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samedi 13 février 2021

Hooters: Road Trip (2002)

Vous avez été nombreux à apprécier Hooters ProCup Racing. Certains m'ont demandé : "Il y a le même, en moins difficile et avec encore plus de filles ?" Alléluia, mes frères, Hooters a exaucé nos prières avec Hooters Road Trip !

Jusqu'en 2002, Robert Brooks n'était que propriétaire de la marque Hooters. Mais le logo, les uniformes, etc. appartenaient toujours au fondateur, Lynn D. Stewart. En 2002, Brooks récupéra enfin l'usufruit de Hooters. Alors il comptait bien en profiter ! D'où deux jeux qui sortirent simultanément.

Hooters : Road Trip est signé Ubisoft et il sorti sur PlayStation et sur PC.

Et durant chaque phase de chargement, vous avez une photo sexy...

C'est bien le premier jeu où l'on trouve que ça charge trop vite !

Heureusement, je n'étais plus un ado en 2002. Si j'avais eu ce jeu, ma mère m'aurait vite interdit de console !

Malheureusement, après avoir pris toutes ces photos de filles, ils n'avaient plus d'argent pour les licences. Vous avez donc le choix entre une simili-Mustang, une simili-300 ZX, une simili-Diablo ou une simili-Integra Type R.

Et c'est parti pour un simili-Need for Speed. Pour 2002, les graphismes étaient carrément dépassés... 

Accessoirement, la voiture -quelle qu'elle soit- était une vraie savonnette.

La barre en bas de l'écran matérialise votre progression.

Le jeu s'appelle "Road Trip", car il s'agissait de rallier les différents Hooters. A l'arrivée, une serveuse vous souhaite la bienvenue, en accentuant bien l'accent ou les idiomes locales. La subtilité n'étant pas dans l'univers de cette chaine.

Imaginez une version française : "Kenavo ! Une bolée de cidres avec une galette-saucisse ?" "Ch'ti biloute, j'tô file un mônu et tu me dis quoi ?" "Oh peuchère ! On cherchait une quatrième pour la belote!"

En fait, ce n'est qu'un reskin de Taxi 2, du même Ubisoft.

Il est quasiment impossible de perdre. A chaque course, vous devez finir 5e. Sachant que vous partez 6e et que les 5e, 4e et 3e roulent à 2km/h. Et au pire, lorsque c'est possible, vous pouvez couper à travers le décor... Et au fil du jeu, vous débloquez des véhicules.

Le tour de force d'Ubisoft, c'est de l'avoir encore plus bâclé que Taxi 2 ! Au début, Hooters : Road Trip est drôle, au deuxième degré. Mais très vite, c'est lassant. Y compris l'omniprésence des serveuses. Il ne manquerait plus qu'un camping-car, pour pouvoir s'entretenir avec elles sur le parking...

Sans blague !

(NDLA : hélas non, vous ne pouvez pas prendre de passagère...)

En tout cas, personne ne dira qu'il joue à Hooters : Road Trip pour la partie course de voitures...

vendredi 30 octobre 2020

Trip or treat

The Crew 2 est un jeu d'Ubisoft, sorti en 2018. Véhicule en exclusivité : le Mercedes-Benz Classe X ! Depuis, on l'avait un peu oublié...

Pour Halloween, The Crew 2 s'offre une DLC nommée "Trip or treat". Le combi VW est proposé dans une version raccourcie, avec une déco "chasseur de fantôme". Un mélange du bus de Scoubidou et de l'ambulance de SOS Fantômes...

Qui plus est, il y a un nouveau tracé, Scary Salem. Rapport à la ville célèbre pour ses procès en sorcellerie. Vous voilà sur une étroite route brumeuse, avec arrivée dans un hôpital psychiatrique.

L'occasion pour ce jeu de se rappeler au bon souvenir de tous. Peut-être pas de quoi pousser à l'achat du jeu. Par contre, ceux qui l'avaient déjà s'y remettront peut-être...

jeudi 16 mai 2019

Taxi 2 (2000)

Alerte générale ! Les adaptations jeu vidéo de films sont souvent réalisées à la va-vite. Le moteur principal, c'est d'être prêt à la sortie du film. Tant pis si, au dernier moment, le réalisateur a remonté son film et que le jeu ne colle plus à l'action. Sans parler des bugs et autres ratés, faute de temps de développement.

En général, les enfants et adolescents se font avoir. Ils ont aimé le film et ils veulent entrer dans l'action via le jeu vidéo. Et au bout de 5 minutes, ils balancent le jeu et ils réalisent qu'ils viennent de claquer le chèque de mamie pour rien.

Et puis, il y a Taxi 2...
Retour en 1998. Taxi fut une grande surprise du cinéma Français. On n'était plus habitué à des comédies rythmées, alternant gags et scènes d'action. Les comédies des années 90, c'étaient plutôt des films essayant de donner le sourire sur des thèmes a priori sérieux (Une époque formidable, La crise...) ou de mettre un acteur typé film d'auteur dans un monde absurde (Les visiteurs, Didier...)

Là, sur le papier, Taxi était parti pour être un four. Gerard Pirès n'avait plus tenu une caméra depuis 10 ans. En prime, il parti avant la fin et Gérard Krawczyk fut appelé pour les dernières scènes. Côté acteurs, Sami Naceri était le plus connu. Et par "plus connu", on entend quelqu'un ayant eu des troisième rôles dans des navets (Raï, Bouge !...)

A l'arrivée, il fit 6,5 millions d'entrée, parce que justement, c'était du neuf.

L'un des premiers surpris, c'était Luc Besson, le producteur. Cela faisait 10 ans qu'il cherchait à élargir son champ. Produire "son" cinéma. Ca avait donné des bides comme Kamikaze, Lune froide, Les mamies ou L'enfant-lion. D'habitude, il se plantait avec des films qui auraient du plaire aux spectateurs ou aux critiques. Là, il avait réussi un succès, malgré les embuches.
Taxi avait une fin. Mais Luc Besson et Gérard Krawczyk firent fi de l'épilogue pour tourner Taxi 2, deux ans plus tard.

Cette fois, tout le monde s'attend à un succès publique (effectivement, il fit 10 millions d'entrées.) Alors Luc Besson voulu surfer sur la vague avec du merchandising.
Ubisoft fut ainsi chargé de faire un jeu pour PS1, PC et Dreamcast (avec un portage simplifié pour Game Boy Color.)
Avec ses courses-poursuites, ses phases d'action et son humour, Taxi 2 semblait taillé sur-mesure pour une adaptation en jeu... Lors du lancement, on voit un montage des scènes de poursuite. On a l'eau à la bouche...

La jaquette nous promet une modélisation des environs de Marseille et toute l'ambiance du film...
Puis vous lancez le jeu et vous tomber sur ça ! Une 406 qui beugle dans un décor en carton... En prime, toutes les missions se ressemblent. Consternation !
Vu de l'extérieur, c'est encore pire avec cette voiture complètement cubique. En prime, elle avait la maniabilité d'une brique.

Bon sang, dire que l'année précédente, ce même Ubisoft avait sorti Driver... Et n'allez pas croire que c'était un freeware. Non, il fallait le payer 400frs, comme un jeu "normal" ! Luc Besson et Ubisoft escroquaient les enfants !
3 ans plus tard, Besson et Krawczyk tournèrent Taxi 3. Et bien sûr, il y eu un jeu vidéo signé Ubisoft. Cette fois-ci, il était porté sur PS2 et GameCube. Avec une version simplifiée pour Game Boy Advance.
Au moins, la 406 était rendue plus finement... Cette fois-ci, vous évoluez dans un Marseille où toutes les routes ont au moins 3 voies. De nouveau, les missions se ressemblent toutes furieusement. La voiture est quasi-indestructible. Percuter les autres ne fait que vous ralentir et c'est dommage, car l'un des buts, c'est de passer le plus vite possible devant les radars.

Taxi 3 fit polémique pour sa supposée apologie de la vitesse. D'où un Taxi 4 sans course-poursuites. Donc sans jeu vidéo. Personne ne s'en est plaint...

samedi 23 février 2019

Mise à jour, 25 ans après...

L’ergonomie des jeux s'est beaucoup dégradée, avec la dématérialisation. Désormais, presque tous les jeux sont en-ligne, au moins partiellement.

Voici un exemple prouvant le niveau de ridiculisation. Mon pêché mignon, en ce moment, c'est Heroes of Might & Magic II. A chaque fois que je le lance, Ubisoft m'impose des mises à jour. Mises à jour de quoi ? C'est un jeu lancé il y a 25 ans (par un autre éditeur, qui plus est) !

mardi 29 mai 2018

Un Mercedes Classe X dans The Crew 2

The Crew 2 sortira le 29 juin. Pour faire monter la sauce, Mercedes annonce que son pick-up Classe X sera dedans.

La photo est légendée : "scène fictive, Mercedes vous déconseille d'utiliser le véhicule dans ces conditions."

dimanche 7 janvier 2018

Street Racer (1994)

Après Super Mario Kart, voici l'un de ses tout premier clone : Street Racer... Du moins, Ubisoft prétendait que c'était un mix de Mario Kart avec Street Fighter 2 ! D'où le simili-E. Honda sur la boite.

Il est d'abord sorti sur Super NES. 
Dans Street Racer, point de bonus, mais vous pouvez donner des coups de poing à un concurrent. Chaque personnage possède un coup spécial. Généralement, il envoi tous les karts à proximité dans le décor. Seuls le fakir et le simili-Baron Rouge avaient quelque chose de différent : ils volaient quelques secondes.
De plus, les graphismes étaient plus fouillés. Du coup, le mode solo était meilleur que Mario Kart.
Street Racer connu un succès certain. Ubisoft n'hésita pas à le porter tout azimut, vers 1995-1996. Comme Mario Kart n'existait que pour Super NES, il avait donc un monopole pour les autres consoles... Mais bien sûr, ça ne dura pas. Monster Racer, Crash Team Racing, Toy Story Racer, Smurf Racer... Bientôt, les consoles (en particulier la PS1) furent envahies de clones de Mario Kart, souvent bâclés. Et le jeu de karting de devenir un sous-genre à part entière...

mercredi 23 août 2017

The Crew 2 (2018)

Ubisoft vient d'annoncer la sortie de The Crew 2 pour mars 2018.

The Crew (2014) était un jeu classique où vous deviez réaliser des missions à plusieurs, avec des véhicules personnalisables. Dans le lot, il y avait surtout des voitures, mais aussi des motos.

Dans le deuxième opus, il y a aussi des hors-bords et des avions. L'autre nouveauté, c'est la possibilité de passer d'une voiture à un avion avec le Fast fav, sans arrêter la partie. Le mode "course" sera également développé avec des routes fermées.

jeudi 3 septembre 2009

Batman: Gotham City Racer (2001)

On continue dans les Batman avec ce Batman: Gotham City Racer pour PS1.

J'imagine qu'Ubi Soft s'est dit: "Eh, la séquence de conduite dans Batman & Robin: the animated series était pas mal. Pourquoi ne pas faire un jeu juste avec ça?"

D'où cette espèce de Chase H.Q. où vous êtes tout seul (?) jusqu'à ce que vous croisiez les méchants.

Il aurait été pas mal s'il était sorti en 1990 sur Megadrive. Sauf que c'était en 2001 et sur Playstation. Donc poubelle.

mercredi 5 septembre 2007

POD (1997)

POD est un des jeux qui marque le réveil des PC face aux consoles. Terminé, le catalogue limité aux seuls jeux de stratégie ou les graphismes "8 bits" des portages !

POD utilise la 3D avec des polygones "fins" et propose des vues multiples. Il s'agit de courses de voitures dans un univers futuriste (mais un peu sombre.)

Au fait, même si le nom "POD" peut faire sourire, il est l'acronyme de "Planet of death".

mercredi 31 mai 2006

Monaco Grand Prix Racing Simulation 2 (1999)

On l'a dit, depuis le milieu des années 90, les "licences" deviennent obligatoire. Ubisoft a créé un très bon jeu, très réaliste, sauf qu'à part Bridgestone, ils n'ont aucune licence (à commencer par celle de la FIA.) Les gamers hardcore adorait. Malheureusement, le quidam préfère un jeu nul avec Schumacher et Hakkinen qu'un bon avec des inconnus, d'où le relatif anonymat de ce titre PC.

Driver (1999)


Dans les années 80, les jeux vidéo, c'était un truc d'ado, voire de pré-ado. Ensuite, on rangeait définitivement sa console ou son ordinateur. Dans les années 90, les gamers voulurent continuer à jouer. Mais ils exigeaient des jeux sortant des sentiers battus. La PS1 ciblait justement ces gamers de 15-25 ans. D'où ce Driver, qui reprend l'univers des polars "automobile" des années 70.

Le jeu s'inspire d'un film de 1978 intitulé... Driver. Il se focalisait sur un chauffeur, lors de braquage. Le personnage principal faisait cela uniquement par amour de la conduite.

Le film avait connu un certain succès en France, grâce à la présence d'Isabelle Adjani. L'actrice tentait alors de percer à Hollywood.

Le jeu débute par un exercice : vous avez une minute pour effectuer toute une liste d'acrobatie, dans un parking souterrain. Il s'agit de démontrer que vous êtes le meilleur pilote !

Une scène directement reprise du film, où le héros martyrisait une Mercedes-Benz 280S (W108) orange.

Notez que plusieurs voitures ont été sacrifiées. D'où une voiture "réparée" d'un plan à l'autre.

Comme dans le film, l'action se situe dans les années 70 et vous pilotez des muscle-cars.

Mais cette fois, vous incarnez Tanner, un policier, ancien pilote de course. Dans le cadre d'une infiltration, vous jouez le chauffeur et vous voilà propulsé aux quatre coins des Etats-Unis.

L'accueil du jeu fut contrasté.

Les uns aimaient bien l'ambiance très noire (avec assassinat, corruption...) Aucun personnage n'était vraiment net. Les gamers apprécièrent également les vastes niveaux.
Les autres se plaignaient de la difficulté. Non seulement le temps était limité, mais les accrochages affectaient la voiture. Vous perdiez en vitesse et en maniabilité, jusqu'à l'arrêt complet. Et il y avait également une jauge de délits (felony) à surveiller...

Comme souvent dans ce genre de jeux, il n'y avait pas de licence pour les voitures.


Bien que taillé sur mesure pour PS1, Ubisoft le porta sur PC. Il y eu même une version Gameboy Color ! Il a fallu recoder le jeu, pour en faire une espèce de simili-GTA.


A la fin de Driver, Tanner quitte la police, dégouté par la corruption. Une fin inspirée des polars des années 70...

Mais pour Ubisoft, pas question d'abandonner la poule aux œufs d'or ! Dès 2000, Driver 2 sort. Tanner reprend du service, comme si de rien n'était !
Puis il y eu Driver 3 ou plutôt Driv3r. Cette fois-ci, on versait dans la jamesbonderie. Tanner était désormais au FBI et il voyageait à Nice et à Istanbul. Annoncé pour 2003, le jeu sorti en 2005. L'accueil fut mitigé. Surtout, Ubisoft (devenu Atari) fut accusé d'avoir soudoyé des critiques (un accès exclusif au jeu contre une bonne critique.) Puis l'éditeur aurait fait appel à une entreprise pour déposer des critiques favorables dans les forums...
En 2006, Atari traversa l'une de ses nombreuses crises et il revendit nombre de studios. Il n'y eu donc pas de budget pour un éventuel Driver 4.


Pour en revenir au premier opus, sachez qu'il y a un "easter egg". Si vous terminez le jeu sur PC (ou que vous entrez un code sur PS1), vous vous retrouvez à Newcastle !

Reflection, le développeur, était basé dans la ville. Pour le générique de fin, on devait voir les développeurs sortir d'un pub et rouler à travers Newcastle. Ubisoft y voyait une promotion de l'alcool au volant.
A la place, on voit une simili-Jaguar XJ6 rouler dans la ville, tandis qu'un trombinoscope des développeur défile.
Les développeurs en ont fait un mini-niveau jouable, mais sans mission. Seule une petite partie de Newcastle est reproduite (faute de temps et de place) et les voitures roulent à droite. Le niveau est également plein de bugs.