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vendredi 22 octobre 2021

Diddy Kong Pilot (2003)

Diddy Kong Pilot n'est jamais sorti. Pourtant, il possède quantité de captures d'écrans et il est même possible d'y jouer !

En 1994, Nintendo s'offrait 25% (puis 49%) de Rare. Nintendo y voyait un moyen de s'offrir un développeur supplémentaire pour sa Nintendo 64. Quant à l'ex-studio Ultima Play The Game, il changeait de dimension.

Rare développa notamment Diddy Kong Racing, en 1997. Ce clone de Mariokart permettait d'affronter des joueurs au volant d'hydroglisseurs, d'avions et bien sûr, de karts. Chaque joueur choisissant sa monture pour la course, bien avant Mariokart Wii...

Vers 2002, Rare préparait non pas une, mais deux suites.

D'une part, un Donkey Kong Racing, pour Gamecube. Un jeu plutôt typé ados.

Donkey Kong Racing fut dévoilé au Space World 2001 (un salon réservé à Nintendo et à ses jeux.)

Dans la présentation, on voit le gorille chevaucher divers animaux, au gré des terrains. Et ça castagne !

L'autre jeu, c'était Diddy Kong Pilot. Destiné à la Game Boy Advance, il ciblait un public enfantin. 

Dérivé de Diddy Kong Racing, il permettait de jouer uniquement avec des avions. Du coup, tous les bonus étaient aériens.

En tant que jeu pour enfants, il avait un difficulté au ras des pâquerettes et en permanence, il y a des bruitages, des commentaires du personnage, etc.

Tout de même, si on pilote un avion, pourquoi est-on obligé de voler au-dessus du bitume ?

Si le jeu est passé à la postérité, c'est à cause de Redneck Kong (si, si, c'est son nom.) Rare avait décidé qu'il fallait un personnage supplémentaire : ce plouc à salopette et chapeau de paille.

Il est l'objet de nombreux fanart.

Hélas, Rare connaissait des difficultés financières. Nintendo refusa de mettre la main à la poche. Microsoft racheta ses 49% en 2003. Avec Donkey Konga, Namco prenait le relais de la franchise DK.

Donkey Kong Racing partait aux oubliettes. Par contre, Diddy Kong Pilot eu droit à un reskin : il devint Banjo Pilot, en 2005.

Deux ans de développement pour simplement remplacer les personnages...

Rare et Nintendo finirent par se rabibocher. Diddy Kong Racing fut ainsi porté sur Game Boy DS, en 2007.

lundi 28 juin 2021

Des Renault dans Tomb Raider !

Si vous avez vu le dernier épisode du Joueur du Grenier, vous savez que Tomb Raider : Angel of darkness est une belle bouse. Mais vous y avez aussi aperçu des Renault ! 

"Tomb Raider", cela signifie "Pilleur(euse) de tombe". Mais en 2003, Core a voulu un jeu plus sombre, davantage centré sur les rapports humains. Et pour bien montrer que c'est sombre, ils ont mis "dark" dans le titre ! Au lieu de piller des tombes, on devait enquêter sur un meurtre, dans Paris.

Car au début, le mentor de Lara Croft, Werner Von Croy, est tué. Immédiatement, la police débarque...

Ceci est censé être le Renault Master 1 ci-dessous. En même temps, croyez moi, dans ce jeu, il y a des éléments encore plus mal rendus que le Master...

Lorsque la police intervient, elle lâche deux molosses sur Lara Croft. Elle s'enfuit, l'occasion de grimper des immeubles, sauter par dessus le vide, descendre des escaliers, etc.

Puis, à un moment, Lara Croft croise ce Scenic (qui est lui, bien identifiable.) Un véhicule inoccupé, car les développeurs ont manqué de temps pour modéliser des PNJ...

Notez qu'a priori, Renault n'a jamais été consulté.

jeudi 17 septembre 2020

OutRun 2

 


Dans la grande famille des Out Run, en voici un dont Sega ne se vante pas : OutRun 2. L'éditeur appris à la dur que la nostalgie ne suffisait pas...

Lancée en 1987, la borne d'arcade Out Run fut une vraie rente pour Sega. Jusqu'au milieu des années 90, les gens continuaient de jouer avec ! Au début des années 2000, l'éditeur cherchait un second souffle. L'idée d'Outrun 2 était simple : le même jeu, mais avec des graphismes, une bande son et des animations modernes.

Et comme pour l'original, il y avait des bornes au look de Ferrari. D'ailleurs, l'éditeur était alors le meilleur ami du constructeur. Ce coup-ci, les voitures du jeu possédaient donc l'imprimatur des Rosso.

A l'époque, Sega venait d'abandonner la fabrication de consoles. Il tentait une reconversion comme développeur pour les autres fabricants, sans grand succès. En conséquence, pour porter Outrun 2, il s'est tourné vers Sumo.

Derrière Sumo se cachait en fait Gremlin (à qui l'on doit notamment Lotus Esprit Turbo Challenge.) Infogrammes l'avait brièvement racheté. Et à la revente, l'ex-Gremlin choisit de se rebaptiser Sumo. Microsoft participa au portage sur Xbox.

Le mode "arcade" correspondait peu ou prou le jeu originel. Il y avait en permanence 4 voies en largeur. Donc vous pouviez souder même dans les virages ! La voiture est indestructible, mais un accident vous coutait du temps et vous risquiez donc de ne pas arriver à temps au CHECK POINT !

Globalement, c'était quand même assez simple.

En mode "mission", vous faisiez la course. Les circuits sont ceux de Scud Race. 

Votre passagère appréciait votre conduite à coup d’émoji. Notez l'intelligence de Sega, qui avait anticipé les emoji près de 10 ans avant l'arrivée des smartphones ! Par contre, 100% des joueurs furent vite saturés par les 😍... Sans oublier les remarques à l'avenant.

Ce portage fut un bide. Pour redresser le tir, Sega commença par le solder. Puis il lança Outrun2006 Coast-2-Coast.

Puis il y eu Outrun 2 SP, avec davantage de voitures et de circuits.

L'occasion de jouer avec d'anciennes Ferrari, comme cette Dino 246GT (NDLA : le premier qui l'appelle "Ferrari Dino", c'est ma main dans la figure.)

Hélas, elles ont toutes plus ou moins le même comportement et les mêmes performances. Ainsi, la 246GT peut dépasser une F50 en ligne droite !

Outrun 2 SP permit au jeu d'éviter le bide absolu. En tout cas, à l'heure où les franchises Gran Turismo et Forza émergeaient, Sega était mis sur la touche. Il fallu d'ailleurs attendre les 30 ans d'Out Run pour voir un nouvel opus.

vendredi 24 mai 2019

Maluch Racer (2003)

Lorsque j'ai publié Franko : crazy revenge, on m'a signalé qu'il existait un autre jeu mettant en scène la Fiat 126P. Après tout, que celui qui connait parfaitement l'industrie polonaise du jeu vidéo me jette la première pierre...

Voici donc Maluch Racer. Maluch étant le surnom polonais de la Fiat 126P...
Le jeu débute par une cinématique où l'on voit deux citadines roulant à tombeau ouvert dans une ville bondée...
Sauf qu'en pratique, le jeu ressemble à ça. Et même pour 2003, c'était daté...
Le gros point fort, c'est l'humour. Maluch Racer, c'est une version destroy de Beetle Adventure Racing. Vous faites la course avec d'autres 126P sur un parking de centre commercial (entre caddies, FSO Polonez et R19 Chamade), une zone industrielle en friche ou un petit village (un patelin bien reculé.)

Les Polonais ont visiblement beaucoup apprécié cette autodérision.
Vous débutez avec une voiture d'origine. Ensuite, tel un pastiche de Need for Speed : Underground, vous pouvez la tuner. Couleurs criardes, graphiques latéraux, ailerons, jantes... C'est du maxi-Jacky ! Ca ne permet pas d'avancer plus vite, mais quel look !

Les 5 premières minutes, vous êtes mort de rire en permanence. Vous regrettez qu'il n'existe pas le même genre de jeu, en France, avec des 205 ou des Supercinq...
Mais ensuite, vous vous ennuyez ferme. Le niveau de difficulté est au ras des pâquerettes.
Déjà, il n'y a pas de jauge des dommages. Donc vous pouvez rentrer dans tout ce que vous voulez et repartir comme qui rigole. Ensuite, le niveau des adversaires est faiblard. Vous vous retrouvez facilement en tête, même si vous commettez une ou deux erreurs par tour. Parfois, faute de barrière (et de texture différente), vous pouvez couper à travers champ.
Mais si, par malheur, vous enchainez les cartons et que vous vous retrouvez dans le peloton, vous êtes fini ! En effet, l'IA prend un malin plaisir à se mettre en travers de votre route ! Et s'il y a plusieurs voitures, ils vous poussent dans les recoins du circuit et ils s'arrêtent là. Bon sang, on n'est pourtant pas dans GTA ! Le but, c'est de gagner la course, pas de bloquer le joueur !
En bref, passé l'effet de surprise de tomber sur un jeu complètement décalé, soit vous avez fini le jeu, soit vous êtes coincé dans une chicane pour la énième fois ! Dans les deux cas, vous le rangez vite dans la boite. Si c'était un freeware, à la limite, mais payer pour ça...

Pourtant, il eu un succès certain en Pologne. Il y eu un Maluch Racer 2, puis un Maluch Racer 3. Ce dernier disposait de vrais circuits et d'une IA plus maligne. Par contre, avec ses gratte-ciels, il perdait son côté humoristique...

mercredi 16 janvier 2019

Michel Vaillant (2003)

C'était une véritable enquête ! Sur une vieille pub pour Vodafone Live!, je voyais ces deux captures d'écran d'un jeu Michel Vaillant pour mobile. Il fallait que j'en sache davantage...

Au printemps 2003, la société Europacorp de Luc Besson lançait le film Michel Vaillant. Le producteur était persuadé que ce serait un carton. Le film se terminait d'ailleurs avec des pistes pour une suite. Et donc, Europacorp avait vendue des licences, dont une pour un jeu vidéo, auprès d'In-Fusio.
In-Fusio était un studio Bordelais, créateur de jeux vidéos, pour téléphones mobiles, au kilomètre. Il les proposait au téléchargement sur son propre portail.

A l'automne 2003, c'était a priori le jackpot : un contrat avec Vodafone et son partenaire français, SFR. Vodafone allait lancer un grand portail multimédia et In-Fusio était chargé d'y fournir des jeux vidéos.
Pour frapper fort et attirer un public de 15-25 ans, Vodafone comptait sur des licences. D'où un Ferrari Experience 2 et un Michel Vaillant [le film]... Qui étaient tous les deux des reskins d'IF Racing 2, un jeu maison.

Notez l'astuce d'In-Fusio, qui recasait une licence d'un film que tout le monde avait déjà oublié...
Pendant ce temps, Europacorp connaissait un trou d'air. L'ex-machine à blockbusters enchainait les bides (dont Michel Vaillant...) Luc Besson se rendit alors compte que la pub Vodafone Live! ressemblait furieusement à une scène du Cinquième Element. Il fit un procès, qu'il gagna. Vodafone et SFR n'avaient pas besoin de cela.

In-Fusio connu à son tour les tribunaux, en 2006, à cause d'un Halo réalisé sans l'imprimatur de Microsoft. En 2007, Zenops, un concurrent, le racheta, avant de sombrer. In-Fusio tenta un redémarrage en 2008, sous la bannière de In-Fusio Europe.
A cette occasion, Michel Vaillant ressorti, mais sous la forme d'un hommage à la BD :
La nouveauté, c'était l'ajout d'un niveau "monoplace", en plus de la Lola bleue du film.

In-Fusio Europe disparu peu après.

jeudi 6 avril 2017

Group S Challenge (2003)

Après le flop Auto Modellista, Capcom remit cela avec Group S Challenge. Cette fois, l'éditeur a opté pour des graphismes "normaux". Mais comme d'habitude, point de droits pour Ferrari, Lamborghini ou Porsche. Donc pas de quoi se distinguer des nombreux autres jeux.
Signalons qu'au Japon, il s'appelait Circus Drive.

Depuis, Capcom ne réalise plus de simulations de voitures. Par contre, il lui est déjà arrivé de faire appel à des sous-traitants pour en développer un...

vendredi 17 août 2012

Sexe, mensonges et [jeux] vidéo: 13. Dead or Alive: Xtreme Beach Volleyball (2003)

Le titre "Sexe, mensonges et [jeux] vidéo" fait bien sur référence au film éponyme.

Mais si vous regardez bien, à chaque fois, l'éditeur ment toujours!
Soit il prend un air de Méphistophélès et il dit à l'ado en manque: "Vas-y achète ce jeu! Il est plein de femmes à poils!"
Soit, lorsqu'il dialogue avec les commissions de notations ou les groupe de pression, une auréole apparait au dessus de sa tête et il dit: "Moi? Faire un jeu avec des femmes dévêtues? Ca doit être un bug de programmation! En tout cas, ce n'est absolument pas intentionnel."

Là, on est dans le deuxième cas.

Le brainstorming de Tecmo devait ressembler à ceci: "Vous savez ce qui se vend? Les filles sexy. - Dead or Alive est plein de filles sexy! - Et si on faisait un jeu avec uniquement les filles de DoA? - C'est n'importe quoi! Il nous faut au moins un scénario. - ATTENDEZ, on fait une pause? Il y a la finale du beach volley sur Eurosport! [le gars allume la télé] - C'est pas du sport, c'est juste des filles en maillot qui se trémoussent sous la caméra! - C'est racoleur! - C'est du voyeurisme! - C'est... Parfait pour Dead or Alive!"
Ainsi, en 2003, Dead or Alive: XTreme Beach Volleyball débarque sur XBox.

Certaines critiques essayent de garder leur sérieux: comme jeu de volley-ball, c'est moyen.
D'autres plongent dans le côté "gaulois", avec ces filles en bikini aux formes bondissantes...

Hasard ou coïncidence, Summer Heat Volleyball de Acclaim (un habitué du racolage actif...) sort peu après.

Mais Dead or Alive: XTreme Beach Volleyball reste la star et il s'offre une suite en 2006. Il y a davantage de joueuses, des bikinis plus petits et des attribues féminins plus bondissants !
En 2010, Tecmo pousse le concept encore plus loin avec Dead or Alive Paradise, pour PSP: les joueuses se contentent d'enfiler des micro-bikinis, de poser et de diffuser des vidéos de charme!
L'aspect "jeu" est presque secondaire.

Au moins, Tecmo affiche la couleur !

lundi 5 juin 2006

Toca Race Driver (2003)

Le championnat anglais de tourisme est moribond, mais les jeux vidéos qui en était dérivés se vendaient bien. Solution pour la TOCA: s'allier avec d'autres championnats, le temps d'un jeu!

Vous disposez donc d'un simili mode carrière qui vous permet d'aborder différentes disciplines, dont le DTM et la Supercup.

Midtown Madness 3 (2003)

Qui pouvait lutter face au tandem Sony-Playstation et sa puissance financière (10x le CA de Nintendo) ? Microsoft ! Le géant de Seattle lance sa première console, la X-Box.

Créé justement par Microsoft, Midtown Madness est une version édulcoré des "courses en ville". Pas de tuning sauvage, mais néanmoins des courses folles à travers des villes très réalistes. Dans le troisième volet (uniquement pour X-Box, Microsoft ayant gardé ses bonnes vieilles habitudes), vous vous retrouvez à Paris! Impossible d'écraser les cyclistes, en revanche, si vous voulez prendre les quais à contre-sens ou rouler à tombeau ouvert sur les voies piétonnes...

Les mauvaises langues disent que MM. Delanoé et Cochet ont tenté en vain d'interdire ce jeu. Faute de pouvoir faire cela, ils ont installés de vraies-fausses aires de travaux (comme celle du boulevard des Maréchaux) pour bloquer la circulation.

Need For Speed Underground (2003)

Après les Porsche, NFS se met à l'heure tuning, après Metropolis Street Racer, Midnight Run, etc. Concours de drift, personnalisation à outrance et les inévitables courses dans la ville (façon dimanche soir sur le parking de Parinor 2.) C'est LA référence en la matière.

Mario Kart Double Dash (2003)

Après la confidentielle Nintendo 64, le constructeur veut se refaire avec la GameCube. Première amélioration: Nintendo passe enfin au CD!

Mario Kart n'est pas vraiment une simulation de voitures. Comme son nom l'indique, il dérive en ligne droite de la série des SuperMario (pour mémoire, dans les années 80, on avait eu Mario Tennis, Mario Golf et même un Tetris sauce Mario!) ressemblant vaguement à une course de kart. Apparu sur la SuperNin', le concept a perduré sur la Nintendo 64 (et a généré de nombreux clones, le plus réussis étant Street racer.) Pour la GameCube, la nouveauté, c'est d'être deux par kart ! Evidement, quand vous jouez à plusieurs, c'est carrément jouissif: "Tiens, prend cette carapace!" "Qu'est-ce que tu fous ? Accélère !" "Enfoiré", etc.

Mon jeu préféré, toutes consoles et toutes époques confondues.

King of route 66 (2003)

Les consoles, pour Sega, c'est fini ! C'est donc pour l'ex-rivale PS2 que sort King of route 66, en 2003. Comme d'hab', il s'agit d'un titre issu des bornes d'arcades. Vous devez incarner un conducteur de poids-lourds US.