Affichage des articles dont le libellé est 1998. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1998. Afficher tous les articles

mercredi 16 novembre 2022

Vigilante 8 (1998)

Peut-être qu'un jour, vous vous êtes demandé : "Et si on jouait à Twisted Metal, mais avec les personnages de Interstate '76 ?" Luxoflux y a répondu pour vous, avec Vigilante 8 !

Vous avez donc le choix entre plusieurs personnages digne d'un film post-apocalyptique des années 80... A savoir le vieux routier un peu anar, un espèce de savant fou, le plouc déjanté et son bus, l'agent du FBI infiltrée, le vétéran de l'armée, etc.

Le tout avec des voitures inspirées des années 70 (Corvette C3, van, camion US, Jeep, muscle cars...)

Vous voyagez à travers les Etats-Unis (la ville-fantôme du Far West, la station de ski, la base secrète de l'armée...)

En théorie, à chaque étape, vous avez un objectif et des alliés. Il y a une vague histoire de cartel pétrolier démoniaque et d'armes secrètes de l'armée US. En pratique, si vous dégommez tous les autres, vous avez gagné, quelle qu'était la mission initiale.

Particularité du jeu : les voitures n'ont pas d'armes spécifiques. Les armes sont dispersées sur la carte. En roulant dessus, vous héritez d'une tourelle, de lance-roquettes, de missiles à tête chercheuse, etc. Chaque arme possède n munitions et une fois épuisées, l'arme disparait.

Pour le fun, il y a aussi un caisson de bass (qui ne change pas la musique.)

Dans Twisted Metal, vous vous battez dans des arènes. Ici, vous avez de vastes endroits, avec des points hauts, des ponts, des bâtiments... Du coup, en fin de partie, vous avez tendance à chercher les ennemis.

L'autre défaut, c'est l'imprécision des armes. A quoi ça sert d'avoir des cibles, si cela tire à côté ? Solution : se coller à l'ennemi et vider son chargeur dessus. Et bien sûr, même après s'être fait mitraillé, l'ordi continue. Tandis que vous, après trois tirs au but, vous êtes KO...

Le car scolaire est clivant. Les uns le trouvent lent, pataud et faisant une cible facile. Mais d'autres l'adorent. D'où des récréations en Lego et du modage dans d'autres jeux vidéo !

Un an seulement après Vigilante 8, Luxoflux lance Vigilante 8 : 2nd offense. C'est le même jeu, avec les mêmes personnages, mais de bien meilleurs graphismes.

Puis Activision racheta Isoflux, pour faire de l'adaptation générique de licences.

mardi 15 janvier 2019

Prost Grand Prix (1998)

Attention les yeux, voici un jeu vidéo complètement loupé : Prost Grand Prix !

A l'hiver 1997, Alain Prost rachetait l'écurie Ligier, qu'il renomma Prost Grand Prix. Depuis sa retraite, fin 1993, le quadruple champion de F1 avait noué pas mal de relations et il avait beaucoup étudié les différents modèles économiques. Du coup, Prost en était persuadé : une grande équipe de F1, ce n'est pas que des résultats. Il faut aussi créer un engouement auprès du grand public et fidéliser des partenaires. Pour la saison 1998, la première vraie saison de l'équipe, il débarqua avec tambours et trompettes, aux côtés d'annonceurs près à le suivre jusqu'au bout du monde (Agfa, Alcatel, Canal+...) et des produits dérivés (dont un jeu vidéo...)
En quelques années, Canal + s'était faite une place au soleil dans le paysage audiovisuel français. Sous l'impulsion d'une Compagnie Générale des Eaux devenue Vivendi, elle souhaitait conquérir le monde. La F1 faisait parti de cette stratégie, avec la mise en place du Kiosque : une diffusion multi-angle (payante) des Grand Prix où le téléspectateur pouvait jouer lui-même les réalisateurs. Canal + Multimédia était un petit éditeur de jeu vidéo, essentiellement des licences C+ (comme Les Guignols de l'Info.) Lui aussi, avec Vivendi, il devait changer de dimension.
Les attentes étaient donc énormes autour de Prost Grand Prix. L'écurie de F1 comptait sur lui pour toucher le grand public et acquérir une large base de supporters, qu'elle pourrait vendre à des partenaires. Quant à Canal+ Multimédia, il espérait que ce serait un premier pas vers des jeux plus ambitieux.

Il fut co-développé par Ocean et Infogrammes. Visiblement, ils se sont beaucoup inspiré de Grand Prix 2 de Micropose, sorti 3 ans plus tôt. Il était exclusivement commercialisé sur PC.

Le jeu commence par une liste de toutes les personnes qui ont travaillé sur le jeu, puis l'ont voit quelques photos de l'équipe et de la voiture. Puis, comme dans Grand Prix 2, il y a de nombreux écrans de réglage, avec la possibilité de courir le championnat ou de visiter les circuits de F1 pour une course one-shot. Bien sûr, vous ne pouvez piloter qu'une voiture, la Prost Grand Prix.
Puis c'est la course... Les graphismes sont au niveau de Grand Prix 2, sauf que 3 ans après, on savait déjà faire de meilleurs rendus 3D...

En 1998, beaucoup de gens avaient des PC en configuration bureautique, sans carte graphique, ni carte son. Le son midi de Prost Grand Prix était particulièrement affreux. Ensuite, si vous aviez assez de RAM, vous pouviez augmenter la configuration. Mais là, vous risquiez le lagging...

Contrairement à Grand Prix 2, vous n'aviez pas de dommage. Même après un beau tour sur la pelouse, vous pouviez reprendre la piste comme si de rien n'était !
Et puis globalement, on avait l'impression que c'était un travail vite-fait, mal-fait. L'équipe de F1 n'avait fait que fournir quelques photos. Ils n'avaient même pas pris la peine de prendre la pose pour les futures scènes du jeu. Voici donc Prost Grand Prix célébrant une victoire :
Jeu oubliable, Prost Grand Prix n'a guère été aidé par les circonstances. L'écurie naviguait en fond de grille. En 1999, elle décrocha un podium très chanceux. Mais ce fut insuffisant. Les sponsors claquèrent la porte. Quant à Vivendi, dès 2000, il commença à boire la tasse. Canal+ Multimédia fut fondu dans Infogrammes.

En 2000, les rêves de grandeurs étaient déjà loin. Prost Grand Prix était dans une opération survie, avec des partenaires de seconde zone. L'écurie ferma ses portes à l'hiver 2001-2002.

mercredi 31 mai 2006

Lego Racers (1998)

On le dit rarement, mais les jeux video ont tué les jouets "traditionnels". En envahissants les magasins de jouet, les consoles se sont démocratisés. Des garçons (et des filles) de plus en plus jeunes jouent. Les Barbie, Majorette, Playmobil et autres trains Jouef se sont ringardisés et certains ont déjà mis la clef sous la porte.

Certains, comme Lego tentent de se reconvertir avec des jeux vidéo. Objectifs: moderniser son image et attirer les gamers en culottes courtes. D'où ce pâle clone de Mario Kart. Et pour avoir davantage de chances, il fut porté sur plusieurs supports.

Grand prix Legends (1998)

Le thème des voitures anciennes est rarement abordé dans les jeux video. Dans Gran Turismo, elles se ridiculisent face aux "modernes". Dans V-Rally, les 205 T16 et autres Stratos sont offertes en bonus et vues comme des bizarreries. 1000 Miglia n'avait pas convaincu...

Heureusement, voici Grand Prix Legends. Vous vous retrouvez en 1967, en F1. Presque tous le plateau (sauf Honda, rebaptisé Nakamura) et tous les circuits sont là. Enfin la possibilité de rouler à Reims ou sur le vieux "Ring".

Hélas, Sierra, le développeur, connu des remous. CUC, sa maison-mère fut impliqué dans un scandale de double-comptabilité. Les employés partirent en masse. En plus, Grand Prix Legends fut un flop, sur l plan commercial. Il n'y eu donc pas de Grand Prix Legends II.

Colin McRae Rally(1998)

C'est LE rival de V-Rally. Puisque ce dernier avait Ari Vatanen, Codemasters embaucha carrément le champion du monde 1995, Colin McRae ! L'Ecossais s'est beaucoup impliqué et c'est l'une des rares fois où un jeu parrainé par un pilote vaut le coup.


Plutôt que de retrouver l'ensemble des véhicules de la carrière de l'Ecossais, on a droit à tout le plateau et tous les terrains du WRC.


Comme d'habitude, sur la Playstation, on peut modifier la vue. De mémoire, il est possible de jouer à 4. De quoi garantir des parties endiablées ! Une caractéristiques qu'Infogrammes s'empressa de copier pour V-Rally 2...

V-Rally (1998)


Après la F1, c'est au tour des simulations de rallye de gagner en réalisme et crédibilité. V-Rally était la réponse d'Infogrammes et Sony à Sega Rally.


L'un des défauts de Sega Rally, c'était de ne proposer que trois voitures : une Celica GT-Four obsolète en 1997, une Lancia Delta retraitée depuis longtemps, sans parler de la mamie Lancia Stratos...

Dès la jaquette, V-Rally annonce la couleur : du neuf ! Toutes les WRC 1997 y sont : Impreza WRX, Focus WRC et Mitsubishi Evo... Ainsi que les kit-car et les Super 1600 ! En prime, il y a des véhicules historiques à débloquer (R8 Gordini, A110, 405 Pikes Peak...)

Les gamers se plaignaient que la Delta et la Celica GT-Four avaient le même comportement routier ? Pour V-Rally, Infogrammes embaucha Ari Vatanen comme metteur au point.
L'ex-champion de rallye tentait un retour en WRC après des années en rallye-raid. Les écuries ne se bousculaient pour embaucher le quadragénaire. Alors il fut bien content de trouver un job chez Infogrammes. D'autant plus que l'éditeur le sponsorisait en rallye.

Notez que comme Sega Rally, on peut jouer à deux. Les deux joueurs roulent sur le même parcours, en même temps. D'où la tendance à pousser l'autre dans le décor... Enfoiré !


Aux USA, il est distribué par Electronic Arts. Il est rebaptisée Need for Speed V-Rally. Toute mention d'Infogrammes y est effacée.

D'ailleurs, V-Rally fit la fortune d'Infogrammes. Méconnu hors de France, l'éditeur racheta Atari et en repris le nom, dans la foulée.

Sega Touring Car Championship (1998)


Encore un jeu pour Sega Saturn directement issu d'une borne d'arcade. Ici, vous pilotez l'une des 4 voitures survitaminées. A savoir les trois voitures du DTM : Alfa Romeo 155, Mercedes Classe C et Opel Calibra de DTM...
Et une Toyota Supra JGTC, sans doute pour plaire au public Japonais.
En 1998, Sega va très mal. Après de multiples réorganisations, il doute de son avenir comme fabricant de consoles. Il décide de lancer la collection "Sega PC", qui, comme son nom l'indique, est composée de jeux Sega pour PC (dont Sega Rally, Sonic et Sega Touring Car Championship.)