Garfield est une BD qui existe depuis une trentaine d'années.
Jim Davies a voulu créer une caricature de chat, paresseux, glouton et
cynique.
La BD devient un succès et le héros se décline à toutes les
sauces, sans aucun scrupule. Dans ce contexte, tôt ou tard, un clone de Mariokart allait débarquer!
Voici
donc Garfield kart. Que dire? Visiblement, Anuman, l'éditeur, s'est
tourné vers son stagiaire et lui a dit : "Ca y est, on a la licence pour
Garfield ! T'as jusqu'à lundi pour développer. - Mais on est vendredi !"
Voilà qui expliquerait un résultat horrible. Sur l'écran d'accueil, les personnages vous fixent, tels des robots.
Ensuite,
c'est niveau Gameboy Advance. D'après les captures d'écrans, l'éditeur
ne s'est pas foulé, ni sur le fond, ni sur la forme. Comme d'hab',
l'essentiel du budget est parti dans la licence.
mardi 3 septembre 2013
samedi 31 août 2013
Jobs
Steve Jobs a eu une vie incroyable. Une adaptation cinématographique semblait logique. D'autant plus qu'Hollywood adore les biopics.
Jobs évite néanmoins les poncifs. Au lieu d'un film linéaire, il nous projette une série de scénettes. On nous montre comment un jeune hippie cradingue devient créateur d'entreprise, puis propriétaire d'une multinationale.
Ashton Kutcher, lui-même passionné d'informatique, est mimétique. On est loin de l'hagiographie : Jobs est génial et charismatique, mais aussi immature et colérique. Avec une fâcheuse tendance à oublier ses anciens copains...
Après, on regrettera que Pixar soit passé sous silence, idem pour les débuts de Next, sans oublier la reconquête d'Apple... Ca aurait presque été la "première partie" d'un diptyque.
Ce qui m'a surtout plu, c'est la recréation de la Silicon Valley des années 70-80, lorsque la micro-informatique débarque et que tout le monde se lance, sans trop savoir ce qu'il fait. J'ai connu cette ambiance 20 ans plus tard, lorsque j'ai travaillé là-bas (en plein boum des "dot-com".) Ca fait drôle d'entendre des noms comme IBM, Dell ou Microsoft prononcés avec admiration...
L'Apple II, le Mac ou l'iPod ne sont pas que des machines. Ce sont des machines qui ont révolutionné le rapport de l'homme à la technologie. Et ça, Jobs l'explique très bien.
Bref, je recommande chaudement ce film!
Jobs évite néanmoins les poncifs. Au lieu d'un film linéaire, il nous projette une série de scénettes. On nous montre comment un jeune hippie cradingue devient créateur d'entreprise, puis propriétaire d'une multinationale.
Ashton Kutcher, lui-même passionné d'informatique, est mimétique. On est loin de l'hagiographie : Jobs est génial et charismatique, mais aussi immature et colérique. Avec une fâcheuse tendance à oublier ses anciens copains...
Après, on regrettera que Pixar soit passé sous silence, idem pour les débuts de Next, sans oublier la reconquête d'Apple... Ca aurait presque été la "première partie" d'un diptyque.
Ce qui m'a surtout plu, c'est la recréation de la Silicon Valley des années 70-80, lorsque la micro-informatique débarque et que tout le monde se lance, sans trop savoir ce qu'il fait. J'ai connu cette ambiance 20 ans plus tard, lorsque j'ai travaillé là-bas (en plein boum des "dot-com".) Ca fait drôle d'entendre des noms comme IBM, Dell ou Microsoft prononcés avec admiration...
L'Apple II, le Mac ou l'iPod ne sont pas que des machines. Ce sont des machines qui ont révolutionné le rapport de l'homme à la technologie. Et ça, Jobs l'explique très bien.
Bref, je recommande chaudement ce film!
mardi 30 juillet 2013
Ride to hell: retribution (2013)
Dans les années 70, il y avait des films de "bikesploitation": des mélanges cheap d'Easy rider et de L'équipée sauvage, avec bandes de motards, bastons et filles pas farouches...
Ride to hell en propose (volontairement?) un hommage. Vous incarnez un motard qui part à la poursuite d'une bande rivale. On retrouve la baston, les filles peu farouches et les patelins du middle-west US. C'est un peu répétitif et les graphismes sont d'un autre âge. Mais ce qui en fait le sel, ce sont les nombreux bugs: route qui disparait, fusil qui ne marche pas, murs invisibles... Parfois, le jeu se plante tout seul! Cette image de "jeu le plus nul du monde" lui assure un certain succès, tel un Ed Wood du jeu vidéo...
Ride to hell en propose (volontairement?) un hommage. Vous incarnez un motard qui part à la poursuite d'une bande rivale. On retrouve la baston, les filles peu farouches et les patelins du middle-west US. C'est un peu répétitif et les graphismes sont d'un autre âge. Mais ce qui en fait le sel, ce sont les nombreux bugs: route qui disparait, fusil qui ne marche pas, murs invisibles... Parfois, le jeu se plante tout seul! Cette image de "jeu le plus nul du monde" lui assure un certain succès, tel un Ed Wood du jeu vidéo...
dimanche 21 juillet 2013
lundi 15 juillet 2013
Bubble Bobble
Une mosaïque vue sur un mur, à Paris. Il s'agit d'un hommage au jeu Bubble Bobble de Taito et Ocean.
lundi 1 juillet 2013
Grumpy cat, le film
En 2010, The social network, une histoire vaguement inspirée de celle de Facebook, sort en salle. Cracked imagine alors les prochaines adaptations de sites web... Mais celle-là, ils n'auraient pas osé l'imaginer!
Le Grumpy cat est un chat (dont le vrai nom est Tardare sauce.) Particularité: la forme de sa bouche et de ses papupières donnent l'impression qu'il fait la gueule. Cette particularité anthropomorphique est une aubaine pour les meme. Apparemment, les propriétaires du chat n'ont rien contre un peu d'argent de poche. Un producteur les a convaincu de rassembler les meme pour en faire un sous-Garfield. Todd Garner (producteur de chef d'œuvres comme xXx ou 30 ans sinon rien) sera à la barre. Nanarland peut déjà lui réserver une page...
Le Grumpy cat est un chat (dont le vrai nom est Tardare sauce.) Particularité: la forme de sa bouche et de ses papupières donnent l'impression qu'il fait la gueule. Cette particularité anthropomorphique est une aubaine pour les meme. Apparemment, les propriétaires du chat n'ont rien contre un peu d'argent de poche. Un producteur les a convaincu de rassembler les meme pour en faire un sous-Garfield. Todd Garner (producteur de chef d'œuvres comme xXx ou 30 ans sinon rien) sera à la barre. Nanarland peut déjà lui réserver une page...
mardi 18 juin 2013
Double Dragon, le film (1994)
Double Dragon
se prête bien a priori à une adaptation ciné. En règle générale, les
beat'em all se sont pas mal inspirés des films de baston de Hong-Kong.
Bien sûr, le scénario de Double Dragon tient sur un post-it, mais il y avait de quoi faire un film de tatane potable...
Sauf que l'éditeur, Techno, a besoin d'argent. D'où une BD, un dessin animé et un film. En 1994, le jeu est déjà démodé. Le studio a donc voulu s'offrir une franchise connue, mais pas trop chère. Ensuite, il faut tourner vite pendant qu'il en est encore temps...
Apparemment, l'histoire de kidnapping de la copine d'un des frères (orchestrée par l'autre frère), ça ne convenait pas. D'où une histoire de médaillon magique. Ca commence mal.
En plus, le casting est pitoyable. Mark Dacascos (futur Crying Freeman) est le seul à savoir lever la jambe. Quant à Scott Wolf (en bleu), il ne fait même pas semblant de se battre. Même sur la jaquette, il n'est pas crédible! Robert Patrick (le T1000 de Terminator 2) cachetonne en super-méchant. Alyssa Milano (période post-Madame est servie, avec kilos en trop et besoin urgent d'argent) est une Marian (?) pas du tout mise en valeur.
Plus le film avance, plus les fans ont des sanglots. Point de garage Matin; les deux frères vivent dans un cinéma abandonné. Marian est la fille du chef de la police.
Et la baston ? Il y en a très peu ! Le film se perd dans des intrigues japonisantes autour du médaillon. Puis ils se baladent dans des ruines en carton-pâte. Côté dialogues, on se croirait dans un Cédric Kaplish. Visiblement, les scénaristes ont meublé pour éviter que Billy Lee (Wolf) n'ait à se battre ! A la fin, donc, Billy accepte de s'engager avec Marian, il s'abonne à Télérama et ils vont aller ensemble voir Vincent Dellerm en concert. Quant à Koga Shuko (Patrick), il n'a même pas droit à une belle mort de méchant; il fini en prison !
Sauf que l'éditeur, Techno, a besoin d'argent. D'où une BD, un dessin animé et un film. En 1994, le jeu est déjà démodé. Le studio a donc voulu s'offrir une franchise connue, mais pas trop chère. Ensuite, il faut tourner vite pendant qu'il en est encore temps...
Apparemment, l'histoire de kidnapping de la copine d'un des frères (orchestrée par l'autre frère), ça ne convenait pas. D'où une histoire de médaillon magique. Ca commence mal.
En plus, le casting est pitoyable. Mark Dacascos (futur Crying Freeman) est le seul à savoir lever la jambe. Quant à Scott Wolf (en bleu), il ne fait même pas semblant de se battre. Même sur la jaquette, il n'est pas crédible! Robert Patrick (le T1000 de Terminator 2) cachetonne en super-méchant. Alyssa Milano (période post-Madame est servie, avec kilos en trop et besoin urgent d'argent) est une Marian (?) pas du tout mise en valeur.
Plus le film avance, plus les fans ont des sanglots. Point de garage Matin; les deux frères vivent dans un cinéma abandonné. Marian est la fille du chef de la police.
Et la baston ? Il y en a très peu ! Le film se perd dans des intrigues japonisantes autour du médaillon. Puis ils se baladent dans des ruines en carton-pâte. Côté dialogues, on se croirait dans un Cédric Kaplish. Visiblement, les scénaristes ont meublé pour éviter que Billy Lee (Wolf) n'ait à se battre ! A la fin, donc, Billy accepte de s'engager avec Marian, il s'abonne à Télérama et ils vont aller ensemble voir Vincent Dellerm en concert. Quant à Koga Shuko (Patrick), il n'a même pas droit à une belle mort de méchant; il fini en prison !
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