mercredi 31 mai 2006

Monaco Grand Prix Racing Simulation 2 (1999)

On l'a dit, depuis le milieu des années 90, les "licences" deviennent obligatoire. Ubisoft a créé un très bon jeu, très réaliste, sauf qu'à part Bridgestone, ils n'ont aucune licence (à commencer par celle de la FIA.) Les gamers hardcore adorait. Malheureusement, le quidam préfère un jeu nul avec Schumacher et Hakkinen qu'un bon avec des inconnus, d'où le relatif anonymat de ce titre PC.

Driver (1999)


Dans les années 80, les jeux vidéo, c'était un truc d'ado, voire de pré-ado. Ensuite, on rangeait définitivement sa console ou son ordinateur. Dans les années 90, les gamers voulurent continuer à jouer. Mais ils exigeaient des jeux sortant des sentiers battus. La PS1 ciblait justement ces gamers de 15-25 ans. D'où ce Driver, qui reprend l'univers des polars "automobile" des années 70.

Le jeu s'inspire d'un film de 1978 intitulé... Driver. Il se focalisait sur un chauffeur, lors de braquage. Le personnage principal faisait cela uniquement par amour de la conduite.

Le film avait connu un certain succès en France, grâce à la présence d'Isabelle Adjani. L'actrice tentait alors de percer à Hollywood.

Le jeu débute par un exercice : vous avez une minute pour effectuer toute une liste d'acrobatie, dans un parking souterrain. Il s'agit de démontrer que vous êtes le meilleur pilote !

Une scène directement reprise du film, où le héros martyrisait une Mercedes-Benz 280S (W108) orange.

Notez que plusieurs voitures ont été sacrifiées. D'où une voiture "réparée" d'un plan à l'autre.

Comme dans le film, l'action se situe dans les années 70 et vous pilotez des muscle-cars.

Mais cette fois, vous incarnez Tanner, un policier, ancien pilote de course. Dans le cadre d'une infiltration, vous jouez le chauffeur et vous voilà propulsé aux quatre coins des Etats-Unis.

L'accueil du jeu fut contrasté.

Les uns aimaient bien l'ambiance très noire (avec assassinat, corruption...) Aucun personnage n'était vraiment net. Les gamers apprécièrent également les vastes niveaux.
Les autres se plaignaient de la difficulté. Non seulement le temps était limité, mais les accrochages affectaient la voiture. Vous perdiez en vitesse et en maniabilité, jusqu'à l'arrêt complet. Et il y avait également une jauge de délits (felony) à surveiller...

Comme souvent dans ce genre de jeux, il n'y avait pas de licence pour les voitures.


Bien que taillé sur mesure pour PS1, Ubisoft le porta sur PC. Il y eu même une version Gameboy Color ! Il a fallu recoder le jeu, pour en faire une espèce de simili-GTA.


A la fin de Driver, Tanner quitte la police, dégouté par la corruption. Une fin inspirée des polars des années 70...

Mais pour Ubisoft, pas question d'abandonner la poule aux œufs d'or ! Dès 2000, Driver 2 sort. Tanner reprend du service, comme si de rien n'était !
Puis il y eu Driver 3 ou plutôt Driv3r. Cette fois-ci, on versait dans la jamesbonderie. Tanner était désormais au FBI et il voyageait à Nice et à Istanbul. Annoncé pour 2003, le jeu sorti en 2005. L'accueil fut mitigé. Surtout, Ubisoft (devenu Atari) fut accusé d'avoir soudoyé des critiques (un accès exclusif au jeu contre une bonne critique.) Puis l'éditeur aurait fait appel à une entreprise pour déposer des critiques favorables dans les forums...
En 2006, Atari traversa l'une de ses nombreuses crises et il revendit nombre de studios. Il n'y eu donc pas de budget pour un éventuel Driver 4.


Pour en revenir au premier opus, sachez qu'il y a un "easter egg". Si vous terminez le jeu sur PC (ou que vous entrez un code sur PS1), vous vous retrouvez à Newcastle !

Reflection, le développeur, était basé dans la ville. Pour le générique de fin, on devait voir les développeurs sortir d'un pub et rouler à travers Newcastle. Ubisoft y voyait une promotion de l'alcool au volant.
A la place, on voit une simili-Jaguar XJ6 rouler dans la ville, tandis qu'un trombinoscope des développeur défile.
Les développeurs en ont fait un mini-niveau jouable, mais sans mission. Seule une petite partie de Newcastle est reproduite (faute de temps et de place) et les voitures roulent à droite. Le niveau est également plein de bugs.

Hot wheels stunt track driver (1999)

Encore un fabricant de jouet (Mattel/Hot wheels) qui se lance dans les jeux vidéo... En fait, 20 ans plus tôt, Mattel avait lancé la console Intellivision, avant de se retirer lors de la fameuse "crise des consoles" en 1983. Là, la firme fait son retour par la petite porte avec une série de jeux basé autour des petites voitures Hot wheels (pour les garçons) et de Barbie (pour les filles.)

Hot wheels stunt track driver est un simple succédané de Micromachines (le côté délirant en moins) pour Gameboy Color. En revanche, Barbie Race and ride, une course hippique est ultra-kitsch. Un must-have!

Lego Racers (1998)

On le dit rarement, mais les jeux video ont tué les jouets "traditionnels". En envahissants les magasins de jouet, les consoles se sont démocratisés. Des garçons (et des filles) de plus en plus jeunes jouent. Les Barbie, Majorette, Playmobil et autres trains Jouef se sont ringardisés et certains ont déjà mis la clef sous la porte.

Certains, comme Lego tentent de se reconvertir avec des jeux vidéo. Objectifs: moderniser son image et attirer les gamers en culottes courtes. D'où ce pâle clone de Mario Kart. Et pour avoir davantage de chances, il fut porté sur plusieurs supports.

Grand prix Legends (1998)

Le thème des voitures anciennes est rarement abordé dans les jeux video. Dans Gran Turismo, elles se ridiculisent face aux "modernes". Dans V-Rally, les 205 T16 et autres Stratos sont offertes en bonus et vues comme des bizarreries. 1000 Miglia n'avait pas convaincu...

Heureusement, voici Grand Prix Legends. Vous vous retrouvez en 1967, en F1. Presque tous le plateau (sauf Honda, rebaptisé Nakamura) et tous les circuits sont là. Enfin la possibilité de rouler à Reims ou sur le vieux "Ring".

Hélas, Sierra, le développeur, connu des remous. CUC, sa maison-mère fut impliqué dans un scandale de double-comptabilité. Les employés partirent en masse. En plus, Grand Prix Legends fut un flop, sur l plan commercial. Il n'y eu donc pas de Grand Prix Legends II.

Colin McRae Rally(1998)

C'est LE rival de V-Rally. Puisque ce dernier avait Ari Vatanen, Codemasters embaucha carrément le champion du monde 1995, Colin McRae ! L'Ecossais s'est beaucoup impliqué et c'est l'une des rares fois où un jeu parrainé par un pilote vaut le coup.


Plutôt que de retrouver l'ensemble des véhicules de la carrière de l'Ecossais, on a droit à tout le plateau et tous les terrains du WRC.


Comme d'habitude, sur la Playstation, on peut modifier la vue. De mémoire, il est possible de jouer à 4. De quoi garantir des parties endiablées ! Une caractéristiques qu'Infogrammes s'empressa de copier pour V-Rally 2...

V-Rally (1998)


Après la F1, c'est au tour des simulations de rallye de gagner en réalisme et crédibilité. V-Rally était la réponse d'Infogrammes et Sony à Sega Rally.


L'un des défauts de Sega Rally, c'était de ne proposer que trois voitures : une Celica GT-Four obsolète en 1997, une Lancia Delta retraitée depuis longtemps, sans parler de la mamie Lancia Stratos...

Dès la jaquette, V-Rally annonce la couleur : du neuf ! Toutes les WRC 1997 y sont : Impreza WRX, Focus WRC et Mitsubishi Evo... Ainsi que les kit-car et les Super 1600 ! En prime, il y a des véhicules historiques à débloquer (R8 Gordini, A110, 405 Pikes Peak...)

Les gamers se plaignaient que la Delta et la Celica GT-Four avaient le même comportement routier ? Pour V-Rally, Infogrammes embaucha Ari Vatanen comme metteur au point.
L'ex-champion de rallye tentait un retour en WRC après des années en rallye-raid. Les écuries ne se bousculaient pour embaucher le quadragénaire. Alors il fut bien content de trouver un job chez Infogrammes. D'autant plus que l'éditeur le sponsorisait en rallye.

Notez que comme Sega Rally, on peut jouer à deux. Les deux joueurs roulent sur le même parcours, en même temps. D'où la tendance à pousser l'autre dans le décor... Enfoiré !


Aux USA, il est distribué par Electronic Arts. Il est rebaptisée Need for Speed V-Rally. Toute mention d'Infogrammes y est effacée.

D'ailleurs, V-Rally fit la fortune d'Infogrammes. Méconnu hors de France, l'éditeur racheta Atari et en repris le nom, dans la foulée.