Commençons par une parenthèse. Internet a bouleversé le modèle
économique de la presse. Sur internet, les sources de revenu sont
limitées. Soit vous créez un abonnement payant, soit vous placez des
bannières. Souvent, les bannières vous rémunèrent au clic. Pour
multipliez les chances de clic, mieux vaut multiplier les bannières. Il y
a le traditionnel pop-up. La variante, c'est la pub qui recouvre toute
la page. Les liens payants en fin d'article (généralement sur le thème
comment gagner plein d'argent/perdre du poids facilement.) Il y a celles
qui gigotent pour attirer votre attention. Les vidéos qui se
déclenchent automatiquement (avec son)... Voir carrément les vidéos qui
vous imposent quelques secondes de visionnage avant de pouvoir passer à
la suite. Sans oublier les sites qui se rechargent régulièrement pour
vous faire apparaitre de nouvelles pubs. Bref, les bannières de pub sont
souvent agressives et énervantes.
La parade, ce sont les patchs
anti-pubs comme Adblock. Comme son nom l'indique, Adblock élimine la
plupart des bannières. Les annonceurs qui veulent quitter la liste noire
doivent payer l'éditeur (c'est sa source de revenue.)
Ces dernières
semaines, on a vu fleurir une campagne de dénigrement. Sur la forme, le débat rappelle celui sur le téléchargement. Le
plaignant, c'est une corporation (essentiellement la presse écrite) qui
pleurniche. AdBlock est un méchant qui les empêche de spammer
tranquille ! Sans bannière de pub, plus de revenus, donc un risque de
disparation.
Comme d'habitude, le "débat" est à sens unique, sans
aucune prise de recul. S'il y a AdBlock, c'est parce que certains sites
abusent des pubs. S'ils abusent des pubs, c'est parce que chaque
bannière ne rapporte que des clopinettes. Et si chaque bannière ne
rapporte quasiment rien, c'est parce qu'il y a trop de bannières.
Conclusion : si les pages de la presse papier ne dégoulinaient pas de
pubs, ils pourraient davantage valoriser leurs bannières et les
internautes seraient moins prompts à télécharger des patchs de blocage.
Ou sinon, ils peuvent chercher à faire interdire AdBlocks et continuer à
spammer. Devinez ce qu'ils vont choisir... Le risque, c'est qu'AdBlocks
soit aux protections anti-pubs ce que Napster fut au téléchargement. Et
que derrière, il y ait des logiciels plus perfectionnés.
P.S. Boulet en parle beaucoup mieux que moi.
mardi 15 juillet 2014
mardi 17 juin 2014
Atari revient !
En ce moment, l'industrie du jeu vidéo est focalisée sur les nouveautés
présentées à l'E3. Il n'y en a que pour les grosses machines de guerre.
La renaissance d'Atari n'a droit qu'à un entrefilet.
Atari, c'est une entreprise dont le principal titre de gloire est d'avoir survécu. A la fin des années 70, le concept de jeu vidéo émerge. Des dizaines de start-ups apparaissent. Et beaucoup disparaissent aussi sec. Atari est la première vraie réussite, à la fois dans les bornes d'arcades et les machines de salon. La 2600 est la première vraie console avec jeux interchangeables. En 1983, le marché est saturé. Atari -et Commodore- se reconvertissent dans les ordinateurs ludiques (à l'heure où les PC sont réservés aux pros.) Le ST s'adresse au gamer déjà ado (alors que Nintendo et Sega visent plutôt les pré-ados.) Les retours dans les consoles sont des bides : la 7200 est ringardisée par la NES, la Lynx (bien qu'en couleur) souffre face à la Game Boy et ce n'est pas avec ses 3 jeux que la Lynx va s'imposer... Avec le processeur 486 et Windows 3.1, les PC deviennent plus puissants et plus polyvalents. Le ST est attaqué dans son fief et le TT fait long feu. Au milieu des années 90, Atari disparait et tout le monde s'en fout. On n'a d'yeux que pour Sega et Nintendo.
On retrouve Atari au début des années 2000, grâce à Infogrammes. En fait, l'entreprise française transfère ses actifs vers Atari, pour mieux saborder l'ex-Infogrammes derrière (et se débarrasser de ses employés.) Mais la vie d'un éditeur de jeu n'est pas de tout repos et ce nouvel Atari périclite de nouveau.
Depuis les années 80, Atari s'est vu en sous-IBM, puis en sous-Nintendo et enfin en sous-Electronic Arts. Son nouveau modèle ? Etre un sous-King ! Ainsi, Atari veut faire des jeux "casual" pour portables (à quand Pac-Man crush saga ?) et exploiter sa "marque" (autrement dit, faire des produits dérivés.)
Atari, c'est une entreprise dont le principal titre de gloire est d'avoir survécu. A la fin des années 70, le concept de jeu vidéo émerge. Des dizaines de start-ups apparaissent. Et beaucoup disparaissent aussi sec. Atari est la première vraie réussite, à la fois dans les bornes d'arcades et les machines de salon. La 2600 est la première vraie console avec jeux interchangeables. En 1983, le marché est saturé. Atari -et Commodore- se reconvertissent dans les ordinateurs ludiques (à l'heure où les PC sont réservés aux pros.) Le ST s'adresse au gamer déjà ado (alors que Nintendo et Sega visent plutôt les pré-ados.) Les retours dans les consoles sont des bides : la 7200 est ringardisée par la NES, la Lynx (bien qu'en couleur) souffre face à la Game Boy et ce n'est pas avec ses 3 jeux que la Lynx va s'imposer... Avec le processeur 486 et Windows 3.1, les PC deviennent plus puissants et plus polyvalents. Le ST est attaqué dans son fief et le TT fait long feu. Au milieu des années 90, Atari disparait et tout le monde s'en fout. On n'a d'yeux que pour Sega et Nintendo.
On retrouve Atari au début des années 2000, grâce à Infogrammes. En fait, l'entreprise française transfère ses actifs vers Atari, pour mieux saborder l'ex-Infogrammes derrière (et se débarrasser de ses employés.) Mais la vie d'un éditeur de jeu n'est pas de tout repos et ce nouvel Atari périclite de nouveau.
Depuis les années 80, Atari s'est vu en sous-IBM, puis en sous-Nintendo et enfin en sous-Electronic Arts. Son nouveau modèle ? Etre un sous-King ! Ainsi, Atari veut faire des jeux "casual" pour portables (à quand Pac-Man crush saga ?) et exploiter sa "marque" (autrement dit, faire des produits dérivés.)
samedi 15 février 2014
Hollande dans la Silicon Valley...
Cette semaine, François Hollande a visité la Silicon Valley. Il a même
fait un "hug" à l'ancien chef de file des "pigeons". Bref, pas de doute,
notre président aime l'informatique et les e-entrepreneurs !
Ah, les présidents et l'informatique, que de promesses...
Il y a eu François Mitterrand et le programme "informatique pour tous". Bilan, des Thomson MO5 (ci-contre, avec Michel Platini) déjà obsolète débarquent dans les "salles informatiques"... Ce qui n'empêche les fabricants français d'ordinateur (Goupil, Thomson, Bull, Oceanic...) de disparaitre dans un anonymat complet. Malheureusement, nos voisins européens feront de même.
Jacques Chirac visite la Bibliothèque François Mitterrand. On lui explique ce qu'est une souris d'ordinateur (!) Ensuite, il rencontre Bill Gates. Ca n'empêchera pas la France de freiner des 4 fers sur Internet. Il fallait bien protéger le monopole du Minitel, puis de France Télécom. Du coup, au lieu de faire émerger des start-up françaises, on s'est laissé bouffer par les Américains. Chirac refuse de solder Thomson aux Coréens, mais le plan de redressement fait long feu.
Nicolas Sarkozy visite le "Silicon Sentier", puis il fraye avec Loïc Le Meur. Ca ne l'empêchera pas de traiter internet de repère des pédo-nazis et de spoiler de propriété intellectuelle. Hadopi ouvrant la boite de Pandore à un discours anti-internet. Pendant ce temps, Alcatel, dernier géant français de l'informatique, est bradé à Lucent, qui compte ainsi l'étouffer. Quant à Technicolor (ex-Thomson), ce n'est plus qu'une PME.
Et François Hollande ? Il possède une ministre de l'économie numérique, Fleur Pellerin. Peut-être qu'un jour elle dira ou fera quelque chose. Quant à son conseiller en communication, Claude Sérillon, il a été affecté au site web. C'est déjà curieux de voir un sexagénaire s'occuper de la stratégie web. Mais en plus, il faut comprendre que pour Hollande, c'est un "placard". Autant dire qu'il n'a pas vraiment une haute opinion du web...
Ah, les présidents et l'informatique, que de promesses...
Il y a eu François Mitterrand et le programme "informatique pour tous". Bilan, des Thomson MO5 (ci-contre, avec Michel Platini) déjà obsolète débarquent dans les "salles informatiques"... Ce qui n'empêche les fabricants français d'ordinateur (Goupil, Thomson, Bull, Oceanic...) de disparaitre dans un anonymat complet. Malheureusement, nos voisins européens feront de même.
Jacques Chirac visite la Bibliothèque François Mitterrand. On lui explique ce qu'est une souris d'ordinateur (!) Ensuite, il rencontre Bill Gates. Ca n'empêchera pas la France de freiner des 4 fers sur Internet. Il fallait bien protéger le monopole du Minitel, puis de France Télécom. Du coup, au lieu de faire émerger des start-up françaises, on s'est laissé bouffer par les Américains. Chirac refuse de solder Thomson aux Coréens, mais le plan de redressement fait long feu.
Nicolas Sarkozy visite le "Silicon Sentier", puis il fraye avec Loïc Le Meur. Ca ne l'empêchera pas de traiter internet de repère des pédo-nazis et de spoiler de propriété intellectuelle. Hadopi ouvrant la boite de Pandore à un discours anti-internet. Pendant ce temps, Alcatel, dernier géant français de l'informatique, est bradé à Lucent, qui compte ainsi l'étouffer. Quant à Technicolor (ex-Thomson), ce n'est plus qu'une PME.
Et François Hollande ? Il possède une ministre de l'économie numérique, Fleur Pellerin. Peut-être qu'un jour elle dira ou fera quelque chose. Quant à son conseiller en communication, Claude Sérillon, il a été affecté au site web. C'est déjà curieux de voir un sexagénaire s'occuper de la stratégie web. Mais en plus, il faut comprendre que pour Hollande, c'est un "placard". Autant dire qu'il n'a pas vraiment une haute opinion du web...
mercredi 12 février 2014
Street Racing Syndicate (2004)
Street Racing Syndicate est un énième jeu de tuning. Pour la
petite histoire, il a été produit par 3DO. Puis l'entreprise a fait
faillite, Namco a pris la suite, mais il y a visiblement eu du retard.
Au final, il est sorti en 2004, soit 1 an après Need for Speed Underground. Autant dire que le genre était déjà sur le déclin.
Ajoutez-y un gameplay moyen et vous comprenez pourquoi il n'a pas marqué les esprits...
Donc, comme d'hab', on vous propose diverses voitures (Subaru, Skyline GT-R...), que vous pouvez personnaliser. Plus vous gagnez de course, plus vous obtenez de l'argent pour vous offrir des accessoires. Et pas question de conduire n'importe comment : votre voiture peut être endommagée.
Nouveauté, il y a des playmates qui introduisent les courses. Vous pouvez même débloquer des vidéos de charme d'elles ! Parmi ces playmates, une Tila Tequila encore méconnue. Elle sera ensuite star de reality-show sur MTV, puis experte autoproclamée en drague et en érotisme.
Ajoutez-y un gameplay moyen et vous comprenez pourquoi il n'a pas marqué les esprits...
Donc, comme d'hab', on vous propose diverses voitures (Subaru, Skyline GT-R...), que vous pouvez personnaliser. Plus vous gagnez de course, plus vous obtenez de l'argent pour vous offrir des accessoires. Et pas question de conduire n'importe comment : votre voiture peut être endommagée.
Nouveauté, il y a des playmates qui introduisent les courses. Vous pouvez même débloquer des vidéos de charme d'elles ! Parmi ces playmates, une Tila Tequila encore méconnue. Elle sera ensuite star de reality-show sur MTV, puis experte autoproclamée en drague et en érotisme.
lundi 10 février 2014
Flappy bird
Le retour en force du casual gaming est l'une des tendances de ces dernières années. Farmville, Angry birds, Plant vs zombies, Candy crush...
Ils sont intéressant dans la mesure où ils touchent un public plus
féminin et plus âgé que la moyenne. Par contre, leur durée de vie est
très courte. On y joue, on y joue, puis on les oublie.
Flappy bird avait tout du nouveau "hit". Un côté "8 bit" (toute ressemblance avec les tuyaux et les cheep cheep de Mario...) et une idée simple (slalomer en les tuyau.) Le "plus produit", c'est le niveau de difficulté très élevé.
Bien sur, il y a des controverses. Comme d'habitude, le jeu a un air de déjà vu. Le Piou Piou contre les cactus du dessinateur Kek a plus qu'un air de famille avec Flappy bird. On accuse également le développeur d'acheter des votes pour mieux figurer sur l'App Store. Comme ça, son jeu est plus téléchargé et il peut vendre davantage d'espaces de pub.
Malgré tout, on sentait venir les tee-shirt Flappy bird, les boissons énergisantes et avec un peu de chance, un Flappy bird kart... Sauf que nouveau rebondissement, Dong Nguyen, le créateur du jeu, le retire. Raison officielle : il n'a pas supporté la pression du succès (et sans doute, les nombreux messages d'insulte.) Mais il se murmure que c'est Apple qui aurait supprimé le jeu (face aux controverses ?)
Les plus optimistes imaginent Nguyen revenir avec un nouveau jeu. Mais il est probable que dés demain, il y aura un autre casual game addictif et on en aura oublié Flappy bird...
Flappy bird avait tout du nouveau "hit". Un côté "8 bit" (toute ressemblance avec les tuyaux et les cheep cheep de Mario...) et une idée simple (slalomer en les tuyau.) Le "plus produit", c'est le niveau de difficulté très élevé.
Bien sur, il y a des controverses. Comme d'habitude, le jeu a un air de déjà vu. Le Piou Piou contre les cactus du dessinateur Kek a plus qu'un air de famille avec Flappy bird. On accuse également le développeur d'acheter des votes pour mieux figurer sur l'App Store. Comme ça, son jeu est plus téléchargé et il peut vendre davantage d'espaces de pub.
Malgré tout, on sentait venir les tee-shirt Flappy bird, les boissons énergisantes et avec un peu de chance, un Flappy bird kart... Sauf que nouveau rebondissement, Dong Nguyen, le créateur du jeu, le retire. Raison officielle : il n'a pas supporté la pression du succès (et sans doute, les nombreux messages d'insulte.) Mais il se murmure que c'est Apple qui aurait supprimé le jeu (face aux controverses ?)
Les plus optimistes imaginent Nguyen revenir avec un nouveau jeu. Mais il est probable que dés demain, il y aura un autre casual game addictif et on en aura oublié Flappy bird...
dimanche 22 décembre 2013
Wrecking ball
C'est désormais une constante. Chaque nouveau tube est immédiatement repris, détourné et changé en meme. Voici donc le Wrecking ball de Miley Cyrus façon Sonic.
La nouveauté, c'est que d'ordinaire c'est plutôt le Super Mario Bros de la NES qui sert pour les détournements.
La nouveauté, c'est que d'ordinaire c'est plutôt le Super Mario Bros de la NES qui sert pour les détournements.
samedi 23 novembre 2013
Kim Kardashian, le jeu
Kim Kardashian vient de s'associer à l'éditeur Glu Mobile pour concevoir
un jeu pour portables. La célébrité vous prodiguera ses conseils de
réussite.
Donc, si j'ai bien compris, il faut d'abord naitre dans une famille riche, épouser un homme riche qui vous paye des opérations de chirurgie esthétique, tourner un porno amateur avec une sous-star du rap, jouer les divas, obtenir votre reality-show et épouser un rappeur connu, qui vous fait un enfant !
En fait, ça ne se passera bien sur pas comme ça. Il s'agira d'un jeu girly, où elle expliquera aux petites filles de 8 à 12 ans qu'en faisant des grands sourires et en étant positive, on peut réussir !
Quelque part, Kim Kardashian a compris le truc. Paris Hilton cherchait vainement à avoir une carrière d'actrice et de chanteuse. Victoria Beckham essayait de créer en permanence le buzz autour d'elle.
A contrario, Kim Kardashian se contente de laisser venir les choses à elle. Pour elle, être célèbre est une fin en soit. Elle est connue, donc elle médiatisée, donc elle est encore plus connue, etc. Son seul "travail" consiste à gérer ses apparitions publiques. Nabila essaye de faire la même chose. Evidemment, ça marchera quelque temps ; jusqu'à ce qu'une autre starlette envahisse l'écran.
Donc, si j'ai bien compris, il faut d'abord naitre dans une famille riche, épouser un homme riche qui vous paye des opérations de chirurgie esthétique, tourner un porno amateur avec une sous-star du rap, jouer les divas, obtenir votre reality-show et épouser un rappeur connu, qui vous fait un enfant !
En fait, ça ne se passera bien sur pas comme ça. Il s'agira d'un jeu girly, où elle expliquera aux petites filles de 8 à 12 ans qu'en faisant des grands sourires et en étant positive, on peut réussir !
Quelque part, Kim Kardashian a compris le truc. Paris Hilton cherchait vainement à avoir une carrière d'actrice et de chanteuse. Victoria Beckham essayait de créer en permanence le buzz autour d'elle.
A contrario, Kim Kardashian se contente de laisser venir les choses à elle. Pour elle, être célèbre est une fin en soit. Elle est connue, donc elle médiatisée, donc elle est encore plus connue, etc. Son seul "travail" consiste à gérer ses apparitions publiques. Nabila essaye de faire la même chose. Evidemment, ça marchera quelque temps ; jusqu'à ce qu'une autre starlette envahisse l'écran.
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