, Street Fighter 2, ce n'est pas un jeu de voitures. Mais quel pied de bousiller cette Lexus LS400 dans l'un des bonus! (A ne pas reproduire dans la vie réelle, évidemment.)

lundi 29 mai 2006

Formula One Grand Prix (1992)

Quand je vous disais que les PC ont progressé!

Désormais, ils n'hésitent plus à se lancer dans la simulation de F1 ultra-réaliste. Pourtant, à l'époque, la majorité des bécanes tournent sous Dos et les jeux sont encore sur disquettes. C'est le "plug and pray"...

Créé par Geoff Crammond, Formula One Grand Prix eu droit à une suite, Grand Prix 2...

Jaguar XJ220 (1992)

La XJ220 a été un flop commercial et ce n'était surement pas ce jeu qui allait la sauver.

XJ220 est une mauvaise copie de Lotus Esprit Turbo Challenge (et c'est le même éditeur, Core!) Il n'est pas très réaliste: là, par exemple, c'est le tableau "Suisse" (si quelqu'un a réussi a maîtriser une Jaguar XJ220 sur la neige, qu'il lève le doigt.)
Qui plus est, les 3 machines sur lequel il est disponible sont sur le déclin. Désormais les consoles (2 fois moins cher) et les PC (plus polyvalent), font aussi bien. Qui plus est, la FNAC, Darty et les supermarchés commencent à vendre des PC. Du coup, les boutiques spécialisées ferment les unes après les autres. Or, il n'y a que là que l'on peut acheter un Amiga ou un Atari ST. L'Amiga 600 n'a pu rééditer l'exploit du 500. Amiga fait faillite et un groupe de fan le ressuscite, le temps qu'il se plante avec le CD32.
Atari, on reviendra dessus...

Quant à Sega, il fait dans l'acharnement thérapeutique pour maintenir la MegaDrive: Mega CD, Mega Drive II, Mega CD 2, 32X...

Top Gear (1992)

En 1992, le règne de la MegaDrive touche à sa fin. La Super Nintendo (alias Super Famicom ou Super NES) débarque et la ringardise. Au rayon "auto", en revanche, rien du tout ou presque. Top Gear (aucun lien avec l'émission géniale de la BBC) n'est qu'un pâle ersatz d'Out Run.

Il faut savoir qu'à l'époque, Nintendo impose des exclusivités aux éditeurs. La plupart s'enfuient en courant et il ne reste que Capcom, Konami et autres Acclaim dont ce n'est pas vraiment le rayon...

Ayrton Senna Super Monaco GP II (1992)

D'ordinaire, les suites sont moins bonnes que les originales. Super Monaco GP fait mentir l'adage. Le "1" manquait de relief. Le "2" (grand succès en arcade) bénéficie de l'appuie d'Ayrton Senna (gag: dans la vraie vie, c'est son rival Prost qui est sponsorisé par Sega.)

Décliné sur les consoles SEGA contemporaines (Mega Drive, Game Gear et Master System.) Hélas pour le constructeur, c'est déjà le début de la fin.

Big Run (1992)

Big Run fut un succès en arcade: un simili Paris-Dakar avec obstacles, concurrents et temps limité.

Les éditeurs ont donc voulu l'adapter sur Amiga et Atari ST. Hélas, d'une part, une Porsche 959, en 1992, c'est déjà has-been. D'autre part, ils n'ont fait aucun effort sur le rendu du terrain accidenté, toujours lisse comme un billard.

Bref, un énième clone d'Out Run. Aucun intérêt.